Anniversaire

 

Comment bien commencer l’année ? Ma foi, c’est facile pour moi : en souhaitant un bon anniversaire…

Il y a 56 ans, un homme et une femme allaient s’engager…en pleine guerre d’Algérie, ils allaient prendre la décision de leur vie !

Le monsieur est en fait Algérien (mais parce que l’Algérie est en 1960 française, il est encore dans l’obligation d’être français)…il vient de fêter ses 26 ans. Il a mis son plus beau costume, porte la moustache, a les cheveux coiffés comme à cette époque…voilà, il est prêt !

La dame est normande, a presque 22 ans…Elle aussi a revêtu une belle jupe, un beau chemisier, a maquillé ses yeux (regard de biche), mis du rose aux joues, du rouge sur ses lèvres et là voilà prête…

Ils partent, doucement mais surement, direction la mairie du 4ème arrondissement.

Là-bas, quelques amis les attendent…l’élu de service est présent, accompagné de l’officier d’état-civil : la cérémonie peut commencer.

Moins d’une heure plus tard, voilà, c’est fait…il y a 56 ans, jour pour jour, mes parents se mariaient !

Je le sais, j’y étais…bien au chaud dans le ventre de ma maman, j’ai tout entendu…j’ai capté les battements de leurs coeurs, leurs émotions, leur bonheur…il y a 56 ans, mes parents se disaient oui !

Leur vie n’a pas toujours été facile…ça n’a pas été rose tous les jours…mais qu’importe…

56 ans après ce 2 janvier 1960, je peux leur dire

gif animé

(euh..Je ne suis pas vraiment un petit ours tout mignon, mais bon…)

Merci pour cette vie qu’ils m’ont offerte, merci de m’avoir construite, merci d’avoir fait en sorte que je sois celle que je suis aujourd’hui,  merci pour leur amour, merci pour leur présence, merci pour leur soutien, merci pour tout…papa et maman, merci encore et encore

photographie

et aujourd’hui, j’ai encore le bonheur de pouvoir vous dire :

Je vous aime.

gif animé

(je ne ressemble pas non plus à cette grenouille…mais lorsque je pense à vous, j’en ai le coeur)

 

 

Voilà 35 ans, à cette heure ci, j’étais à la clinique et je te regardais…j’avais mal partout mais je m’en fichais…je te contemplais et ça valait toutes les souffrances du monde (du moins, en théorie).

La veille, j’étais venue me faire examiner pour un contrôle…mon terme était dépassé de 8 jours, j’avais pris 24 kilo et j’étais en pleine forme…bon, j’avoue, je ressemblais plutôt à une baleine, j’avais du mal à bouger, mes pieds étaient enflés, à la limite de l’explosion, mais franchement, je me sentais bien !

Le toubib m’a juste regardée, a vu l’étendue des dégâts et son verdict est tombé « on vous garde ! Vous accoucherez demain au plus tard ! » J’ai pensé « ah zut alors, et mon mille-feuilles aux fraises qui m’attend dans le frigo ! » 

Bref, ils m’ont filé des trucs et le travail a commencé. De dieu, c’était mon premier accouchement et je ne m’attendais pas à une telle douleur. Ton père me disait « ça va passer…tu veux lire ? Tu veux regarder la télé ? » et moi j’avais envie de lui répondre « fiche moi la paix, la ferme…j’ai mal, tu comprends ça ? J’ai mal alors lâche moi avec tes conneries ! » d’ailleurs, je crois bien lui avoir broyé la main plus d’une fois !

Je te passe les détails, mais lorsque j’étais sur la table d’accouchement, le toubib a dit « si dans 30 minutes le bébé n’est pas sorti, on vous fait une césarienne ! » et moi j’ai répondu « non non, pas de césarienne, s’il vous plait ! »

Vingt minutes plus tard, je le suppliais « Pitié, faites moi une césarienne…J’ai trop mal, je vais crever, aidez moi ! »

 

