Communauté

 

Pour la communauté Communauté 1915 - 2015 qui commémore à sa façon la 1ère guerre mondiale, j’ai décidé de faire un article sur les caricatures et dessins satiriques français de l’époque…

 

Les journaux satiriques sont interdits de parution dès l’été 1914. S’ils veulent revivre, ils doivent s’employer à donner des gages de leur ardeur patriotique. Et c’est ainsi que l’on retrouve sans cesse l’image du « boche » ridiculisé et dénigré, dessins qui s’adressent au public de l’arrière, chauffé à blanc par les nouvelles contradictoires arrivant du front.

« La caricature qui égratigne, arme de rire, n’est pas la caricature qui étreint, qui assomme, arme de lutte et la caricature de guerre est une arme de combat destinée à battre en brèche l’ennemi au moyen du crayon : destinée à le tuer, à l’anéantir moralement. » John Grand-Carteret

 

Charlie Hebdo n’existait pas encore, mais à l’époque on pouvait trouver « La Baïonnette », « Le Rire rouge »,  titres les plus représentatifs de la presse satirique parisienne entre 1914 et 1918, diffusés à l’intention du grand public. Il y a aussi « Le Pêle-Mêle », feuille familiale d’avant-guerre, « La Vie Parisienne » qui se nimbe de tricolore, « Fantasio » avec son humour bon enfant.

La caricature participe au « bourrage de crânes »  au point qu’elle en vient à se retrouver partout. Dans la presse quotidienne mais aussi sur les affiches, dans les livres, les chansons, les illustrés, sur les jouets, les assiettes peintes, etc etc.

 

Jugé par l'histoire

« Jugé par l’histoire – Tous, en choeur : Hé, salaud ! » d’Adolphe Willette – Le Rire Rouge n° 18 du 20 mars 1915 – Le kaiser, depuis le ciel, conspué par les grands conquérants de l’histoire.

 

fumée gêne« Politesse teutonne » de Louis Denis-Valvérane – Le Pêle-Mêle n° 28 du 11 juillet 1915 – « Avant d’allumer votre cigare, fritz, montrez que nous sommes gens civilisés et demandez à cette dame si la fumée ne l’incommode pas ! »

 

caricature les 2 Clémenceau« Les deux Clemenceau » de Castro – Le Cri de Paris n° 967 du 10 octobre 1915 – Caricature plus traditionnelle, née en pleine affaire Dreyfus. Elle vise Clemenceau…directeur de presse engagé et homme politique, moins chatouilleux en matière de liberté de presse. Caricature rare de l’époque, qui traite d’un sujet politique français.

 

Paul IribeDe Paul Iribe, sans titre – La Baïonnette n° 48 du 1er juin 1916. Légende « Mon enfant, chacune de tes blessures me blesse. »

Ce dessin démontre que la caricature de guerre peut aussi constituer un choc iconique. Synthèse entre symbolique laïque et religiosité, Marianne étant ici assimilée à la Vierge. Les mains de la divinité embrassent le mourant dont l’âme montant au ciel semble être la cocarde tricolore du bonnet phrygien..à moins que l’homme ne soit que blessé… Le dessin, dit satirique, ne sous-entend pas toujours un message didactique.

 

A Noël« Le repas d’Attila II » par A. Noël

L’une des forces du trait satirique vient de sa proximité avec l’illustration pour enfants. Ici, le « kaiser orgre » ne mange plus seulement les enfants de contes mais des villes entières. Dans un livre pour enfant, les victimes auraient été grandies pour augmenter la compassion. Le satiriste minore les civils du premier plan (enfants morts, femmes, prêtres). Il renforce ainsi leur caractère anonyme, et par là même la violoence aveugle, l’inhumanité de la guerre industrielle incarnée par le despote. Moustaches en crocs et casque à pointe y trouvent une nouvelle forme de déclinaison

Pour voir plus de caricatures, pour mieux comprendre la presse satirique de l’époque, je vous invite à vous rendre sur le site centenaire.org en cliquant sur l’image ci-dessous

centenaire.org

 

 

Je ne pouvais pas terminer cet article sans publier d’autres caricatures…actuelles, fortes…vous reconnaîtrez leurs auteurs

Charb la famine en Somalie

 

caricature dictateur de Luz

 

samu par Charb

 

Syrie par Charb

 

le fn par Tignous

 

 

 

 

Je fais partie de la Communauté 1915 – 2015 (anciennement 1914 – 2014). Chaque semaine, sont publiés des articles racontant, décrivant, montrant, etc etc la 1ère guerre mondiale…en cliquant sur le logo ci-après, vous découvrirez cette communauté, qui vaut largement le coup d’oeil

Communauté 1915 - 2015

 

Aujourd’hui,  je vous emmène dans le ciel…attention aux chutes !

