Communauté 14-18

Je fais partie de la communauté (cliquez sur le logo pour en savoir plus)  1914 - 2014 et voilà donc mon article de la semaine.

On sait que la femme a tenu un rôle essentiel, vital pendant la 1ère guerre mondiale…on parle de l’effort de guerre ! 

Mais le rôle des femmes dans la guerre ne s’arrête pas là !

Il fallait apporter aux hommes du front soutien psychologique et affectif majeur pour ne pas qu’ils craquent. C’était, par exemple, l’envoi d’une écharpe de laine ou d’un gilet tricoté avec amour pour que le soldat ne prenne pas froid, les grigris, les porte-bonheur…mais aussi l’engagement des femmes dans les personnels médicaux et hospitaliers, etc etc…

Mais pas que !

La France de 1914 vante la morale, la famille…la prostituée n’a pas sa place, puis elle pourrait être une espionne ! Il faut donc l’expulser des zones de combat…de grandes rafles sont organisées dans les zones de l’avant et les « filles » sont expulsées vers l’intérieur du pays.

Mais elles ne sont pas d’accord…il faut qu’elles gagnent leur vie et vont là où se trouve la clientèle. Les soldats n’ont pas vu de femmes depuis longtemps, ils sont facile à faire (c’est rapide), ne sont pas exigeants et payent bien !

Puis l’armée constate que la guerre est partie pour durer et que les hommes ont besoin de tirer leur coup (et pas que les coups de fusil). Elle organise la prostitution en donnant des sauf-conduits aux femmes de petite vertu pour travailler dans des maisons closes là où sont cantonnés les soldats, puis dans les villes comme Amiens, Epernay, Reims, etc etc.

Le Dr Léon Bizard raconte le triste quotidien des prostituées…j’en écris quelques extraits

« Là, c’était la bousculade, un dur, un dangereux et écoeurant business : 50, 60, jusqu’à 100 hommes de toutes les couleurs, de toutes les races à faire par jour, sous la menace continuelle des avions, des bombardements qui firent du reste leurs victimes parmi ces malheureuses »…. »

Puis, en 1918,  l’armée décide de créer « le bordel militaire » (sous prétexte d’éviter la propagation des maladies vénériennes). Elle fournit le local (ou le construit), choisit le tenancier et fait inspecter les filles, pour s’assurer qu’elles sont « saines ». La prostitution devient un service public et l’Etat un proxénète !

Image prostitution 1ère guerre mondiale

Et ce business rapporte à fond …il existait des recruteurs, des charmeurs de filles perdues.

Ils parcouraient les petites pensions de province et les hôpitaux, notamment le service des maladies vénériennes et charmaient des femmes en leur promettant une bonne place et de l’argent. Pour chaque femme « trouvée », le recruteur percevait 50 francs.

Beaucoup de ces femmes sont des filles-mères. Rejetées par la société, elles n’avaient souvent pas le choix et se retrouvaient prostituées dans ces bordels militaires.

Ces « filles » n’avaient qu’une faible paye et bossaient, jour et nuit…

pour information, j’ai retrouvé les tarifs pratiqués dans un bordel de Paris…du doux nom de « Maison Close de Mademoiselle Marcelle Lapompe »..je vous laisse apprécier (cliquez sur l’image pour la voir en grand format…et pouvoir lire)…attention, ce sont des prix de « bordel parisien chic »…surement rien à voir avec les tarifs pratiqués dans les zones de combat :

Tarifs d'une maison close

 

Pour finir, je vous laisse apprécier ce que Le Dr Léon Bizard a écrit…ça fait réfléchir !

« Pendant toute la guerre, voulant sans doute utiliser les compétences, on allait ainsi puiser pour garnir les maisons de tolérance de l’avant où des femmes qui n’étaient pas vraiment des paresseuses ont vu leurs cinquante mille hommes pendant la guerre. Dire qu’on a oublié de les décorer ! »

100 ans après, le sujet est encore tabou…il est abordé dans la BD (que je n’ai pas lue)

Amours guerres et sexualité

 

Que sont devenues ces femmes après la guerre ? Celles qui ne sont pas mortes ont surement continué de pratiquer, dans une maison close ou sur le trottoir…allez savoir !

