Communauté

 

Hier, je râlais contre le gouvernement et aujourd’hui, je continue…mais à plus grande échelle…car ce coup-ci, c’est l’Europe qui me met en rogne !

Bon sang, que j’ai honte d’être européenne ! Je sais ce que certains vont penser “elle râle tout le temps, rabâche les mêmes choses !”…Oui, c’est vrai…parce que ça me tient à coeur, parce que je trouve infâme ce qui se passe, parce que je sature d’être impuissante, parce que mon écoeurement déborde, parce qu’il faut réagir, parce que j’en ai marre que ça soit de pire en pire et que tout le monde s’en foute, parce que…

Depuis des mois, des années, des personnes arrivent en Europe, par n’importe quel moyen, souvent même au péril de leur vie. Ils accostent sur les terres grecques et se retrouvent parquées comme des bêtes dans des camps. Les pays limitrophes, les uns après les autres, ferment leurs frontières, érigent des barrières et crient “l’étranger ne passera pas !”

Du coup, tous ces pauvres gens se retrouvent dans des camps de fortune…dans la boue, le froid, sans aucune hygiène…des conditions de vie épouvantables, comme on pensait que ça n’existait plus…ou plutôt si, mais loin loin de chez nous…

Et puis ça se produit ici, à quelques km de nous tous…et les gouvernements s’en foutent…ils ne pensent qu’à une chose : ne pas laisser entrer de réfugiés dans le pays !

Alors l’Europe se réunit (encore)…peut-être qu’une solution va être trouvée ? Peut-être qu’enfin on va pouvoir les accueillir un peu partout, histoire d’être un peu humain ?

Et ben non ! Les chefs d’Etat se mettent tous à table et discutent, marchandent…”allez, la Turquie, vous reprenez tout le monde !” “D’accord, mais je veux 3 milliards de plus !” “3 milliards ? T’abuse ! On te propose 1 milliard…et c’est notre dernier prix !” “Non, je ne marche pas..Je veux 3 milliards…faîtes un effort et je m’engage à tous les reprendre…vous n’aurez plus de problème, c’est promis !” “Marché conclu ! Top là !”

Et voilà, ils ont réglé le problème…à leurs manières !

Vous ne me croyez pas ? Lisez donc la pétition d’Amnesty International…cliquez sur l’image ci-dessous et lisez, ça ne vous prendra que 2 minutes

logo

…et signez là, diffusez là…y’en a marre d’être gouvernés par des machines qui ne pensent qu’à l’argent…mais putain, où sont donc passés nos coeurs, nos valeurs, notre humanité ? 

Personne ne réagit de voir traiter ainsi des êtres humains ? Personne n’est atterré de voir les conditions sanitaires dans lesquelles vivent tous ces gens ? Personne n’a envie de pleurer, d’hurler en voyant certaines images ? Mais bon dieu de merde, ça ne s’arrêtera donc jamais !

Lorsqu’ils ont créé l’Union Européenne, ils parlaient de générosité, de partage, d’humanité, de solidarité…qu’en reste-t-il ? Les mots Union, Communauté sont maintenant sans coeur, sans sentiment…juste des expressions coquilles vides et creuses !

 

 

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté  ”Communauté 1915 - 2015“ (cliquez sur le logo pour tout savoir) sera un périodique “Le Front – exclusivement illustré et rédigé par les poilus de l’avant”

Sur le site Gallica, je cherchais un magazine du 31 mai 1915 lorsque j’ai découvert (cliquez sur les images pour les voir en grand format)

le front n°1

 

Alors, j’ai feuilleté différents numéros

et parfois j’ai souri, comme lorsque j’ai vu ces dessins de “Si les femmes faisaient la guerre” 

la femme à la guerre(cliquez sur l’image pour la voir en grand format)

ou en lisant l’histoire de Toto

le toto(cliquez sur l’image pour la voir en grand format)

 

Puis j’ai découvert le langage SMS de la 1ère guerre mondiale…c’est tout simplement génial

fantaisie alphabétique

 

Et cette annonce immobilière…ah cet humour !