Je me suis tout simplement demandée s’il y avait des parachutes pendant cette grande guerre…et c’est ainsi que j’ai découvert ce qui suit :

Le 1er saut en parachute effectué depuis un avion a été tenté par l’américain Albert Berry. Son parachute, lourd et encombrant, s’accrocha au train d’atterrissage de son avion…c’était le 1er mars 1912.

Le 19 août 1913, le français Adolphe Pégoud saute à 200 mètres du sol, de son avion Blériot, sacrifié pour l’occasion. Il heurte l’empennage de son avion, se fracture l’épaule et termine sa chute dans un arbre…

Adolphe Pégoud

 

En février 1914, Jean Ors saute en parachute et atterrit sain et sauf

JeanOrs

 

Puis c’est la guerre…lors de l’offensive d’automne en Champagne du général Joffre, l’aérostation perd plusieurs ballons. Il faut trouver une parade. Les nacelles sont armées mais les soldats continuent de mourir carbonisés, prisonniers dans la nacelle.

 

Nacelle d'un dirigeable

 

 

Jumechs (ancien pilote de dirigeable) confectionne un parachute qu’il teste à l’aide de charges de 80 kg…son prototype est essayé par Constant Duclos (un fusilier marin) qui effectue le 17 novembre 1915 le premier saut en parachute de l’histoire militaire française. En décembre 1915, le parachute est homologué, la construction en série peut alors commencer !

 Parachute1915

 

Pour convaincre les aérostiers d’utiliser ce nouvel outil, Duclos effectuera 23 descentes en parachute et établit le record du plus grand nombre de sauts durant la 1ère guerre mondiale. Ainsi, la confiance des aérostiers lui fut aussitôt acquise. 

Constant Duclos

Les compagnies d’aérostiers sont donc équipées des premiers parachutes au début de la bataille de Verdun, en février 1916. 

Le 16 mars 1916, le lieutenant Levasseur d’Hierville, observateur à la 68ème compagnie, ascensionne en ballon d’observation à 1100 mètres lorsqu’un avion français, volant à basse altitude, heure le câble qui se rompt. Levasseur décide de sauter, après avoir récupéré le matériel confidentiel (carte, croquis, consignes). Sa descente dure 15 minutes et il se pose à 400 mètres des lignes allemandes, se réfugie dans la maison du garde barrière pour échapper aux tirs ennemis. Il devient ainsi le 1er parachutiste français à avoir effectué un saut devant l’ennemi.

Puis, les tranchées de Verdun, de la Somme sont ravitaillées en vivres, tabac, journaux,… par des lâchers de parachute. Ainsi, certains bataillons encerclés par les allemands parviennent à briser leur isolement. Il y eut d’autres opérations de largage de vivres et de munitions avec parachutes en Flandre fin 1918.

Ce n’est qu’en 1918 que le ravitaillement par air en vivres, armes et munitions est définitivement adopté. Puis le parachute commence peu à peu à être utilisé par les services de renseignements afin d’introduire des agents dans les lignes ennemies, ce qui évite à de nombreux pilotes d’entreprendre des atterrissages nocturnes et périlleux. Les premiers agents largués en parachute sont italiens. Fin 1918, ils sautent sur la Vénétie afin d’un préparer l’offensive. Ils renverront les renseignements par pigeons voyageurs.

De 1916 à 1918, le parachute équipe un grand nombre de ballons d’observations et on dénombre 157 décentes effectuées par des aérostiers et observateurs Français. Mais c’est peu par rapport aux 200 000 autres Français, Italiens, Anglais, Américains, Allemands et Russes morts durant cette guerre, sachant que 25 % auraient pu être probablement sauvés s’ils avaient été équipés d’un parachute.

Le parachute n’a été que peu utilisé par les aviateurs…il était trop lourd pour certains avions de l’époque. Et surtout, les états major craignaient que les aviateurs n’abandonnent trop vite leurs avions en cas de problème ou sautent en parachute au lieu de poursuivre les combats durant les missions périlleuses.

chute d'avion pendant la 1ère guerre mondiale

 

En 1917, un mécanicien allemand, Otto Heinicke, met au point un parachute porté dans un coussin sous le siège du pilote de l’avion. Ce système connut un grand succès et beaucoup de pilotes de la seconde guerre mondiale l’utiliseront par la suite.

