presse

 

Hier, j’ai acheté le nouvel album de Reporters sans Frontières…le spécial n° 50…Robert Capa, 100 photos pour la liberté de la presse.

couverture magazine

Il commence par ce texte :

Hantés par le souvenir

Ils sont reporters, photographes, écrivains, grands témoins de l’histoire en train de s’écrire et ils racontent leur guerre pour RSF. Quand on leur parle de Robert Capa, on sent ces professionnels liés par une même frénésie de travail, une empathie et un courage immenses, mais aussi par la peur au ventre, celle connue par Capa le jour J dans le froid et le feu de la plage d’Omaha. Pour célébrer cet album consacré en grande partie à la photo de guerre, ils acceptent de nous raconter un souvenir ineffaçable. Souvenir qui parle aussi du combat qu’ils livrent à leur propre mémoire, de la quête d’un sens, ou de la difficulté à témoigner d’une Histoire qui semble se répéter, cruellement et inlassablement.

Puis les photos, les reportages s’enchaînent !

L’album coûte 9,90 euros et sert à faire libérer des journalistes emprisonnés, à crier, montrer des injustices…la liberté passe par l’information…sans information, il n’y aura plus de liberté !

Pour aller visiter le site de RSF, rien de plus facile…cliquez sur l’image ci-dessous

image 

N’hésitez pas à fouiller, regarder partout…il y a des pétitions qui attendent votre signature, des reportages, des photos et qui sait, peut-être que vous y trouverez le cadeau de noël qu’il vous manque !

 

 

 

 

 

Pour la communauté Communauté 1915 - 2015 qui commémore à sa façon la 1ère guerre mondiale, j’ai décidé de faire un article sur les caricatures et dessins satiriques français de l’époque…

 

Les journaux satiriques sont interdits de parution dès l’été 1914. S’ils veulent revivre, ils doivent s’employer à donner des gages de leur ardeur patriotique. Et c’est ainsi que l’on retrouve sans cesse l’image du “boche” ridiculisé et dénigré, dessins qui s’adressent au public de l’arrière, chauffé à blanc par les nouvelles contradictoires arrivant du front.

“La caricature qui égratigne, arme de rire, n’est pas la caricature qui étreint, qui assomme, arme de lutte et la caricature de guerre est une arme de combat destinée à battre en brèche l’ennemi au moyen du crayon : destinée à le tuer, à l’anéantir moralement.” John Grand-Carteret

 

Charlie Hebdo n’existait pas encore, mais à l’époque on pouvait trouver “La Baïonnette”, “Le Rire rouge”,  titres les plus représentatifs de la presse satirique parisienne entre 1914 et 1918, diffusés à l’intention du grand public. Il y a aussi “Le Pêle-Mêle”, feuille familiale d’avant-guerre, “La Vie Parisienne” qui se nimbe de tricolore, “Fantasio” avec son humour bon enfant.

La caricature participe au “bourrage de crânes”  au point qu’elle en vient à se retrouver partout. Dans la presse quotidienne mais aussi sur les affiches, dans les livres, les chansons, les illustrés, sur les jouets, les assiettes peintes, etc etc.

 

Jugé par l'histoire

“Jugé par l’histoire – Tous, en choeur : Hé, salaud !” d’Adolphe Willette – Le Rire Rouge n° 18 du 20 mars 1915 – Le kaiser, depuis le ciel, conspué par les grands conquérants de l’histoire.

 

fumée gêne“Politesse teutonne” de Louis Denis-Valvérane – Le Pêle-Mêle n° 28 du 11 juillet 1915 – “Avant d’allumer votre cigare, fritz, montrez que nous sommes gens civilisés et demandez à cette dame si la fumée ne l’incommode pas !”

 

caricature les 2 Clémenceau“Les deux Clemenceau” de Castro – Le Cri de Paris n° 967 du 10 octobre 1915 – Caricature plus traditionnelle, née en pleine affaire Dreyfus. Elle vise Clemenceau…directeur de presse engagé et homme politique, moins chatouilleux en matière de liberté de presse. Caricature rare de l’époque, qui traite d’un sujet politique français.

 

Paul IribeDe Paul Iribe, sans titre – La Baïonnette n° 48 du 1er juin 1916. Légende “Mon enfant, chacune de tes blessures me blesse.”

Ce dessin démontre que la caricature de guerre peut aussi constituer un choc iconique. Synthèse entre symbolique laïque et religiosité, Marianne étant ici assimilée à la Vierge. Les mains de la divinité embrassent le mourant dont l’âme montant au ciel semble être la cocarde tricolore du bonnet phrygien..à moins que l’homme ne soit que blessé… Le dessin, dit satirique, ne sous-entend pas toujours un message didactique.

