Communauté

Cette semaine, pour la communauté 1914 - 2014, je vous parle de foot, de monument, de rugby, d’Albi, de Castelnaudary…Mais lisez plutôt !

 

Hier, j’étais à Albi…pour y faire quoi ? Voir l’équipe de ma nièce, Alexandra, jouer au foot…et quel match…

match Albi-Metz

 

 

Les filles de l’ASPTT d’Albi ont gagné 2 à 0 contre Metz

Résultat Albi

 

 

et mon sandwich au saucisson était excellent…je vous fais grâce de la photo

Quel rapport avec la guerre de 14-18 me direz vous ? Bonne question ! Donc, je vous explique !

En repartant du stade Maurice Rigaud, juste avant de franchir la grille, je vois ce monument

monument Albi

 

Je n’hésite pas…clic, clac, photo…et recherche sur internet…Ce sont les noms des joueurs du Sporting Club d’Albi (club de rugby) morts pendant la 1ère guerre mondiale…J’ai trouvé leurs dates de décès…si vous voulez les connaître, cliquez ICI

 

 

J’ai aussi trouvé une photo, mais il n’y a pas les noms…l’équipe première du sporting en 1912

Albi 1912

 

 

En continuant mes recherches, j’ai trouvé quelques articles super intéressants…notamment ce dessin

1914

 

 

« La Grande Equipe du Midi », carte postale de 1914 montrant les méridionaux de l’Etat-Major portant les couleurs de leur ville…Joffre à Perpignan, Foch à Tarbes, de Castelnau au stade Toulousain, Boué de Lapeyrère à Auch et Gallieni à St Gaudens…et pour finir, la tête du kaiser comme ballon de rugby !

 

Puis sur ce site, qui raconte si bien ICI, notamment cette histoire (d’équipe de rugby)

Il s’appelle Antoine Bieisse. Sur la photo de l’équipe du « Quinze avenir Castelnaudary » de 1912-1913, il est assis au centre, sa tête entourée d’un carré noir

Rugby Castelnaudary 1912

 

 

Autour de lui, 10 de ses copains du rugby sont frappés d’une croix…les 10 ont été tués à la guerre…les 10 joueurs du  Quinze AVENIR…qui n’ont pas eu d’avenir !

Cet été 1914, Antoine Bieisse va sur ses 21 ans. Il fait son service militaire au 143ème régiment d’infanterie lorsque éclate la guerre. Arrivé sur le front de Lorraine le 9 août, il est grièvement blessé le 20, mais ne sera récupéré que le 25…dans un carnet, il témoigne :

Durant 5 jours et 5 nuits, il est resté allongé sans pouvoir bouger sur le champ de bataille, avec pour seule visite des sangliers. La soif l’a torturé, la peur aussi. Il a craint d’être achevé. Ils sont finalement venus. Pas des barbares…des brancardiers. Les allemands l’ont soigné et sauvé de la gangrène…

Une histoire qui laisse penser qu’il n’y avait pas que des pourris…j’avais envie de terminer sur cette anecdote de fraternité, de compassion..ça met un peu de baume au coeur !

 

Un petit PS au passage :

Aujourd’hui, je m’en va au ravitaillement cigarettes à Andorre…et oui, j’sais ben,  c’est pas bien, pas bon, etc etc…mais j’y va quand même ! Je n’aurai donc pas trop le temps de passer sur vos blogs…mais promis, juré, craché, je le fais dès que possible…à bientôt..et bon dimanche !

 

 

 

Pour la communauté 1914 - 2014 (qui commémore à sa façon la 1ère guerre mondiale), partout où je vais, je regarde les monuments aux morts…

Lorsque j’étais à Pitlochry (en Ecosse),  j’ai pris cette photo

 A Pitlochry, Ecosse

 

Ce monument aux morts a une particularité

particularité de Pitlochry

 

Vous avez vu ? Il n’est pas écrit « 1914 – 1918 » mais bien « 1914 – 1919″…ça m’a semblé bizarre. J’ai pensé que cette ville rendait hommage aux soldats morts des suites de leurs blessures après signature de l’armistice. Je suis donc allée voir sur le net ce qu’il en était et j’ai eu ma réponse.

La guerre ne s’est pas vraiment terminée le 11 novembre 1918…du moins pas sur le front d’Orient…des soldats ont combattu, sont morts, ont été blessés  jusqu’en 1919.