Au fait Nadège, je t’ai dit que lorsque ton père a insisté pour assister à l’accouchement, la sage femme (la revêche femme plutôt) lui a dit (d’un ton mauvais) « si vous voulez, mais je vous préviens, si vous tombez dans les pommes, on vous sort par les pieds ! » et que le toubib avait un tablier de boucher, un masque sur la bouche et une calotte blanche sur la tête ? En plus, c’était une masse ce médecin…je te jure, je me croyais dans « massacre à la tronçonneuse ». Ah et au fait, y’avait pas la clim à cette époque. Il faisait une chaleur à crever. Lorsque j’ai perdu les eaux sur la table, ton père s’est écrié « y’a plein de moucherons qui arrivent par la fenêtre et ils viennent sur le truc qui coule de toi ! » et moi « vire les, c’est dégueulasse, vire les ! » …Imagine la scène : ton père en short et baskets, avec une blouse blanche (on aurait dit qu’il était à poil sous la blouse), transpirant à grosses gouttes, faisant des moulinets avec ses bras,  soufflant entre mes jambes pour dégager les bestioles. Moi, le cachalot échoué sur la table, gémissant, souffrant…oui, tu vois ce que ça donne hein ! Un vrai film comique ! Si je n’avais pas eu aussi mal, j’aurais rigolé !

Puis le travail a vraiment commencé et à 2H40, tu es enfin née…bon, il faut quand même dire que tu pesais 4,240 kg, que tu mesurais 51 cm (un sacré morceau)…venue sans césarienne, par la force de mes contractions, de ma volonté à pousser et de ton envie d’arriver.

Lorsque enfin ils t’ont posée sur moi (pendant qu’ils refermaient ce que ton passage avait éclaté…oui, 12 agrafes…ça aussi, ça fait mal) je t’ai serrée…ma petite fille, ma superbe petite fille qui me regardait…tu te rappelles ? On s’est reconnu de suite. Moi, je touchais tes petits pieds qui voilà 4H étaient en moi, faisaient des bosses sur mon ventre. Toi, tu écoutais ma voix…Ensemble, on se disait « c’est donc elle qui est moi ? » Tu sais Nadège, nous n’étions encore qu’une ! On se respirait, on se regardait et rien d’autre ne comptait.

Plus tard, lorsque j’étais dans ma chambre, je suis allée aux toilettes…et paniquée, j’ai sonné…une infirmière est arrivée et je lui ai crié « je crois que j’ai perdu un bout de foie ! ». Bien sûr, elle a rigolé « mais non, c’est un caillot de sang, c’est votre utérus qui finit de se vider ! »

Oui, j’avoue, j’étais vraiment tarte hein..mais je n’avais que 20 ans et je ne connaissais rien aux grossesses, bébé, utérus, sang…c’était une première pour moi !

Aujourd’hui, tu as 35 ans, tu es une femme heureuse. Tu as 2 merveilleuses petites filles…et au fait, je voulais te dire…Nadège, tu te rappelles lorsque enfant, tu me demandais quelque chose (de sortir le soir par exemple) et que je te répondais non ? Tu partais en faisant la tête, en marmonnant dans ta barbe « moi, plus tard, je ne dirai pas non à ma fille ! J’en ai marre de cette mère qui dit toujours non ! Moi, plus tard, jamais je ne serai comme elle ! » et maintenant, lorsque ta fille Talia te demande « maman, je peux sortir ce soir ? » et que tu lui réponds « non ! » et qu’elle insiste « mais pourquoi ? » et que tu répliques « parce que c’est comme ça ! » et qu’elle part en marmonnant « J’en ai marre de cette mère qui dit toujours non ! »…moi, je souris…non, en fait, je me marre, carrément !

Voilà, aujourd’hui 15 août 2015, tu as 35 ans…tu ne pèses plus 4,240 kg, tu as bien grandi, mais tu restes et resteras toujours mon bébé, ma petite-fille

 Avec tout ça, j’allais oublier : Bon anniversaire Nadège, très très bon anniversaire ma fille chérie.

Bon, j’avais mis une photo, mais tu ne l’aimais pas trop. Du coup, tu m’en as envoyé une autre…alors je remplace la mienne, histoire de te faire plaisir…mais peu importe la photo, tu es belle 🙂 🙂 

photo nadège

 

 

 

Je me souviens…Il y a 33 ans…je venais d’avoir 22 ans…

Le 16 avril 1982, à cette heure ci, je me levais,  me sentant un peu bizarre. Il faut dire que j’étais enceinte et que mon terme était prévu au 20 avril.