à louer

 

Dans ces dessins, finalement elle n’est pas mal la pépée qui a servi de modèle  🙂  😀  😉

croquis galants(cliquez sur l’image pour la voir en grand format)

 

Un dessin où les marraines en prennent pour leur grade !

nos marraines

 

J’ai passé un excellent moment à découvrir, lire, sourire, faire la grimace…à passer par toutes les émotions en découvrant ce magazine…alors si vous avez un moment, n’hésitez pas à plonger en cliquant ICI

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté  ”Communauté 1915 - 2015“ (cliquez sur le logo pour tout savoir) sera fait de cartes postales illustrant la vie dans cette guerre.

En cherchant sur le net, j’ai trouvé un site sur lequel sont rassemblées des cartes postales de 1914 – 1918. J’en ai sélectionné quelques unes (cliquez sur les images pour les voir en grand format)

repos du guerrier 1914-1948A Nantes, des soldats posent au cantonnement sur leur couche de paille dans une grange. Ils sont avec des civils (des enfants sur la gauche de la photo). A second plan, certains dorment sur des bancs.

 

corvée eau potable 1914-1918Corvée d’eau potable au Hartmannswillerkopf (ou le Vieil Armand), en Alsace. Le ravitaillement en eau, surtout pendant les grandes chaleurs estivales, est problématique. Les mulets que l’on a fait venir d’Algérie pour porter les précieux tonneaux ne suffisent pas à étancher la soif des poilus.

 

barbier et coiffeur 14-18Quand les soldats quittent les tranchées, ils peuvent se laver, se changer, se faire couper la barbe et les cheveux. 

 

boutique du coiffeur 14-18“La boutique du coiffeur”, abri de branchages dans lequel apparaît un homme prêt à se faire raser. Sur la carte postale, on peut lire “la grande guerre de 1914-15”

 

le PCF 14-18A la base, les poilus doivent recevoir 200 grammes de corned beef en boite par jour, et jusqu’à 500 grammes de viande fraîche. Mais ce sont souvent les morceaux de qualité inférieure qui arrivent aux mobilisés du front. “Tout le monde s’est servi avant et c’est toujours le PCDF- “Pauvre Couillon Du Front”- qui mange le plus mal”. Sur cette carte, la guerre s’appelle encore “guerre de 1914-1915”.

 

les boulangers 14-18D’impressionnants fours de campagne où s’activent les boulangers, qui produisent le pain pour les soldats. Chaque soldat a droit a 700 grammes par jour.

 

le courrier 14-18Le courrier, plus important que la soupe. Véritable soutien moral pour les soldats.

 

ménage dans les tranchées 1914-1918Dans une tranchée reconquise, dans l’Aisne en 1917,  il faut aussi faire du ménage.

 

appartement de poilusAu début de la guerre, la vie dans les tranchées de l’Argonne avec l’entrée d’un appartement de poilus.

 

cantinière 14-18Carte postale du 29 octobre 1914,  représentant Madame RICAUX, l’unique cantinière du front.

 

Pour retrouver toutes les cartes postales, tirées du livre “la Grande guerre à travers la carte postale ancienne” de Jean-Yves Le Naour, allez sur le site lintern@ute.com en cliquant ICI

 

 

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté  “Communauté 1915 - 2015“ (cliquez sur le logo pour tout savoir) sera “peinture”.