 

 

Pour la communauté la communauté, dont je fais partie, j’ai voulu faire un article ayant pour thème « le jeu vidéo sur la 1ère guerre mondiale »…j’ai donc fait des recherches et il y en a…mais pas tant que ça.

Le dernier en date : Soldats inconnus – sorti en juin 2014, pour le centenaire de la grande guerre.

Point de départ du jeu : une histoire d’amour brisée entre Marie, une jeune française et Karl, un jeune allemand mobilisé. Emile, le père de Marie, va également partir au front. Sa mission : ramener Karl à sa fille. 

Pour vous donner une idée, je vous mets les bandes annonces

[youtube]http://youtu.be/QBFiR1WYBDY[/youtube]

 

[youtube]http://youtu.be/uywx8oG-QbQ[/youtube]

 

Ubisoft (concepteur du jeu) explique que ce jeu a bien pour thème la première guerre mondiale mais ça n’est pas un jeu de guerre. Parmi les 5 personnages que le joueur peut choisir, aucun n’a la possibilité d’utiliser une arme ni de tuer. Ca n’est nullement un jeu de tuerie. Bien que la plupart des personnages soient des soldats, ça reste des gens ordinaires, qu’on a sortis de chez eux pour aller faire la guerre et ils connaissent l’horreur. 

En regardant la bande annonce, j’ai été surprise par le graphisme, bien plus proche de la bande dessinée que des jeux vidéo actuels…Ubisoft explique ce choix par « un souci de rendre ce jeu le plus accessible possible et de toucher un public plus large que celui des jeunes. C’est aussi une manière différente de traiter la guerre dans les jeux vidéo. »

Apparemment, dans « Soldats Inconnus » ont retrouve vraiment l’univers des tranchées. Au début, apparaissent des paysages très colorés, la guerre ayant commencé au début de l’été. Puis, on entre dans le conflit, les décors s’assombrissent, la terre devient plus ocre, meurtrie. Les personnages vont à Reims, Paris, Ypres, Vauquois. Le narrateur explique les trajets, les dates, le contexte histoirique. Il s’arrête sur la mobilisation à Paris, les taxis de la Marne, les 1ères attaques au gaz à Ypres.

J’ai voulu voir s’il existait d’autres jeux et effectivement j’en ai trouvé, mais peu. Mais pourquoi donc ? J’ai pensé : parce que c’est tabou ou trop douloureux ou trop d’émotions…tu parles ! Qu’est-ce que je peux être naïve des fois ! J’ai trouvé les réponses sur des forum…je vous en fais un condensé : 

A l’époque, il n’y avait pas de bazooka, les armes avaient une faible cadence de tirs, c’était une guerre de tranchées, d’attente. Les chars n’allaient pas vite, les avions n’étaient pas rapides,…rien de très palpitant pour un joueur…tout ce qui intéresse les jeunes, c’est de pouvoir buter 50 personnes en 10 secondes, à coup de lance roquette…peu importe le contexte historique !

Et oui, la 1ère guerre mondiale en jeux vidéo, ça ne rapporte pas un rond !

 

Bon, ben de toutes façons, je ne suis pas jeu vidéo…je vais me cantonner aux bandes dessinées…c’est plus mon kiff…et en parlant de ça, j’ai eu un nouveau commentaire de Daniel Duhand, co-écrivain de la BD « les poilus d’Alaska »….

Tome 2 les poilus d'Alaska

 

c’est noté : mars 2015, le tome 2 sera dans ma bibliothèque…

 

 

 

Pour la communauté 1914 - 2014 qui commémore à sa façon la 1ère guerre mondiale, cette semaine je vais vous parler de sous-vêtements.

 

Lorsqu’il rejoint l’armée, chaque soldat reçoit un paquetage

paquetage soldat français 1ère guerre mondiale

…qu’il doit se trimbaler, jour après jour. Et on y trouve notamment 1 caleçon long

caleçon long 1914 - 1918

qui apporte chaleur supplémentaire en cas de froid ou garde le corps au frais s’il fait trop chaud. Il réduit aussi les irritations et la chauffe due aux tissus rêches. Les sous-vêtements sont aussi protègent, en théorie, le corps des saletés et les vêtements des odeurs corporelles…encore faut-il pouvoir changer ou laver ses sous-vêtements !