Je me souviens avoir bien déjeuné, pris ma douche…j’ai préparé Nadège (âgée de presque 2 ans), l’ai déposée chez la nourrice puis je suis allée au marché, rejoindre mon amie Sylvie (qui avait séché les cours). Je sentais bien que j’avais des contractions, que le travail commençait, mais j’avais décidé que je n’irais à l’hôpital qu’au dernier moment…j’avais trop souffert lors de mon premier accouchement (24 H).

Sur les coups de midi, avec Sylvie, nous sommes allées manger chez mes parents. J’ai quand même pris soin d’appeler Patrick (mon mari) pour lui expliquer « je suis chez mes parents, je vais manger. Dès que tu arrives, on va à l’hosto, je crois que je vais accoucher ! » puis sans aucun remord, j’ai dévoré ce que ma mère avait préparé.

Vers les 13H30, Patrick est arrivé. On a pris le temps de boire un café puis on s’est décidé…allez, il était temps d’y aller…direction Villeneuve-Saint-Georges, la maternité !

Arrivés là-bas, ils m’ont installée dans une chambre, m’ont enfilé une chemise, puis m’ont demandé d’attendre…ils allaient revenir m’examiner. J’ai quand même signalé « vous savez, je crois que ça ne va pas tarder ! » Mais oui, c’est ça, cause toujours !

Bref, un bon moment après (et moi, j’avais de plus en plus de contractions, de plus en plus de douleurs), un toubib s’est pointé et « écartez les jambes…alors, on en est où ma brave dame ? C’est votre 1er ? Votre 2ème ? Alors vous savez comment ça se passe hein ? Vous avez mal ? Bon dieu, je sens la tête…vite, vite, il faut l’emmener en salle d’accouchement, vite le travail est commencé ! » Je n’ai pas ricané, ni dit « je vous l’avais dit ! » j’étais trop occupée à souffrir !

Plus tard, ça y est, je suis installée en salle d’accouchement, l’action peut commencer !

A cette époque (on dirait que c’était au temps des dinosaures), pas de péridurale, pas de caméra ni d’appareil photo dans les mains du papa…juste l’équipe médicale, le père, s’il n’emmerdait personne, se faisant tout petit, et la femme enceinte, moi en l’occurrence ! 

Les contractions sont de plus en plus douloureuses, rapprochées…je commence à avoir bien chaud, à la sentir cette immonde douleur que j’avais oubliée..mais comment j’ai pu l’oublier ? Ah non de dieu, qu’est-ce que ça fait mal !

Le médecin commence à faire la gueule…j’ai beau pousser, mon bébé ne veut pas sortir…et le toubib me crie ces mots magiques « ne poussez plus ! » et j’ai envie de lui gueuler « et comment je fais connard ? Je ne peux pas ne pas pousser ! » mais je ne dis rien…je ne voudrais pas qu’en plus il m’en colle une…j’ai assez mal comme ça !

Le toubib m’engueule carrément « ne poussez plus du tout ! Votre bébé est coincé, vous allez le tuer ! » Et ben voyons, c’est tout à fait ce qu’il fallait dire…je pense très fort « ne plus pousser, ne plus pousser ! » Patrick commence à paniquer, à devenir blême…l’infirmière le fout carrément dehors, en lui disant « restez dans le couloir, on vous tient au courant ! » J’aurais pu insister pour qu’il reste, mais je me fous de tout car je ne pense plus, je ne crie plus, je ne respire même plus…je fais une fixation sur : ne plus pousser !

Autour de moi, c’est la panique…j’entends une infirmière dire « vite, sa tension chute ! » en parlant de la mienne…car à l’époque, il n’y a pas non plus de monitoring branché sur le bébé…c’était à l’ancienne…

Le toubib me dit « on va vous anesthésier et sortir le bébé avec les forceps sinon on le perd. Vous n’avez rien mangé à midi ? » « Euh si, un peu ! » « c’est quoi un peu ? » « euh…rillettes, steak, frites, fromage et gâteau ! » Il n’a pas dit « ben ça va la grosse vache, tu t’es bien éclatée dis donc ! » mais j’ai vu qu’il le pensait ! 