 

 

 

 

 

 

Depuis que je fais partie de la communauté (cliquez sur le logo) 1914 - 2014, qui commémore par des articles, des anecdotes, etc… les 100 ans de la guerre de 14-18, partout où je vais, je regarde les monuments aux morts de cette guerre, ce que je n’ai pas raté de faire pendant mon voyage en Angleterre et Ecosse.

Sur chaque monument, tombe de soldats, église,  etc… sont posés des petits coquelicots en papier

poppies

monument aux morts

 

et j’ai voulu savoir ce que représentaient ces petites fleurs, ces poppies.

 

Là-bas (comme dans certains pays du Commonwealth tels que le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, etc etc), le coquelicot symbolise le  souvenir des combattants et tout spécialement les soldats tombés lors de la 1ère guerre mondiale.

En 1915, Le lieutenant-colonel John McCrae, médecin du corps de santé royal canadien écrit un poème  « In flanders Fields » (au champ d’honneur) et parle des coquelicots fleurissant les pires champs de Somme et des Flandres. Leur couleur rouge était un symbole  pour le bain de sang de la guerre des tranchées…pour tout savoir du poppies, cliquez ICI

Et depuis, chaque année, des poppies (coquelicots) en papier (fabriqués par des handicapés) sont vendus aux passants par des bénévoles en échange d’une donation et sont ensuite portés sur un vêtement. L’argent ainsi récolté est reversé aux familles des soldats morts ou blessés au combat.

J’ai trouvé que c’était un beau symbole : sur les champs de bataille,  là où ça n’était que mort, souffrance, horreur, douleur, ruine,… quoiqu’il puisse se produire, les coquelicots fleurissaient, la vie renaissait !

Dans une ville (Inverness), sur un énorme monument aux morts (sur les grosses plaques du milieu, ce sont les noms des hommes morts au combat qui sont écrits…il y en a autant sur l’arrière du monument)

A Inverness

il y avait cette plaque

texte reconnaissance

Sur les 5000 hommes d’Inverness partis au combat, 717 ne sont pas revenus…et on peut lire le nom des villes où sont tombés ces hommes.

2 morts en France

 

morts en France

On peut y lire le nom de certaines villes françaises.

 

 

Vous savez forcément ce qu’est la communauté  « la communauté« 

Sérieux, vous ne connaissez pas encore ? Alors cliquez ICI et si vous désirez en faire partie, n’hésitez pas…prenez contact avec Clara du blog « Claramicalement« , elle vous expliquera tout.

Cette semaine, je me suis intéressée aux inventions des années 1914 à 1918, et notamment au Concours Lépine…Je vous fais un bref rappel de ce qu’est ce concours

 

2010_11_16_Concours_Lepine_1910_article.jpg_medium

 En 1900, les petits fabricants de jouets et d’articles de Paris souffrent de la concurrence étrangère. Ils se mettent à vendre à la sauvette différentes babioles, provoquant ainsi l’intervention croissante des hirondelles (les agents de police en bicyclette récemment créées par le préfet Louis Lépine). Plutôt que de multiplier les rondes des hirondelles, Lépine organise (en 1901) un concours exposition de jouets et de bibelots…pour lire la suite, cliquez ICI, tout y est super bien détaillé.

 En 1914, le concours Lépine était prévu du 20 août au 14 octobre au Grand Palais

Concours Lépine 1914

il a été annulé pour raison de conflit !

 

Apparemment, le concours n’a pas eu lieu en 1916, mais sur le site officiel Concours Lépine, dans la liste des lauréats, j’ai trouvé ce qui suit

moulin à café LépineLes Frères Peugeot aurait donc remporté le prix, grâce à leur moulin à café pour bars…mais je n’en sais pas plus !

En 1916, Monsieur Robert a remporté le 1er prix avec son invention du parachute individuel pour aviateur.