Pendant toute la durée du conflit, les peintres et artistes apporteront des représentations de la guerre qui leurs sont propres. Plus ou moins patriotiques, ces oeuvres témoignent de l’extrême violence du conflit. Face aux peintres mandatés par l’Armée pour rapporter des vues des batailles, une autre représentation va s’imposer. Les expériences de guerre et la brutalité du conflit viennent se heurter à des visions académiques, héroïques voire propagandistes. Ce bouleversement dans la peinture de guerre permet de retracer les désillusions que vont partager certains de ces peintres. Par l’usage de couleurs vives ou de formes éclatées, la peinture de guerre montre la mécanisation et la déshumanisation dont souffrent les soldats, loin du réalisme héroïque qui prédominait auparavant. (site ICI)

J’ai visité nombre de sites, vu énormément de toiles mais je ne pouvais pas toutes les mettre ici pour illustrer mon article…alors, j’ai choisi celles qui suivent (cliquez sur les images pour les voir en grand format)

  

Nash - Over the topOver the Top de J. Nash représente une attaque à laquelle il a participé alors qu’il combattait dans la section “Artist Rifles” (régiment de volontaires défendant le Royaume Uni. Ce régiment est composé d’artistes tels que sculpteurs, peintres, musiciens, acteurs, architectes,…). En 1918, près de Marcoing, 90 hommes se sont élancés hors de leurs tranchées. Seuls 12 ont survécu. Dans cette toile, Nash dénonce l’absurdité de cette offensive : les soldats sortent à découvert, résignés et certains de rencontrer la mort. Avec ce tableau, Nash rend hommage à ses compagnons disparus.

 

Toile W. Roberts - The first German Gas Attack at Ypres“The First German Gas Attack at Ypres” (la 1ère attaque allemande au gaz à Ypres” – William Roberts. William Roberts s’engage en 1916 dans la Royal Artillery. Il est envoyé sur le front occidental. C’est là qu’il apprend que le bureau canadien des archives de guerre recrute des artistes pour réaliser des peintures de guerre. A sa demande, il rejoint les Canadiens pour une période de six mois en tant que fonctionnaire. Sur cette toile, William Roberts saisit les soldats gazés en fuite comme autant de figures perdues. Le gaz moutarde continue de s’échapper tout en haut de la toile en nuages jaunes et orangés. 

 

Toile J. Singer Sargent - GassedGassed (gazés) de J. Singer Sargent. En 1918, Sargent reçoit une commande du ministre britannique de l’information. Il est chargé de réaliser une grande peinture pour un projet de Hall of remembrance pour illustrer “la fusion des forces britanniques et américaines”. A la recherche d’un sujet pour sa toile, il part pour la France en juillet 1918 où il retrouve la Guard Division. C’est là, non loin d’Arras, qu’il trouve son sujet : un champ où s’amassent des hommes gazés et aveuglés. Il s’agit des victimes d’une attaque au gaz moutarde. Dans une attitude solennelle, les soldats avancent les yeux bandés, tandis que d’autres agonisent au sol.

 

Toile de C.R.W. Nevinson - Paths of GloryPaths of Glory (les Chemins de la Gloire) de  C.R. W.  Nevinson, célèbre peintre de guerre . Il a été témoin de la violence des combats alors qu’il était engagé aux côtés des français en qualité d’ambulancier. La scène que constituent ces deux cadavres de Tommies tombés devant les barbelés est une scène récurrente dans la vie des soldats.

 

Toile de Nevinson - Un TaubeA Taube  de C.R.W. Nevinson. Témoignage de la souffrance des civils dans la guerre. Elle dénonce les bombardements des villes par l’aviation allemande. Cette toile aura beaucoup de retentissement. Elle donne à la peinture de guerre un rôle majeur en se mettant du côté des civils et en informant l’opinion publique.

 

Toile d'Otto Dix - Les FlandresLes Flandres d’Otto Dix. Cette toile s’inspire de l’univers dépeint par Henri Barbusse dans “Le Feu” et rend hommage à l’ancien combattant. Dans un champ inondé, la nuit, les soldats des 2 camps se réfugient là où l’eau n’est pas encore montée. Le matin, ils se rendent compte qu’ils sont proches les uns des autres. Cachés, recroquevillés, les hommes finissent par retrouver leur forme primitive et se confondent presque avec cette terre désolée.