En 1916, l’Armée Française d’Orient (AFO) a combattu aux côtés des Armées Alliées d’Orient (AAO) regroupant les armées britanniques, Serbe, Italienne, russe et Grecque, provoquant la défaite de la Bulgarie, récupérant la Serbie et la Roumanie, puis envahissant l’Autriche-Hongrie.

Des milliers de  soldats, notamment français, sont ainsi envoyés par bateau sur ces fronts…pour vous renseigner, découvrir, lire…cliquez sur le lien ICI ou ci-après, Médiatheque-patrimoine.culture.gouv.fr

En ce qui concerne la France, Clémenceau les avait appelés avec mépris « les jardiniers de Salonique », leur reprochant longtemps leur inaction…pourtant, 5 mois après l’armistice du 11 novembre 1918, ils combattaient et mouraient encore, là-bas, en Roumanie, en Russie…ce n’est qu’en mars 1919 que les poilus d’Orient sont rembarqués d’Odessa avec le sentiment d’avoir injustement été oubliés de la grande guerre.

 

(soldats anglais débarquant à Salonique)

anglais_debarquant_Salonique

 

 

 

 

troupes_à_bord_du_Provence

 

(troupes à bord du Provence)

 

En faisant des recherches, j’ai trouvé une demande de subvention de la commune de Clénay concernant la restauration, le déplacement du monument aux morts et la pose d’une plaque commémorative.

Il y est écrit :

« sur les 140 habitants que comptait le village de Clénay au moment de la grande guerre (1914-1918) et du Front d’Orient (1914-1919), 8 soldats sont morts au front… »

et le texte explique comment les soldats morts sur les fronts d’Orient sont mal connus, voire ignorés…pour consulter, lire l’arrêté, cliquez sur l’image ci-dessous

 

demande subvention

 

 

 Voilà comment en partant d’une photo « monument aux morts 1914-1918 »  je découvre l’histoire d’une guerre, l’histoire d’oubliés, d’ignorés, l’histoire d’hommes morts loin de chez eux, pour leur patrie.

Grâce à la communauté 1914 - 2014, j’apprends, je découvre, je regarde…c’est vraiment une excellente idée cette communauté…encore merci Clara (du blog Claramicalement) pour cette idée…cliquez ICI pour aller sur son blog.

 

 

 

Je fais partie de la communauté  « Il y a 100 ans ».

Chaque semaine, nous publions un article ayant pour sujet  la 1ère guerre mondiale…pour en savoir plus, cliquez  sur le logo ci-dessous

la communauté

 

et cette semaine, j’ai décidé de parler des pupilles de la Nation…

Savez vous que cette loi date du 27 juillet 1917 et que c’était une première mondiale ?

Elle oblige la Nation à aider matériellement et moralement les enfants de ceux qui ont été tués ou blessés pour sa défense. Elle laisse aux familles le plein exercice de leurs droits, notamment le libre choix de leur éducation : elle ajoute seulement sa protection à la leur.

Pour en savoir plus, je vous renvoie sur le lien « Pupilles de la Nation : Application de la loi du 27 juillet 1917 » (cliquez sur l’image)

pupilles de la Nation

 

Par son article 1er « la France adopte les orphelins dont le père, la mère ou le soutien de famille a péri, au cours de la guerre de 1914, victime militaire ou civile de l’ennemi ». Un enfant adopté par l’Etat à la suite d’un jugement du tribunal de grande instance demandé soit par le tuteur légal de l’enfant, soit par l’Etat lui-même, devient pupille de la Nation.

Ces enfants pourront donc bénéficier de subventions d’entretien, d’études, de bourses et d’exonérations, de subventions d’apprentissage, pour soins médicaux et pharmaceutiques, de subventions spéciales dites de pécule, etc etc

Sur la carte d’identité de ces enfants, apparaît la mention « pupille de la Nation »

carte identité Pupille de la Nation

 

Il faut noter que les enfants des soldats déclarés disparus ne sont pas  inclus dans cette loi tant que le soldat n’est pas déclaré officiellement « mort pour la France ». Ne parlons pas des enfants des fusillés pour désertion, mutinerie, etc etc… qui eux ne seront jamais reconnus comme « Mort pour la Patrie » (sauf en cas de réhabilitation).

Souvent, dans les villages, les petites villes, des notables devenaient tuteur (officiellement) d’un orphelin de guerre. Il s’engageait (en théorie) à assurer son éducation (souvent un apprentissage ou dans une ferme), veiller à son bien être, ses loisirs…

En 1918, l’hécatombe de la 1ère guerre mondiale (1,4 millions de soldats morts, 5 millions de blessés dont 1,2 millions sont invalides, donc dans l’impossibilité de reprendre un travail) laisse près de 600 000 veuves de guerre et près d’1 million d’orphelins.