Je n’ai rien trouvé sur le concours de 1917, si ce n’est une image de l’inauguration

monsieur hudelot

 

En 1918, le concours a bien eu lieu et a été remporté par Monsieur LAUGE pour son matelas à  pneumatique et un nouveau type de machine à laver le linge (qu’on ne verra pas dans les maisons avant…très très longtemps)

Mais il n’y avait pas que le concours Lépine…d’autres inventions ont vu le jour entre 1914 et 1918

comme par exemple « le ski pour marcher sur l’eau » datant de 1916

ski

 

ou cette pelle trouée, inventée en 1914 par le colonel Sam Hughes.

La pelle McAdam (du nom de sa secrétaire personnelle) devait servir de bouclier aux soldats pendant qu’ils tiraient en insérant leur fusil dans le trou. Mais l’objet, beaucoup trop lourd, fut très rapidement abandonné…heureusement !

pelle à trou

 

Et la fermeture éclair ? Oui, elle a bien été mise au point en 1913 par un suédois (émigré aux Etats-Unis). Les premières fermetures éclair ont été utilisées par l’armée américaine pour les bottes et les uniformes des soldats

fermeture à glissières1ère fermeture à glissière, ensuite améliorée par le suédois Gideon Sundbäck en 1914

 

Et les serviettes sanitaires, vous connaissez ? Mais si, on les appelle communément « les serviettes hygiéniques ». Oui, mesdames, vos serviettes hygiéniques datent de 1914.

En 1800, on se servait de « sacs à chiffons ». Puis en 1914, la compagnie américaine Kimberly-Clark a produit des serviettes à base de cellucotton (composé de résidus d’usines de pâtes et papiers) et qui se sont révélées beaucoup plus absorbantes que le simple coton. La Croix-Rouge les a rapidement utilisées pour soigner les blessés et les femmes les ont trouvées très pratiques pour leur hygiène personnelle pendant et après le conflit.

La liste est longue…sur le plan militaire (de nouvelles armes, de nouveaux gaz, etc etc), sur le plan médical (les chirurgies réparatrices, les prothèses, etc etc), les moyens de locomotion, technologiques (le casque écouteurs et micro pour les pilotes), etc etc

 

Maintenant, je vais vous parler d’autre chose, mais toujours sur la guerre de 1914 – 1918

 

Voilà quelques temps, j’ai fait un article (pour la communauté 1914 – 2014) sur « les poilus qui venaient d’Alaska » (cliquez ICI pour le lire). Monsieur Daniel Duhan (auteur d’un film traitant du même sujet, diffusé sur Arte) m’a laissé un commentaire que je mets ici :

Daniel Duhand

 

N’hésitez pas à aller sur le site (en cliquant sur la bannière ci-dessous)

bannière les poilus d'Alaska

 

il est vraiment super intéressant… J’y ai découvert la BD, dont le tome 1 sera mis en vente le 20 août 2014…j’ai noté la date. Cette histoire me plait vraiment beaucoup, alors oui, je vais acheter les BD (en plus de ça, je suis une fan de BD)

la BD des poilus d'Alaska

 

Merci Monsieur Duhand d’avoir pris le temps de me lire et de m’écrire

 

 

Je participe aux articles de la communauté (cliquez sur les dates pour en savoir plus) la communauté

Lorsque je suis allée en Allemagne, j’ai voulu savoir si comme en France il existait des monuments aux morts. Effectivement, il y en a un peu partout.

J’ai trouvé celui-ci, pas très loin de chez ma fille.

Monument d'Oldenburg

 

 

1 Un monument aux morts

 

2 le monument aux morts

 

 Comme en France, la guerre de 14-18 a fait des ravages. Des noms écrits, encore et encore.

Mais j’avais envie d’en savoir plus, alors j’ai fait des recherches sur internet et j’ai découvert cette photo

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KerNGOzec…partenariat entre le lycée de Kerneuzec (Quimperlé) et le Neues Gymnasium Oldenburg (lycée d’Oldenburg)

Des élèves allemands et leurs correspondants français…après les histoires de guerre, les histoires d’échange, d’amitiés.

 

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