Mais il existe aussi des sous-vêtements combinaisons…qui sont moins pratiques parce qu’en 1 seule pièce. Ces sous-vêtements entraient dans l’histoire en 1915 grâce à une peinture de J.C. Leyendecker – L’homme sur le sac – 1915

JC Leyendecker hommes dans leurs combinaisons

mais pas certain que les soldats aient bénéficié de ces combinaisons.

Je n’ai pas trouvé beaucoup d’articles décrivant ou parlant des sous-vêtements de la 1ère guerre mondiale…il faut croire que le sujet n’a pas laissé beaucoup de traces ! 🙂

 

En 1918, Pierre Valton (patron de l’entreprise Valton et fils à Troyes) a l’idée géniale de couper les jambes des caleçons. Il rajoute le principe de l’élastique aux cuisses et à la taille, améliore la façon de travailler le jersey. C’est le début du fameux slip kangourou…mais ça, c’est une autre histoire !

slip kangourou vers 1920

 

 

Et pour les femmes me direz vous ?

Avant la 1ère guerre mondiale, elles portaient des corsets…ces espèces d’objets de torture

1909-Corsets

 

 

Puis avec la guerre, les façons de se vêtir se sont modifiées…l’industrie textile est mobilisée par l’effort de guerre mais apporte des sous-vêtements plus confortables. La femme doit rester libre de ses mouvements et c’est la 1ère étape vers l’arrêt du port habituel du corset. Les jupes sont coupées au dessus de la cheville pour économiser le tissu…

L’américaine Mary Phelps Jacobs invente et confectionne le 1er soutien-gorge à l’aide de 2 mouchoirs et d’un ruban rose…Son invention est brevetée le 3 novembre 1914

10_morris_library

 

 

Nous fêtons donc cette année, l’anniversaire du soutien gorge…et ça mérite bien un slogan publicitaire trouvée sur la vitrine d’une corseterie de 1915

slogan pub soutien gorge

 

 

Vous avez zappé l’anniversaire de vos soutifs ? Il n’est pas trop tard !

Vite, allumez 100 bougies, chantez « joyeux anniversaire », dansez…tout ça devant vos soutifs étalés devant vous…mais sans avoir de soutien gorge sur vous…attention, ça peut faire mal !

gif sans soutif

 

 

 

 

 

Cette semaine, pour la communauté  1914 - 2014, je vais vous parler des cyclistes de la 1ère guerre mondiale.

En France, bien avant la 1ère guerre mondiale, des groupes de cyclistes font partie de l’armée française. Le 4 avril 1913, les compagnies de cyclistes sont transformées en 10 groupes de chasseurs cyclistes qui sont subordonnées aux dix divisions de cavalerie de l’armée française. Elles sont composées de 417 hommes. Elles ont pour mission de soutenir la cavalerie amie et d’apporter les capacités de combat d’infanterie contre la cavalerie et l’infanterie adverse. Ces compagnies sont utilisées lors de la bataille des frontières et la bataille de la Marne. Leur activité s’arrête avec la guerre de mouvement et reprend lors des phases de mouvement de 1916 à 1918.

Le 6ème GCC à Vienne août 1914

Le 6ème GCC photographié à Vienne en août 1914…pour lire ce qu’ils ont vécu, enduré…cliquez ICI…que de souffrances !

 

 

Troupes indiennes dans la Somme en 1916Troupes indiennes dans la Somme en 1916

 

En Belgique, ce sont des carabiniers qui sont équipés de vélo et deviendront les carabiniers-cyclistes. Ils participent à la 1ère victoire alliée contre l’Allemagne (la bataille de Haelen le 12 août 1914) et seront surnommés les « diables noirs ».

En Italie, les unités « Bersaglier » utilisent des bicyclettes jusqu’à la fin de la guerre

Bersagliers en 1917

 

 

Les allemands aussi se servent des bicyclettes

Soldats allemands en 1914

 

 

 

En France, il existait un brevet militaire d’estafette cycliste. Pour obtenir ce brevet, il fallait passer des épreuves qui étaient notées : parcours cycliste de 60 km à effectuer en moins de 5 heures (avec des machines plombées), un examen de topographie, un examen de gymnastique et un concours de tir au fusil Lebel à 200 mètres…pour tout savoir de ces épreuves, cliquez sur l’image ci-dessous

épreuves brevet cycliste

 

 

En France, le chasseur cycliste est un militaire d’active sélectionné sur ses aptitudes physiques. Il est équipé d’un fusil d’infanterie Lebel. Il ne porte pas de capote ni de havresac. C’est un combattant rapide, leste et très mobile. 