Les veuves de guerre se retrouvent sans ressource alors l’Etat se décide à prendre d’autres mesures : des emplois leur sont réservés dans la fonction publique, la création de pensions de veuves de guerre, des subventions, etc etc

Mais la crise de 1929, la 2ème guerre mondiale ont stoppé net ces (réelles ou fausses) promesses d’avenir :

Les enfants de 1914-1918 deviennent « la génération sacrifiée » !

 

PS : qui n’a rien à voir avec mon article : 

En ce moment, j’ai mes petites filles (ma génération future à moi) à la maison et pas question de sacrifier le temps que je passe avec elles…donc je n’aurai que peu de temps à vous consacrer mais :

Promis, juré, craché, je viens dès que je le peux prendre de vos nouvelles…à très bientôt et passez de bonnes journées avec plein de soleil, mais pas trop de chaud…le trop chaud, c’est chaud !

 

 

 

 

Je fais partie de la géniale communauté   la communauté: chaque semaine, nous publions un article ayant trait à la guerre de 14-18 (cliquez sur le logo 1914-2014 pour en savoir plus).

J’avais décidé de parler de ballon rond (pour être en harmonie avec la coupe du monde qui commence)…puis je me suis dit « pourquoi être en harmonie ? Je n’aime pas être en harmonie…alors non, pas de foot cette semaine..du moins par sur mon blog ! »  😀

Ensuite, j’ai cherché un article parlant de drogues dans les tranchées…effectivement, j’ai trouvé pas mal d’écrits que j’ai lus avec avidité (comme une toxico en fait)…puis je suis tombée (mais sans me faire mal…donc avec grâce et douceur) sur un site rassemblant des anecdotes, des écrits, des souvenirs…je vous en livre quelques uns :

Anselme Martin raconte :

Son jour de chance : avec d’autres soldats, il est posté sur une maison isolée pour observer les mouvements des allemands. Le temps passe, ils ne voient rien. Ont-ils été oubliés ? Ils décident de repartir chercher d’autres ordres…on les renvoie sur la maison en leur disant de ne pas en bouger. Quand ils arrivent à la maisonnette, il (pour lire la suite, cliquez  ICI )

L’assaut : l’attaque est prévue en fin de matinée. On commence à distribuer de l’alcool aux hommes dans les tranchées de 1ère ligne. Les hommes sont ivres, ils n’attendent pas, montent à l’assaut…(pour lire la suite, cliquez ICI)

Sur un autre blog, j’ai lu avec plaisir d’autres anecdotes.

Par exemple : 

Dans une tranchée du bois d’Apremont, les soldats aperçoivent, un peu en avant de la tranchée boche, une silhouette qui semble ramper avec précaution. Pas de doute, c’est un des « boches » d’en face…Qu’est-ce qu’il peut bien manigancer encore contre nous ce sauvage-là ? Pour lire la suite, c’est ICI

Vous y trouverez aussi l’histoire de l’aveugle et le paralytique (cliquez sur l’image)

l'aveugle

L’histoire du père et du fils (idem, cliquez sur l’image pour vous rendre sur le site)

le père et le fils

 

 

J’ai fait un tour (un grand tour d’ailleurs) sur ce blog (cliquez sur l’image ci-dessous pour avoir le lien). 

le site de la guerre

 

En tous les cas, j’ai mis plus d’une heure à faire cet article (pour ne pas dire 2H) car j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, à regarder…j’aime bien toutes ces histoires, ces anecdotes…Je vous souhaite autant de plaisir que j’en ai pris…alors ne faîtes pas semblant de lire, instruisez vous, découvrez…pour ne pas oublier ce qui s’est passé, pour ne pas dire  « je ne savais pas ! »

Après tous ces témoignages, toutes ces horreurs, comment peut-on accepter qu’il y ait encore des guerres ?

L’homme n’apprend rien, ne se souvient de rien…du moins, il fait semblant et ça marche !

 

 

 

Pour la communauté Capture, cette semaine, j’ai choisi :

-un article que j’ai trouvé dans la revue (cliquez sur l’image) revue du 1er juin 1916.

Cet arrêté traite de l’aménagement des Squares et Jardins de Paris – Dans l’intérêt des enfants.