Il s’adresse à l’équipe médicale « allez, hop, lavage d’estomac puis anesthésie…allez, on se bouge ! » et effectivement, tout le monde se met à cavaler…sauf moi, affalée sur le lit…on me glisse un tuyau dans la gorge, on balance un produit dedans et beurk, cette sensation d’avoir l’estomac qui sort par la bouche, le nez, les oreilles…puis dans la foulée, on m’anesthésie !

Quelques temps plus tard, je sens qu’on me gifle, qu’on me gueule « réveillez vous, regardez votre petite fille…elle est superbe ! » J’ouvre les yeux et oui, je la vois, ma petite Karin née à 16H40, le 16 avril 1982…elle a la tête un peu en poire, un bleu sous l’oeil, une longue griffure sur le front…mais elle est là, posée sur ma poitrine, collée à moi, ma Karin toute rose, toute belle…

Et aujourd’hui, Karin a 33 ans…j’ai recompté plusieurs fois…oui, 33 ans…elle est et restera pour toujours ma caille, mon coeur, mon poussin…non, là, je déconne 🙂

Comme ses 7 frères et soeurs, ma Karin est et restera pour toujours ma petite…ils sont mes petits,  que j’aime plus que tout au monde…bon anniversaire ma fille !

Je rajoute des photos ? Tout d’abord, le père…Patrick, mon ex mari et mon vrai, réel, meilleur ami

PatrickMais oui, la photo est déformée…en vrai, il n’a pas tout à fait cette tête là 🙂

Et maintenant, au tour de Karin…Lorsque, discrètement, elle éclate de rire…ce rire si communicatif, si franc, si vivant

Karin éclate de rire 

Lorsqu’elle fait une sorte de moue…du style « j’en sais rien moi ! » ou alors « je m’en fous ! »

Karin fait la moue

 

 

Karin, plongée dans ses pensées…ou réfléchissant à la prochaine connerie qu’elle va sortir

Karin réfléchit

 

 

Et pour finir Karin dans le désert, posée, heureuse

Karin en voyage

 

Bon anniversaire Karin, à tes 33 ans de bonheur

 

 

Voilà 2 jours, je me réveillais âgée de 55 ans…la veille, je n’en avais que 54 ans…punaise, prendre 1 an en 1 nuit, forcément que ça se voit ! 🙂

Mais j’ai eu beau me tâter, me détailler, etc etc….je n’ai pas changé…peut-être que je ne m’en rends pas compte et que le changement est en moi. C’est surement pour cette raison que je ne le vois pas. 🙂

La sagesse aurait-elle envahi mon esprit sans que je m’en aperçoive ? 🙂

Je vais être moins enflammée, passionnée, entière lorsque intéressée par quelque chose…je suis donc devenue plus raisonnable ?

Je vais réfléchir intensément avant de dire quelque chose, ménageant les uns et les autres, choisissant mes mots, mon ton, mes expressions ?

Je ne m’emporterai plus lorsque je débattrai d’un sujet qui me met hors de moi ? Je ne serai plus à dégainer sur tout ce qui bouge ?

gif animé mamie énervée

 

Je vais donc être plus zen, moins excitée ?

gif animé chat zen

 

Peut-être que je vais être moins dépensière, épargnant pour mes vieux jours (qui sont déjà entamés) ? (point que je vais pouvoir vérifier dès cet après-midi puisque je vais faire les magasins avec ma fille :-))

Qu’est-ce qui a changé depuis samedi dernier ? Le fait que je me pose la question peut-être…mais sinon, pour le reste, pas certain qu’un an de plus ait changé quoique ce soit dans ma vie, dans ma façon d’être…mais bon, j’ai (j’espère) 1 année pour le vérifier ! 🙂

gif chat clin d'oeil et sourire

 

 

 

Je ne vais pas y aller par 4 chemins (comme un facteur qui se perd)…j’y vais (timbré) franco…je déteste les services de la poste…voilà, c’est dit !

gif animé la poste

 

Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’ils m’ont fait ? 

Le 18 septembre, c’était l’anniversaire de ma mère…oui, oui, elle a fêté ses 76 printemps…bon bref, parce que je suis une bonne fille, j’ai décidé de lui envoyer 4 cartes…histoire de fêter l’événement 4 fois au lieu d’une.