Cycliste poilu

 

et sa monture

bicycl10Elle pèse 17 kg, est haute de 0,75 m et longue de 1,5 m….pour tout savoir, cliquez ICI

 

 

Les Groupes de Chasseurs Cyclistes (GCC) avaient pour mission de suppléer, couvrir, déployer, assurer, percer, agir, retarder, etc etc…(pour tout savoir, cliquez ICI)

 

bataillon-cycliste-05

 

 

Ils ont sauvé, transmis, aidé, transporté, etc etc…ont souffert, se sont battus, sont morts…et pourtant je n’en avais jamais entendu parler…et vous, vous connaissiez ces soldats à bicyclette ?

 

 

 

 

Pour la communauté 1914 - 2014, j’ai feuilleté plusieurs journaux de l’époque, notamment 

Le petit journal du 17 octobre 1916, dans lequel j’ai pu lire ce fait divers

histoire d'amourElle a du avoir une de ces trouille ! Pauvre madame Delpech!

 

Puis, j’ai lu un article  du 17 octobre 1917…je vous le mets en copie 

BelgiqueA l’époque, ils étaient du même pays, soudés, ne formant qu’une nation…Belges ! Belges ! Rien que Belges !  Et 100 ans plus tard, sont-ils toujours tous Belges ?

 

Et encore dans le petit journal, à la date du 17 octobre 1918, j’ai trouvé ça :

la grippe espagnole

 

J’ai d’abord cru que c’était une publicité…j’ai donc recherché sur le net et il apparaît que le Docteur Doyen avait trouvé une sorte de médicament augmentant les défenses immunitaires (la mycolysine)…c’est donc pour cette raison que ce traitement était proposé contre la grippe espagnole.

La grippe espagnole s’est surement propagée à cause de la guerre…du mélange des populations, de l’arrivée, du départ des soldats. Entre février 1918 et mai 1919, cette pandémie a tué entre 20 et 50 millions de personnes dans le monde (les chiffres sont méconnus, approximatifs…certains parlent de près de 100 millions de morts) et contamina près de 40 % de la population mondiale.

Chose inhabituelle pour la grippe, les jeunes furent davantage affectés…beaucoup ayant échappé aux massacres de la guerre sont morts de la grippe Espagnole. 

Les scientifiques ont depuis découvert que la maladie provoquait une sur-réaction des systèmes immunitaires et poussait donc les systèmes immunitaires robustes des jeunes à se retourner contre eux-mêmes….le traitement mycolysine du Docteur Doyen multipliait les défenses naturelles de l’organisme…rendait le système immunitaire plus fort…est-ce que ça voudrait dire que la mycolysine aidait la grippe espagnole ? Je n’ai rien trouvé allant dans ce sens…mais je me pose la question !

 

 

 

Comme chaque semaine, pour la communauté  1914 - 2014, je publie un article relatif à la 1ère guerre mondiale.

Cette semaine, j’ai choisi de parler de la presse française ou plutôt de la non presse…vous allez comprendre pourquoi !

Dès le début du conflit, le gouvernement a pour objectif : la France, les français doivent rester optimistes, coûte que coûte !

On met donc en place, dès le 5 août 1914, une censure baptisée « Anastasie » : les autorités militaires ont le droit de suspendre ou d’interdire toute publication périodique. La presse doit jouer le jeu de l’Union sacrée…il faut maintenir le moral des français ! Allez, c’est parti pour le mensonge patriotique, on ne parle pas, on ne montre pas l’effroyable vérité…

Aucun journal n’est épargné par Anastasie. Un bureau de presse est créé au ministère de la guerre, à Paris, et contrôle les articles avant parution…pas d’information militaire pouvant aider l’ennemi ni de passages défaitistes ! 

Interdiction est faite, notamment de :

– parler des stratégies militaires

– faire état du nombre de canons, avions, obus et autres attirails militaires français

– faire état du nombre de blessés, tués ou prisonniers

– attaquer le commandement

– exercer « une influence fâcheuse sur l’esprit de l’armée et des populations ».

Au moment de mettre sous presse, l’épreuve complète du journal est envoyée à la censure. Par téléphone, les censeurs indiquent les articles, passages ou phrases à supprimer. Si les pages sont déjà prêtes pour l’imprimerie, un ouvrier gratte les mots censurés avec un outil appelé « échoppe ». Le lendemain, le journal paraît alors avec des « blancs » et inquiète le lecteur français : qu’a-t-on voulu lui cacher ?