 

A Noël“Le repas d’Attila II” par A. Noël

L’une des forces du trait satirique vient de sa proximité avec l’illustration pour enfants. Ici, le “kaiser orgre” ne mange plus seulement les enfants de contes mais des villes entières. Dans un livre pour enfant, les victimes auraient été grandies pour augmenter la compassion. Le satiriste minore les civils du premier plan (enfants morts, femmes, prêtres). Il renforce ainsi leur caractère anonyme, et par là même la violoence aveugle, l’inhumanité de la guerre industrielle incarnée par le despote. Moustaches en crocs et casque à pointe y trouvent une nouvelle forme de déclinaison

Pour voir plus de caricatures, pour mieux comprendre la presse satirique de l’époque, je vous invite à vous rendre sur le site centenaire.org en cliquant sur l’image ci-dessous

centenaire.org

 

 

Je ne pouvais pas terminer cet article sans publier d’autres caricatures…actuelles, fortes…vous reconnaîtrez leurs auteurs

Charb la famine en Somalie

 

caricature dictateur de Luz

 

samu par Charb

 

Syrie par Charb

 

le fn par Tignous

 

 

 

 

Comme chaque semaine, pour la communauté  1914 - 2014, je publie un article relatif à la 1ère guerre mondiale.

Cette semaine, j’ai choisi de parler de la presse française ou plutôt de la non presse…vous allez comprendre pourquoi !

Dès le début du conflit, le gouvernement a pour objectif : la France, les français doivent rester optimistes, coûte que coûte !

On met donc en place, dès le 5 août 1914, une censure baptisée “Anastasie” : les autorités militaires ont le droit de suspendre ou d’interdire toute publication périodique. La presse doit jouer le jeu de l’Union sacrée…il faut maintenir le moral des français ! Allez, c’est parti pour le mensonge patriotique, on ne parle pas, on ne montre pas l’effroyable vérité…

Aucun journal n’est épargné par Anastasie. Un bureau de presse est créé au ministère de la guerre, à Paris, et contrôle les articles avant parution…pas d’information militaire pouvant aider l’ennemi ni de passages défaitistes ! 

Interdiction est faite, notamment de :

– parler des stratégies militaires

– faire état du nombre de canons, avions, obus et autres attirails militaires français

– faire état du nombre de blessés, tués ou prisonniers

– attaquer le commandement

– exercer “une influence fâcheuse sur l’esprit de l’armée et des populations”.

Au moment de mettre sous presse, l’épreuve complète du journal est envoyée à la censure. Par téléphone, les censeurs indiquent les articles, passages ou phrases à supprimer. Si les pages sont déjà prêtes pour l’imprimerie, un ouvrier gratte les mots censurés avec un outil appelé “échoppe”. Le lendemain, le journal paraît alors avec des “blancs” et inquiète le lecteur français : qu’a-t-on voulu lui cacher ?

Dans les tranchées, les poilus ont inventé une expression pour désigner l’action de cette presse qui fait le jeu de la propagande en imprimant de fausses interviews, de mauvaises informations, cette presse qui ment…ils appellent ça le “bourrage de crâne” !

“Ma blessure ? Ça ne compte pas… Mais dites bien que tous ces Allemands sont des lâches et que la difficulté est seulement de les approcher. Dans la rencontre où j’ai été atteint, nous avions été obligés de les injurier pour les obliger à se battre.” dans Écho de Paris – 15 août 1914, Récit d’un blessé

“A part cinq minutes par mois, le danger est très minime, même dans les situations critiques. Je ne sais comment je me passerai de cette vie quand la guerre sera finie. Les blessures ou la mort… c’est l’exception” dans Petit Parisien du 22 mai 1915, Lettre de soldat

Autre exemple, la Une de l’Ouest-Eclair du 15 septembre 1914 …en cliquant sur l’image ci-dessous, vous arriverez sur le site “centenaire.org” et vous pourrez ainsi découvrir une sélection commentée d’articles des journaux de l’époque…il faut le lire pour le croire !

ouest éclair

 

 

ou cet article paru dans le petit parisien du 11 octobre 1914 (cliquez sur l’image pour la voir en plus grand)

moral des troupes

 

 

Il faut aussi publier des articles et images haïssables de l’ennemi…caricatures, représentations des ruines des bâtiments détruits par les troupes allemandes…il faut à tous prix comprendre que l’allemand est cruel, sauvage !

affiche crimes allemands

 

Mais ce “bourrage de crâne” a ses limites…souvent simpliste, il en devient ridicule…alors, on met en place une autre méthode. En 1916, le ministre de l’intérieur fait insérer dans les journaux locaux des récits “des actions glorieuses de nos soldats”, qui porteront la mention “récit d’un témoin militaire”…ce sont bien sûr des lettre inventées de toutes pièces…

Mais la population n’y croit plus…la guerre s’installe, les morts, blessés sont de plus en plus nombreux…et quoiqu’en dise la presse, les français savent !

Vous avez envie de feuilleter les journaux de l’époque ? Mais oui, c’est tout à fait possible…cliquez donc sur l’image ci-dessous

Gallica

 

 

Vous avez envie d’aller faire un tour sur la communauté, y voir, lire tous les articles…pas de problème…cliquez sur le logo, là, ci-dessous

1914 - 2014

 

 

 

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