Ca commence comme ça « Tout ce qui touche à la santé des enfants, et surtout des plus petits, intéresse le Conseil Municipal, dont la sollicitude ne se lasse pas. »

Ensuite, dans ce texte on y explique que les enfants de 18 mois à 4 ans, lorsqu’ils sont dans un jardin public, adorent jouer avec le sable. Mais les bébés parisiens sont privés de ce jouet, faute de squares adaptés. De plus, il y a danger de contaminations. Les enfants ne trouvent de terre maniable qu’autour des bancs et même en dessous, grattent ce sol imprégné d’immondices variées et surtout de crachats de tuberculeux qui encombrent les bancs.

Suivent ensuite les recommandations d’aménagement des bacs à sable…on y explique quel sable mettre (pour le différencier de celui de la voirie), comment l’entourer d’un grillage pour éviter que les chiens ne le salissent et aussi pour que les bébés ne se sauvent pas lorsqu’ils sont mal surveillés.

 

 

 

– Un autre article déniché dans le bulletin municipal de la Ville de Paris du 31 mai 1917  bulletin officiel de la Ville de Paris, des chiffres assez stupéfiants.

Le titre « Relevé de la 21ème semaine » et ça commence par :

Le bureau de la statistique a enregistré pendant la 21ème semaine 869 décès au lieu de 873 pendant la semaine précédente, et au lieu de 903, moyenne ordinaire de la saison.

Et commence la longue liste des décès, dus à la rougeole, la scarlatine, la coqueluche, la diphtérie, la diarrhée.  Il est aussi noté que 13 enfants sont morts de débilité congénitale.Puis ça continue avec les maladies inflammatoires de l’appareil de la respiration, la méningite, les tuberculoses…et encore avec les maladies du coeur, le cancer, l’hernie et la cirrhose du foie…

Cette liste se termine par : 30 vieillards sont morts de sénilité (la moyenne étant de 33). Il y a eu 34 morts violentes et 7 suicides. On a célébré à Paris 505 mariages. On a enregistré la naissance de 615 enfants vivants (298 garçons et 317 filles) dont 435 légitimes et 180 illégitimes.

Parmi ces derniers, 1 a été reconnu séance tenante.

On a déclaré la mise en nourrice de 119 enfants, dont aucun ne sera placé à Paris. Tous ces enfants seront nourris au biberon.

On a déclaré la naissance de 58 mort-nés, donc 37 légitimes et 21 illégitimes.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter ces revues, en cliquant sur l’image (j’y ai mis les liens).

J’ai trouvé ces lectures vraiment très intéressantes…passionnantes ! 

Avec ce bulletin municipal, on savait tout : les causes du décès (aucun secret médical), les enfants légitimes ou illégitimes (aucune vie privée), la façon dont les enfants étaient nourris (biberon ou lait maternel)….édifiant non ?

 

 

 

Comme chaque fin de semaine, je publie un article relatif à la 1ère guerre mondiale…parce que je suis une fidèle de la communauté  Communauté Il y a 100 ans.

Cette semaine, j’ai décidé de m’aventurer dans l’humour, ou plutôt la caricature, l’illustration satirique.

J’ai trouvé cet hebdomadaire français. Il a vu le jour le 23 janvier 1915 et s’est d’abord appelé « A la Baïonnette ». En juillet 1915, il est devenu « La Baïonnette ».

Cette revue traite de la guerre avec humour (décalé), met en scène l’ennemi, la vie de tous les jours, le travail des femmes, la survie, la vie des soldats, … avec des illustrations assez drôles.

De grands illustrateurs, y compris ceux qui étaient au front, ont participé à cette grande aventure. Les dessins sont accompagnés d’écrits de Guillaume Appolinaire, Léo Larguier, Polowski, et de beaucoup beaucoup d’autres.

Vous avez envie d’aller découvrir cette revue ? Il n’y a  qu’à demander, voilà le lien ICI

Vous n’avez pas le temps mais ça vous dit de découvrir quelques illustrations…Madame, monsieur, vous voilà servis (j’ai choisi 2 illustrations qui mettent en avant le travail des femmes pendant la guerre)

 

b_1917_118_villemot« Et ton homme, qu’est-ce qu’il fait pendant ce temps là ? »

« Mon homme ! Il s’occupe de la maison ! Il raccommode mes bas de soie… »

 

 

munitionnettebis« Prends garde au môme hein ! »

 

J’ai feuilleté le site, dans lequel on retrouve beaucoup d’illustrations, de textes…c’est fabuleux, vraiment extraordinaire. J’ai passé un super moment. Je n’ai pas eu le temps de tout regarder alors j’y retournerai. Si vous aimez ce genre de dessins, ce genre d’humour, surtout n’hésitez pas….plongez, nagez, surfez dans ces pages…et comme moi, vous aurez envie de tout regarder, de tout lire…

 

 

Je fais partie de la communauté Communauté Il y a 100 ans, là où chaque semaine on fait paraître un article ayant pour sujet  la 1ère guerre mondiale.