Ces toiles donnent une réelle idée de la souffrance, de la mort, de l’horreur…on s’attend presque à voir se relever certains personnages et je suis sure que si l’on tend l’oreille, on les entend pleurer, gémir, souffrir, mourir !

 

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 sera mémorial.

Lorsque j’étais à Sheffield, je suis allée visiter le “National Memorial Arboretum” situé à Alrewas. Il a été créé dans un immense parc où  sont plantés plus de 50 000 arbres et on y trouve plus de 300 “monuments” mémoire. C’est un hommage aux hommes et femmes qui sont tombés à cause des guerres et du terrorisme, pour se souvenir, ne jamais oublier. 

mémorial 4

 

 

Dès qu’on entre dans la salle d’accueil, on se trouve devant cette oeuvre…un soldat s’inclinant devant un parterre de coquelicots…symbole au Royaume Uni de ceux qui sont morts à la guerre.

 

The National Memorial Arboretum 1

 

 

Des monuments, rappelant le sacrifice, la mort, les souffrances d’hommes et de femmes, de tous pays, de toutes nations, sont dispersés un peu partout

The National Memorial Arboretum 3L’ours polaire est le 1er monument érigé au National Memorial Arboretum, en hommage à la division d’infanterie West Riding 49ème. A l’intérieur de l’ours, a été déposée une capsule contenant les noms des membres de la 49ème division qui sont morts, ainsi que des lettres et des documents.

 

 

Plaque représentant guerresLà, c’est une plaque où sont indiqués les conflits.

Je suis allée devant, puis à l’intérieur du monument le plus grand, celui où sont gravés dans la pierre tous les noms de ceux qui sont morts au combat depuis la seconde guerre mondiale…et ça en fait des noms !

The National Memorial Arboretum

 

Au centre d’un des murs, une sculpture…la mort, la douleur, le chagrin

The National Memorial Arboretum 4

 

 

Au pied d’un autre mur, une autre sculpture…

The National Memorial Arboretum 5

 

Cette autre sculpture a une particularité…chaque année, le 11 novembre à 11 heures, lorsque le soleil brille, il s’infiltre entre les 2 fentes du mur (là où l’homme sculpté montre du doigt) et va frapper la couronne située au centre du mémorial.

 

The National Memorial Arboretum 6

 

Je suis ressortie de ma visite comme sonnée…c’est beau, grand….Sur les murs du mémorial, ne sont pas gravés les noms de ceux qui sont tombés pendant la 1ère guerre mondiale…il n’y aurait pas eu assez de place !

 

PS : Je mets le blog en mode

gif animé semi-pause

 

Hier soir, Talia et Endie (mes petites filles) sont arrivées à la maison…je vais donc mamiter à fond et n’aurais pas le temps de vous visiter…sauf si j’ai des insomnies, auquel cas, vous me verrez 🙂

A bientôt tout le monde et profitez bien du soleil euh…des nuages plutôt, parce que, vers chez moi,  le soleil il s’est aussi en mode pause 🙂

 

  

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 aura un goût de légende…

 

La légende des Anges protecteurs de Mons

Mons (Belgique), le 23 août 1914. La situation est grave. Les Allemands encerclent de toutes parts les Anglais, en infériorité numérique. La défaite et le massacre semblent inévitables. Un soldat britannique invoque Saint Georges, le suppliant de les aider. Vers minuit, aidés d’archers revenus directement de la bataille d’Azincourt, le Saint-Patron de l’armée britannique met en déroute l’armée allemande.  Les britanniques peuvent se replier et c’est ainsi que des centaines de vie sont sauvées ! 

Les Anges de Mons(les anges de Mons – tableau de Marcel Gillis, ville de Mons)

C’est la nouvelle qu’Arthur Machen, écrivain fantastique britannique, a publié le 29 septembre 1914 dans le London Evening News. Le ton employé pour raconter cette histoire est celui du témoignage et non de la fiction…et la rumeur se propage rapidement en Angleterre.