Dans les tranchées, les poilus ont inventé une expression pour désigner l’action de cette presse qui fait le jeu de la propagande en imprimant de fausses interviews, de mauvaises informations, cette presse qui ment…ils appellent ça le « bourrage de crâne » !

« Ma blessure ? Ça ne compte pas… Mais dites bien que tous ces Allemands sont des lâches et que la difficulté est seulement de les approcher. Dans la rencontre où j’ai été atteint, nous avions été obligés de les injurier pour les obliger à se battre. » dans Écho de Paris – 15 août 1914, Récit d’un blessé

« A part cinq minutes par mois, le danger est très minime, même dans les situations critiques. Je ne sais comment je me passerai de cette vie quand la guerre sera finie. Les blessures ou la mort… c’est l’exception » dans Petit Parisien du 22 mai 1915, Lettre de soldat

Autre exemple, la Une de l’Ouest-Eclair du 15 septembre 1914 …en cliquant sur l’image ci-dessous, vous arriverez sur le site « centenaire.org » et vous pourrez ainsi découvrir une sélection commentée d’articles des journaux de l’époque…il faut le lire pour le croire !

ouest éclair

 

 

ou cet article paru dans le petit parisien du 11 octobre 1914 (cliquez sur l’image pour la voir en plus grand)

moral des troupes

 

 

Il faut aussi publier des articles et images haïssables de l’ennemi…caricatures, représentations des ruines des bâtiments détruits par les troupes allemandes…il faut à tous prix comprendre que l’allemand est cruel, sauvage !

affiche crimes allemands

 

Mais ce « bourrage de crâne » a ses limites…souvent simpliste, il en devient ridicule…alors, on met en place une autre méthode. En 1916, le ministre de l’intérieur fait insérer dans les journaux locaux des récits « des actions glorieuses de nos soldats », qui porteront la mention « récit d’un témoin militaire »…ce sont bien sûr des lettre inventées de toutes pièces…

Mais la population n’y croit plus…la guerre s’installe, les morts, blessés sont de plus en plus nombreux…et quoiqu’en dise la presse, les français savent !

Vous avez envie de feuilleter les journaux de l’époque ? Mais oui, c’est tout à fait possible…cliquez donc sur l’image ci-dessous

Gallica

 

 

Vous avez envie d’aller faire un tour sur la communauté, y voir, lire tous les articles…pas de problème…cliquez sur le logo, là, ci-dessous

1914 - 2014

 

 

 

 

La communauté 1914 - 2014 regroupe chaque semaine des articles relatifs à la 1ère guerre mondiale…une manière de commémorer, de ne pas oublier.

En faisant des recherches, je me suis demandée « mais au fait, pourquoi et quand les Etats-Unis sont-ils entrés en guerre ? »…et j’ai bien sûr trouvé la réponse…je vous la livre

En 1914, lorsque la guerre éclate en Europe, les Etats-Unis ont résolu de rester neutres. Puis le 6 avril 1917 (oh…je suis née le 6 avril…mais pas de la même année), ils entrent en guerre  aux côtés de l’Entente (France, Royaume-Uni, Russie) et de ses alliés (Belgique, Serbie, Japon, puis Italie, Roumanie, Portugal, Grèce et Chine). Qu’est-ce qui a bien pu provoquer ce revirement ?

En janvier 1917, l’Allemagne décide d’étendre la guerre sous-marine aux navires neutres qui commercent avec l’Entente…des navires marchands ou civils américains sont ainsi coulés.

Quelques mois plus tard, un télégramme du ministre allemand est intercepté. Il demande à son ambassadeur allemand en poste à Mexico de négocier une alliance avec le Mexique…contre les Etats-Unis. Les allemands promettent aux mexicains un large soutien financier, de les aider dans leur reconquête des territoires perdus, comme le Texas, le Nouveau-Mexique et l’Arizona.

Le 1er mars 1917, ce télégramme fait la une de tous les quotidiens américains. L’émotion est alors immense et l’Amérique décide de défendre ses principes.

Le 2 avril 1917, Woodrow Wilson demande au congrès de déclarer officiellement la guerre à l’Empire allemand. 

Le 6 avril 1917, le Congrès américain vote « la reconnaissance de l’état de guerre entre les Etats-Unis et l’Allemagne. »

Les Etats-Unis d’Amérique sont officiellement en guerre !