Je me suis demandée si pendant cette horrible période, on pouvait rire, s’amuser de tout…alors j’ai cherché et je suis tombée sur des illustrations assez drôles…comme par exemple :

illustration 14-18

 

Coiffure in the Trenches (coupe de cheveux dans les tranchées)

Dessin du réputé soldat et artiste britannique Bruce Bairnsfather

Un soldat coupe les cheveux d’un camarade alors qu’un obus traverse le ciel. Le barbier dit au soldat inquiet de ne pas bouger la tête, sinon il lui coupera l’oreille. 

Les dessins humoristiques de bairnsfather sur la vie dans les tranchées étaient publiés dans le journal britannique « The Bystander » et étaient extrêmement populaires auprès des soldats alliés.

Alors oui, on pouvait rire de tout…même les soldats pouvaient rire d’eux-mêmes…de leurs peurs, de leur mort, de leurs souffrances, de l’horreur, ….

Vous avez envie d’en savoir plus ? Vous avez envie, comme moi, de feuilleter, de sourire avec un pincement au coeur ? Vous voulez voir d’autres dessins ? Cliquez sur l’image ci-dessous

bystandersfragme00bair_0007

 

 

 

 

Cette semaine, pour ma participation à la communauté Communauté Il y a 100 ans , j’ai choisi de parler « football »…

Le mercredi 2 avril 2014, aura lieu le match tant attendu (notamment par mes gosses) PSG – Chelsea. C’est important…d’après les footeux…moi, perso, bof ! 

Je vous présente la sélection Parisienne de football, regroupée sous le nom de « Ligue de Football Association » (LFA)…un peu comme le PSG d’aujourd’hui !

 

Sélection_LFA_1914

D’après mes comptes, il manque 1 joueur ainsi que les remplaçants.

 

Le 15 mars 1914, la LFA rencontrait l’Entente Bruxelloise au Stade de Paris. Le match s’est terminé sur un score nul 1 à 1. Il paraît que les joueurs parisiens étaient assez décevants.

Quel était donc leur salaire ? Est-ce que c’était comparable à ce que touchent les joueurs du PSG en 2014 ? Oh non ! Ils n’étaient pas vraiment professionnels. En fait, il n’y avait pas de règles, pas de salaires fixes. N’importe qui pouvait monter une équipe et s’amuser à faire des match. Les présidents de clubs décidaient ou pas de payer les joueurs…comme quoi, les temps changent.

Ca n’est qu’en 1919 que le football a vraiment commencé à devenir professionnel, avec des règles nationales, des salaires (petits petits), etc etc…

Pas la peine de vous dire qu’en 1914, les joueurs n’avaient pas de hamam, ni de jacuzzi, ni de kiné à leur disposition…ils ne repartaient pas non plus de l’entraînement dans de superbes voitures….ils venaient, s’entraînaient puis repartaient bosser…le football, même à un plus grand niveau, était encore un loisir !

 

 

 

 

Mon arrière grand-mère a eu 4 filles et alors qu’elle n’y croyait plus est enfin né le garçon de la famille…c’est le 2 août 1895 que Jacques a vu le jour. Petit, chétif, il donnait vraiment l’impression qu’il ne passerait pas la nuit. Mais il a survécu. Il a ensuite grandi trop vite, n’a pas eu le temps de s’épaissir et est resté de santé fragile.

Le 2 août 1914, jour de ses 19 ans, l’ordre de mobilisation générale était affiché dans toute la France…Hommes de France, votre pays a besoin de vous, tenez vous prêt !

 

Ordre mobilisation 1914

Mais Jacques n’était pas vraiment prêt. Il aimait la poésie, il travaillait dans une étude notariale, il avait une fiancée, il était bien dans sa vie…pourquoi la changer ? Parce qu’il n’avait pas le choix.