Durant les mois qui suivent, de nombreux articles ou ouvrages paraissent relayant les témoignages de soldats ayant participé à la Grande Retraite. La légende prend des formes diverses. Certains ont vu un nuage lumineux, d’autres un cavalier ou un chevalier ailé, etc etc.

Des sermons racontant la légende et l’intervention divine sont diffusés sur le front comme à l’arrière. Des artistes peignent le phénomène, des oeuvres musicales sont composées. 

En août 1915, Arthur Machen réédite son ouvrage et y rajoute une préface claire indiquant que son histoire est une fiction et qu’elle n’est pas réelle. Mais ça ne change rien…la population croit vraiment à l’apparition des anges, dieu est du côté des anglais et ceux qui en doutent sont antipatriotiques, voire des traîtres.

Après la guerre, de nombreuses personnes vont se lancer à la recherche de l’apparition des Anges de Mons. Aucune preuve n’a jamais été trouvée à part des témoignages de soldats qui ont déclaré qu’ils avaient eu des visions de cavaliers fantômes, pas d’anges ou d’archers, et que les événements se sont produits durant la retraite plutôt qu’au cours de la bataille elle-même.

Pour les sceptiques, cette histoire n’est que la combinaison de rumeurs et d’hallucinations de soldats stressés qui n’avaient pas dormi depuis plusieurs jours. Mais étrangement du côté allemand, il y a aussi des traces d’un phénomène inexpliqué le soir du 23 août 1914. Anges ou pas, ce jour là, 300 soldats encerclés et voués à une mort certaine s’en sont sortis indemnes.

J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur la ville de Mons et j’ai donc fait quelques recherches sur internet…et surprise…depuis le 24 janvier 2015, cette ville de 93 000 habitants située en Wallonie détient le titre de capitale européenne de la Culture (avec Pilsen, située en République Tchèque). Près de 1000 activités culturelles se tiendront toute l’année dans la cité belge…comme par exemple cette exposition de rue du 21 janvier 2015

Exposition de rue à Mons

 

 

Dejà, en août 2014, pour commémorer l’intervention de Saint Georges,  la ville proposait un spectacle son et lumière historico-fantastique de la légende des Anges

capitale culturelle Mons

 

En 1914 naissait une légende et 100 ans après, elle était encore fêtée et mise en lumière !

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo ci-après pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 sera photographies, expositions…

En faisant des recherches, j’ai découvert un photographe John Foley qui, avec Anne Roze, a parcouru pendant plus de 15 ans ce qui a été le front de la Grande Guerre. 

A travers leurs photographies, on découvre les cicatrices encore visibles dans la terre et le paysage (cliquez sur les photo pour les voir en grand format)

 

Tranchées

YpresHill 62 à Zillebecke – Un bout de tranchée britannique sauvegardé. Elle faisait partie de l’ancienne ligne de front du Corps Canadien durant la seconde bataille d’Ypres de 1916

 

A BesançonLe parc franco-canadien de Vimy, l’un des grands cratères creusés par les gigantesques explosions de mines de l’attaque de 1917 

 

cratère de minesCratère de mines près de Messines. En 1917, le début de l’offensive britannique sur Messines, au sud du saillant d’Ypres, fut marqué par l’explosion de 19 énormes fourneaux de mines sous les lignes allemandes. Un fracas d’apocalypse dont les échos furent entendus jusqu’à Londres. Les excavations dans la campagne flamande se sont transformées en mares où viennent paître les troupeaux

 

soldats figés dans la douleurCimetière allemand de Langemark – Au fond, les “soldats figés dans la douleur”, une sculpture d’E. Krieger. 44061 hommes reposent dans ce cimetière, dont 3000 étudiants engagés avec leurs professeurs et tués dans les combats de 1914.