Mais bien avant cette date, de jeunes américains s’étaient déjà engagés aux côtés de la France et du Royaume Uni. Mais tout citoyen américain se mettant au service d’une puissance étrangère perdait ses droits et sa nationalité. L’ambassadeur des Etats-Unis à Paris leur souffla la solution : s’engager comme combattants dans la légion étrangère

Pour en savoir plus, tout lire, tout connaître, je vous renvoie sur le site de Wikipedia 

Une lithographie met en scène les 4 principaux alliés de la fin de la 1ère guerre mondiale : 1 français, 1 anglais, 1 italien et 1 américain, tous étant en compagnie de la Statue de la Liberté (pour tout savoir de cette image, cliquez ICI)

 

affiche 1ère guerre mondiale

 

 

J’ai aussi redécouvert l’histoire du soldat américain Henry Gunther, considéré comme le dernier militaire américain tué dans ce conflit

 

Photo_of_Henry_Nicholas_Gunther

 

Né le 5 juin 1895 à Baltimore, Henry Gunther est employé de banque avant son incorporation. Il n’a pas très envie d’aller se battre en Europe, mais n’ayant pas le choix, il débarque en juillet 1918 en France.

Affecté au 313ème bataillon de la 79ème division d’infanterie de l’United States Army, il critique l’armée et reçoit un blâme. 

Avec son bataillon, Henry Gunther a pris position à Chaumont-devant-Damvillers (Meuse). 

Le 11 novembre 1918, les américains sont informés qu’à 11 heures, la guerre sera finie.

 

Les Allemands, qui occupent une position à proximité, voient surgir du brouillard deux soldats américains baïonnettes au canon. Les Allemands tirent au-dessus de leurs têtes, les soldats se couchent sur le sol. Henry Gunther se relève et continue à avancer. Il est abattu de 5 balles de mitrailleuse…il est 10H59 ! 

Il savait que la guerre était finie, alors pourquoi s’est-il relevé ? Personne ne le saura jamais !

Le général Pershing, dans son ordre du jour du 11 novembre 1918 annonçant l’armistice, le notifie comme le dernier soldat américain tué sur le sol français.

SteleHenryGunther

 

Il avait 23 ans…promu sergent à titre posthume et décoré, son corps sera rapatrié à Baltimore en 1923.

 

 

 

 

 

Je fais partie de la communauté 1914 - 2014 qui, par des articles hebdomadaires, rappelle qu’il y a 100 ans…c’était la grande guerre !

Et les enfants dans tout ça ? Pour cet article, je n’aborderai que le côté « propagande » auprès des enfants et « image » de l’enfant

Dès 1914, et pour la 1ère fois, l’enfance devient un instrument de propagande. Les autorités et une partie de la population française pensent qu’il est naturel et même sain d’intégrer les enfants au conflit. En fait, on se dit « ça ne peut leur faire que du bien et ça les transformera en adultes ». A l’école, on leur enseigne un code moral d’embrigadement systématique. L’église justifie la nécessité de l’engagement et la presse poussent les enfants à se montrer digne du sacrifice accompli par les soldats.

« L’enfant-héros » devient un modèle (cliquez sur les images pour les voir en grand format)

le courage

 

« Ceux qui manquent de patriotisme, de combativité, d’engagement sont des lâches, des mauvais français, voire des déserteurs ! » Voilà ce qu’on dit aux enfants, partout et tout le temps.

 

Autre exemple, la couverture du journal « pages de gloire », numéro 6 du dimanche 10 janvier 1915

Denise Cartier

Denise Cartier est une parisienne âgée de 10 ou 13 ans. Au cours d’un bombardement de septembre 1914, elle est gravement blessée et est amputée d’une jambe. Mais elle refuse de se plaindre auprès des soldats français qui l’interrogent. Elle n’arrête pas de leur répéter « occupez vous des soldats, qui eux combattent l’ennemi allemand. »

 

Afin de financer la guerre, entre 1915 et 1918, divers grands emprunts nationaux sont mis en place. Il faut des affiches percutantes, émouvantes…et qui mieux que les enfants peuvent illustrer ces sentiments…de grands dessinateurs, graveurs, sculpteurs, etc etc participent à l’élaboration des affiches, qui seront placardées sur tout le territoire français…comme par exemple cette BD, de Marcel Capy (1917)

BD pour l'emprunt de Capy

 

 

ou cette autre affiche

emprunt de la défense nationale

 

L’enfant, trop jeune pour aller combattre, porte l’épée en bois. La petite fille tient un drapeau français. Tous deux disent au revoir à leur père, le soldat qui part sur le front, se battre pour leur liberté.