Mon arrière grand-mère lui a surement dit « Ne t’inquiète pas, tu ne seras pas appelé. Tu as la maladie des bronches. Puis le temps que ton tour vienne, la guerre sera finie ! »…et Jacques devait y croire, devait espérer. « Je ne suis pas très robuste. Je tousse dès qu’il y a de la poussière, je ne suis pas vraiment une force de la nature. Ma mère a surement raison, je ne servirai à rien là-bas ! »

Mais Jacques se trompait. En 1916, son papier est arrivé. Il devait partir sur le champ, tout laisser et rejoindre la caserne la plus proche. Là, on lui a remis un uniforme, un fusil et on l’a transporté vers l’Est, là où les hommes se battaient, mouraient. Jacques en avait entendu parler, mais ce qu’il a vu dépassait de loin toute horreur imaginable.

Des tranchées à perte de vue, de la boue, des cadavres abandonnés, des rats qui nuit et jour essayaient de vous déguster…et cette odeur…l’enfer sur terre ! Rien ni personne n’aurait pu préparer Jacques…Et cette peur collée au ventre, en permanence. Dormir à même cette boue détestée, être secoué pour sortir de la tranchée, courir, se jeter à plat ventre, tirer, tuer, essayer de survivre et revenir à cette boue à cette instant tant désirée.

Et pourtant il n’a pas fui. Il a entendu parler de ces soldats qui se tiraient une balle dans la main pour être déclarés inaptes au combat et renvoyés du front. Mais les chefs n’ont pas tardé à comprendre le manège et un ordre a été de suite promulgué  « tout soldat qui se tirera une balle pour éviter le combat sera fusillé sur le champ ». Certains ont tout de même continué à le faire.

Jacques est resté sur le front jusqu’à la fin. Il a pleuré, il a toussé, il a gémi, il a respiré les gaz moutarde…il l’a fait cette guerre !

Lorsque la fin de la guerre a été annoncée, il n’a pas chanté, il ne s’est pas réjoui. Il a juste sangloté.

Jacques a été renvoyé chez mon arrière grand-mère. Lorsqu’il est arrivé tout le monde était là pour le recevoir, l’embrasser. Mais Jacques n’était plus le même. Il ne souriait plus, ne riait plus, ne mangeait plus. A l’époque, il n’y avait pas de suivi ni de traitement post-traumatique, il fallait se débrouiller.

Combien sont rentrés et ont entendu cette phrase « tu as de la chance d’être rentré entier ! » « Oui, j’ai eu de la chance. J’ai juste eu les poumons brûlés par le gaz moutarde, mais je m’en suis sorti indemne ! »…voilà ce que devait répondre Jacques.

Jacques est mort le 17 février 1921, il avait 26 ans. Il est mort d’horreur, de désespoir. Tout ce qu’il a vu, entendu, senti pendant ces années de tranchées ont continué de le poursuivre, jour après jour, nuit après nuit. Il n’a jamais pu retrouver une vie normale.

Son nom ne figure sur aucun monument aux morts français. Sa famille n’a jamais reçu de lettre de condoléance du gouvernement français ni de pension ni aucune reconnaissance. Il est mort, comme des millions d’autres, parce qu’un jour, une guerre a été déclarée et qu’il lui fallait son quota de morts et d’horreur.

 

 

 

Comme chaque semaine, je mets un article illustrant, racontant, etc etc la période 1914 – 1918…c’est ma participation à la communauté Communauté Il y a 100 ans.

Pendant la semaine du 9 au 15 mars, la situation politique se dégrade en Europe. La guerre semble de plus en plus certaine…mais il y a aussi….

Des articles qui n’ont rien à voir avec la guerre…Dans ce magazine, on parlait de l’Allemagne pour ses inventions…

9_mars_1914

 

Et voilà, y’a plus qu’à insérer un mark…et le taxi viendra !

Je ne pense pas qu’ils aient fait appel à cette méthode les 6 et 7 septembre 1914,  lorsque 600 taxis parisiens sont  réquisitionnés : ils transporteront les hommes envoyés en renfort pour la 1ère bataille de la Marne…on appelle cet événement : « les taxis de la Marne »

Et pour finir, je vous mets la pub ci-dessous….Alors, qui veut cette chevelure ? Non, non, la moustache n’est pas comprise dans le prix…

 

chevelure

 

 

Rien que le nom du produit fait rêver non ? « La sève n° 2″…sève de qui ? de quoi ? et pour obtenir cette fameuse sève, on doit écrire ou se rendre « rue des Martyrs »…euh…je passe mon tour !

 

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