 

 

La statue des parents affligés

 

statue des parents affligésLa statue des “Parents affligés”. Käte Kollwitz-Schmidt (sculpteur, graveur, dessinatrice allemande), mère de l’un des jeunes soldats tombés à Dixmude en octobre 1914, voulut sculpter le visage de son fils (de 18 ans), mais elle n’y parvient pas. Plusieurs années plus tard, elle déposa à Vladslo cette oeuvre, dédiée à tous les parents dont les enfants avaient perdu la vie dans la Grande guerre.

 

statue des fantômes Sur la butte de Chalmont, le Monument des Fantômes, oeuvre de P. Landowski. Il est situé face au paysage où avancèrent les troupes alliées précédées des chars et soutenues par l’aviation, qui contraignirent les allemands à se replier, en juillet 1918. Des soldats des différents corps d’armée se relevant de terre en protégeant un jeune homme.

L’exposition “Empreintes”, rassemblant ces photographies, se tient du 1er au 30 mars 2015 à Besançon, au Musée Comtois…si vous passez par là, allez-y, ne ratez pas cette chance !

 

Sur le site “l’agenda du centenaire” vous pouvez trouver l’exposition qui se tient ou se tiendra dans votre région… des dessins, des photos, des histoires…le choix ne manque pas ! Cliquez sur l’image ci-dessous et fouillez, vous verrez, il y a plein de choses à découvrir :

Agenda du centenaire

 

 

 PS : J’ai tellement regardé les photos, les articles que je n’ai plus le temps d’aller sur vos blogs…je passe dans la journée voir vos nouveautés ou tout simplement vous dire bonjour…à tout à l’heure !

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tous savoir) Communauté 1915 - 2015 parlera des femmes…”Journée Internationale de la Femme” oblige.

Je pourrais vous citer des textes, vous mettre des photos, etc etc pour vous décrire la condition des femmes pendant la grande guerre. J’ai consulté plein de docs, lu énormément d’articles…et je vais faire simple, en ne retenant que quelques exemples. 

 

Pendant la grande guerre, les femmes font marcher le pays. Les hommes sont partis se battre et les récoltes sont ramassées, les terres labourées, les administrations, les transports fonctionnent. Les femmes ont pris le relais et s’en sortent bien ! Pourtant, les salaires ont tous été baissés : Une femme ne peut pas gagner autant qu’un homme voyons !

 

Puis les femmes travaillent et n’enfantent plus ! Elles pourraient décider de ne plus être que des ventres et il faut empêcher ça. Certaines usines décident de mettre en place une facilité pour les mères.

Extrait d’une affichette apposée dans un atelier des établissements “la Feuillette”, usine de munitions à Meudon

“Aux mères des petits enfants de France :

– Toute ouvrière obligée de quitter l’usine pour prendre les soins exigés par la maternité reçoit une prime de 50 francs.

– La naissance d’une fille donne droit à 100 francs. La naissance d’un garçon donne droit à 200 francs.

– Une pouponnière est installée dans l’usine.”

Au passage, vous avez remarqué ? La prime pour un garçon est bien plus rentable que celle d’une fille…

Le salaire journalier d’une femme travaillant dans une usine de munitions est de 6 francs par jour, pour 12 à 14 heures de travail, debout, 6 jours par semaine.

Il est dit que “le salaire d’un homme est payé pour la famille, celui d’une femme est le salaire d’un individu”…comme si la femme travaillait pour son plaisir !

 

La guerre se termine. Que deviennent les travailleuses ?

Après le 11 novembre 1918, les usines de guerre commencent à licencier en masse. 

Le 13 novembre 1918, Louis Loucheur adresse un avis “aux ouvrières des usines et établissements de l’Etat travaillant pour la Défense Nationale” :

“A l’appel du gouvernement de la République, vous avez abandonné vos occupations habituelles pour venir travailler à la fabrication des munitions de guerre. Aujourd’hui, la victoire à laquelle vous avez contribué par votre travail est acquise ; il n’y a plus lieu de fabriquer des explosifs. En retournant à vos anciennes occupations, en vous employant à d’autres travaux du temps de paix, vous serez utiles à votre pays.”