Dans les écoles, on enseigne le français…à la « mode emprunt »

conjugaison

 

 

 

Dans le Cher, on explique aux enfants qu’ils doivent travailler la terre, être exemplaires et solidaires de leurs parents

travail des enfants à la terre

 

 

En 1916, l’administration municipale de Paris et l’Union française pour l’expansion morale et matérielle de la France organisent un concours de dessins d’enfants sur le thème des économies de guerre.

Une affiche sera éditée à partir du dessin réalisé par l’élève Camille Boutet

privations

 

 

A la fin de la guerre, on compte 760 000 orphelins en France…il faut faire appel à la solidarité nationale pour les aider et l’enfant est, là aussi, mis à contribution

appel aux dons

 

 

 

Je fais partie de la communauté 1914 - 2014 et c’est ainsi que chaque semaine nous publions un article relatif à la 1ère guerre mondiale.

Aujourd’hui, en faisant des recherches d’articles, j’ai encore appris plein de trucs…par exemple que les ouvriers chinois étaient venus en masse aider les français, les anglais…vous le saviez ? Moi pas..je vous mets ici ce que j’ai découvert.

Pour remplacer les hommes partis en guerre, la France et le Royaume-Uni ont fait appel à des travailleurs chinois (sous contrat de 5 ans). 

Dès 1917, ce sont 36 975 chinois qui arrivent en France (dans les usines d’armement, les ports, les mines, les exploitations agricoles et les forêts) et 93 000 (ou 100 000 suivant les sources) au Royaume-Uni.

(cliquez sur l’image ci-dessous pour regarder un film de moins de 2 minutes)

arrivée des ouvriers chinois

 

Ils venaient principalement de l’Est de la Chine (région du Shandong), ils avaient entre 20 et 35 ans, étaient paysans sans terre, porteurs, ouvriers, serveurs…généralement illettrés…officiellement, tous volontaires. Beaucoup de ces hommes, qui n’avaient jamais quitté leur village, n’ont pas supporté les 3 mois de voyage, en bateau. Ils sont morts de déshydratation (suite au mal de mer), de maladie, sont devenus fous, se sont jetés à l’eau.

Pour d’autres, le bateau était torpillé…comme l’Athos coulé le 17 février 1917 faisant 700 morts dont 543 chinois.

Les Chinois débarquaient au Havre ou à Dieppe. Ils étaient ensuite dispersés dans toute la France : chez Renault, les mines de la Machine (Nièvre), etc etc

En France, les ouvriers non qualifiés étaient payés 1,50 francs par jour (le kg de pain coûtait 0,44 francs en 1914). Les ouvriers qualifiés (mécaniciens, artisans, interprètes) jusqu’à 6 francs.

Ouvriers chinois en 14-18

 

Selon les autorités françaises, 1500 travailleurs chinois seraient décédés pendant la 1ère guerre mondiale en France. Au Royaume-Uni, il y aurait eu, officiellement, 2000 morts. Mais ce chiffre est contesté…apparemment, plus de 27 000 travailleurs chinois auraient disparu sur les 100 000 recrutés par le Royaume-Uni…que sont-ils devenus ? Surement envoyés pour travailler sur les zones de combat, ils ont dû être tués et enterrés sur place, dans des fosses communes. 

Plus d’un millier de coolies chinois sont enterrés dans 17 cimetières du nord de la France, entretenus par la Grande-Bretagne. Celui de Nolette (près de Noyelles-sur-mer dans la Somme) compte 838 tombes

Cimetière chinois de Nolette

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

Celui de Saint-Etienne-au-mont (Pas de Calais) 150…il n’existe pas de cimetière pour les travailleurs chinois, entretenu par la France.

A la fin des combats, ces hommes ont été employés au déminage, nettoyage des décombres,…Côté britannique, les survivants ont été rapatriés fin 1920. Côté français, les derniers sont repartis en 1922, après avoir travaillé à la reconstruction d’après-guerre (nettoyage), ou dans les mines, les usines.

Entre 1500 et 2000 chinois sont restés sur le territoire français. Certains se sont mariés avec des françaises, d’autres se sont regroupés autour de la gare de Lyon à Paris…le dernier survivant est mort le 5 mars 2002, à la Rochelle, à l’âge de 105 ans…il s’appelait Monsieur Zhu Guisheng.

Au parc Baudricourt (13ème arrondissement de Paris) une stèle rend hommage à tous ces hommes venus aider la France pendant cette horrible période

stele-travailleurs-chinois

 

 

 

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