Démobilisation brutale des femmes et procédés expéditifs. Les femmes sont licenciées en masse, très souvent sans indemnités. Elles doivent retourner à leurs marmites !

Témoignage de l’une d’elles, du 1er mai 1919 :

“Depuis six ans, mon mari est sous les drapeaux. J’ai trimé pendant la guerre. Je travaillais chez Citroën. J’y ai sué le sang et laissé jeunesse et santé. Licenciée en janvier, c’est la grande misère.”

Les femmes sont obligées de travailler pour vivre…on va leur proposer l’administration, le secrétariat, le ménage, etc etc

 

Et pour la petite histoire : 

Avant 1914, les tirailleurs sénégalais emmenaient femmes et enfants sur les lieux de guerre. “Madame Tirailleur” assurait l’intendance pour son mari et il lui arrivait aussi de préparer les repas pour quelques-uns de ses camarades célibataires qui profitaient ainsi de la popote familiale. Mais “Madame Tirailleur” participe aussi aux opérations militaires, approvisionne son mari en munitions, recharge les armes sous le feu de l’ennemi…”Madame Tirailleur” partage les risques du combat aux côtés de son mari, parfois jusqu’au sacrifice suprême.

Quelques comportements exceptionnels ont même parfois été cités à l’ordre de l’armée comme “Mouina, épouse du caporal Goumier Ahmed Yacoub, blessée mortellement au combat de Talmeust en distribuant des cartouches sur la ligne de feu”.

Madame Tirailleur

Lorsque les tirailleurs sénégalais furent appelés à combattre en France à partir de l’été 1914, ils ne furent plus accompagnés par leurs femmes.

 

Pendant la grande guerre, la femme a commencé à se libérer. Tout d’abord en travaillant puis en prenant son indépendance financière…mais ça n’a pas duré ! Bien sûr, certaines ont su profiter de cette liberté et l’ont conservée. Pour les autres, elles ont repris leurs “bonnes” habitudes et ont fait ce qu’on leur demandait : “la fermer” !

Aujourd’hui, en France, la femme a trouvé une certaine liberté. Et pourtant, les inégalités n’ont pas disparu…qu’elles soient salariales, professionnelles, d’avenir…l’homme est toujours bien mieux considéré  qu’une femme.

Par exemple, la candidature de l’homme sera favorisée à l’embauche, car lui, ne partira pas en congé maternité. Puis on pourra lui demander de faire des heures sup puisqu’il n’a pas besoin de s’occuper des enfants. Il ne sera pas non plus absent pour enfants malades, etc etc…bien que les temps, les moeurs changent, ces idées absurdes restent ancrées dans les esprits…

Dans d’autres pays, les femmes sont considérées comme du bétail…pire, elles ont moins de valeur que le bétail ! Les femmes n’ont aucune liberté, doivent se couvrir des pieds à la tête…considérées comme les suppôts de Satan, elles ne doivent être que des ventres, que des reproductrices, des femmes de ménage, des cuisinières…en dehors de ça, on leur demande de se taire, de ne pas avoir d’opinion, ni de culture, etc etc…elles n’ont aucune place dans la société.

Mais bon dieu, la femme est la mère de l’homme…quand est-ce que tous vont comprendre ça ?

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo ci-après pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 parle de camouflage…encore un “détail de guerre” que je ne connaissais pas.

Pendant la 1ère guerre mondiale, les torpilles tirées par les sous marin n’avaient pas de guidage automatique. Pour viser un bateau, il fallait que l’équipage du sous marin estime la distance, la vitesse et la direction de la cible, de façon à tirer sur la trajectoire du bateau.

En avril 1917, Sir Norman Wilkinson, peintre de profession et lieutenant réserviste dans la Royal Navy, apprend les ravages causés par les U-boote (sous marins allemands) sur les bateaux du Royaume Uni. Il réfléchit alors à un moyen de soustraire les navires à la vue des périscopes. Il a l’idée de peindre des motifs en lignes brisées pour décorer les navires et ainsi embrouiller les sous marins…le camouflage Dazzle est né !

Le navire marchant SS Industry est le premier à être peint de la sorte et le test étant concluant, cette innovation est immédiatement adoptée. Une unité  de camouflage spécialisée est créée et installée à Londres. C’est le lieutenant Wilkinson, aidé d’environ 24 artistes, qui la dirige. 

L’objectif de ce camouflage n’est pas de cacher le navire, mais d’empêcher l’adversaire d’identifier avec précision le type de navire, ses dimensions, sa vitesse et son cap…son efficacité repose sur l’illusion d’optique créée par les motifs entrecroisés, de couleurs vives, qui perturbent la vision d’un observateur utilisant un télémètre mécanique. Celui-ci se retrouve incapable de déterminer s’il voit la proue ou la poupe, si le navire se rapproche ou s’éloigne.

Ce camouflage sera très utilisé à la fin de la 1ère guerre mondiale. Son efficacité n’a jamais été véritablement démontrée, mais il a eu le mérite d’améliorer le moral de l’équipage. De plus, il a également eu un impact positif auprès des civils : voir des centaines de navires colorés à quai était une première dans l’histoire de la marine.

Voilà quelques photos de navires camouflés (certaines photographies sont en noir en blanc)

bateau-furtif-dazzle 1ère guerre mondiale

bateau-furtif-dazzle

 

 Dazzle

 

dazzle (1)

 

 

Le peintre Edward Wadsworth supervisa le camouflage de plus de 200 navires militaires puis les immortalisa sur des toiles après la guerre.

180px-Dazzle-ships_in_Drydock_at_Liverpool

 

 

Le dazzle camouflage n’a sans doute rien à voir avec le camouflage vu par Jean-Paul Bourdier

camouflage Bourdier

 

ou avec celui de ce petit chat…ni vu ni connu… ou presque !

chaton camouflé

 

 

 

Pour la communauté (cliquez sur les dates ci-après)  Communauté 1915 - 2015,  j’ai tout d’abord choisi  des articles de journaux  (lien vers le journal en cliquant sur les images)

 Dans “le petit journal” du 21 février 1915…une “solution” pour diminuer le nombre d’accidents de voiture à Paris :

automobiles à Paris

 

encore dans le petit journal du 21 février 1915…une charmante histoire de rouge-gorge

tendresse française

 

 

Mais, la guerre, ça n’a rien de charmant, de mignon…comme par exemple :

Lucien Bersot, fusillé pour un pantalon

Bersot Lucien

 

Ou celle de Gaston Lefèvre, qui n’avait que 19 ans…

Lefevre Gaston

 

Mais aussi Théophile Maupas

Maupas Théophile

 

et Pierre MestrePierre Mestre

 

 

et tant d’autres. Au total, 1035 soldats français de la 1ère guerre mondiale auraient été fusillés pour l’exemple, dont 82 sans jugement.

Sur les 953 personnes jugées, 639 furent condamnées pour désobéissance militaire, 141 pour crimes de droit commun, 126 pour espionnage, 47 pour motifs inconnus.

execution_a_verdun_en_1917_dr

 

Les fiches ne racontent pas comment toute la famille de ces soldats ont pâti de ces condamnations. Un fardeau qui s’est transmis de générations en générations. Les épouses n’ont pas eu de pension de veuve de guerre. Les enfants n’ont eu pas le statut d’orphelin. C’était une sanction financière pour toute la famille ainsi qu’une honte à porter. 

Que rajouter de plus ? Encore maintenant, les exécutions pour l’exemple font débat !

 

 

 

 

 

 

 

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