Le 12 septembre,  je vais à la poste, toute contente, je timbre mes cartes et hop, c’est dans la boite, direction Agde…sûre et certaine qu’elle les recevra à temps puisque je m’y prends 1 semaine à l’avance.

Et ben non ! Le 18 septembre, toujours pas de cartes dans sa boite aux lettres…zut, ça la fout mal ! Je ne peux pas lui dire « tu as reçu mes cartes ? » puisque c’est une surprise !

Le 19 septembre, ma mère m’appelle « j’ai reçu la carte d’anniversaire ! Oh merci, ça m’a fait trop plaisir ! »…Je ne dis rien, mais je pense tout bas « ah oui, et les autres, elles sont passées où ? »

Elles arriveront en prenant leur temps, 1 le lundi 22, l’autre le mardi 23…et la 4ème me direz vous ? Elle n’est pas encore arrivée ! Elle doit être coincée quelque part, attendant qu’on s’occupe d’elle…mais merde à la fin, j’ai payé le timbre qui assure le service postal…ça n’est pas compliqué bon sang : prendre le courrier posté à Toulouse et le transférer jusqu’à Agde !

Alors oui, je déteste la poste !

Hier, j’ai envoyé 5 petits paquets…ils contiennent des livres. Ces livres n’ont pas grande valeur marchande (des formats poche pour la plupart)…mais ils m’ont fait voyager, rêver, pleurer, rire, sourire…je les aime et j’ai eu envie de les faire découvrir à d’autres personnes.
J’ai pris mon temps :  j’ai fait des petits paquets

gif paquets cadeaux(euh…ils ne ressemblent pas vraiment à ça…y’a pas de papier cadeau, pas de noeud, pas d’étoiles, bref, rien à voir)

j’ai fait attention à bien écrire les adresses, j’ai timbré comme il fallait…et mes envois sont partis hier, avant la levée du soir.

 

La dame de la poste m’a dit (sur un ton pas trop aimable) « oui, ça arrivera demain, après-demain maximum ! »…j’ai eu envie de lui répliquer « oh tu déconnes là…j’suis sure que tu blagues ! Après-demain ? On ne me la fait pas à moi ! Tu es vachement drôle ! Un vrai clown ! » mais je n’ai rien dit (je ne voulais pas briser ses rêves).

 

Gif dame de la poste

 

Alors, suspens ! Quand est-ce que mes petits paquets arriveront chez leurs destinataires ? Les paris sont ouverts !

 

 

 

 

Il y a 30 ans, à cette même heure, j’étais à l’hôpital depuis 1 mois…ça vous rappelle une histoire que j’ai racontée voilà 2 semaines ? Et oui, je vais encore vous raconter une histoire d’accouchement, mais ça n’est pas le même..allez, je reprends…donc il y a 30 ans, j’étais à l’hôpital depuis 1 mois et j’en avais marre, mais vraiment marre (je n’étais pas encore à terme, à 3 ou 4 semaines près).

Vers minuit trente (oui, à la même heure que maintenant) je commence à avoir de bonnes contractions. Je ne veux pas appeler les infirmières car je sais qu’elles vont encore stopper l’accouchement. Donc, je me lève, je marche dans la chambre, je me penche pour essayer d’avoir moins mal,  je chante doucement (pour essayer de penser à autre chose)…je souffre, mais tant pis, je n’appelle pas…et ça dure, ça dure…pas moyen de me recoucher, de penser à autre chose.  Pour essayer d’accélérer le travail, à plusieurs reprises, je grimpe sur la cuvette des toilettes et je saute par terre…c’est idiot peut-être, mais je me dis qu’avec la pression, ça va dilater mon col et qu’enfin, je vais pouvoir aller en salle de travail…alors, je saute, je grimpe, je saute. J’avoue qu’en y repensant, je m’aperçois que c’était débile, que j’aurais pu tomber… .mais excusez moi, je n’avais que 24 ans, pas toute ma tête et ras le bol d’être à l’hôpital !  😕 

Vers 2H00 du matin, les contractions sont de plus en plus rapprochées, j’ai de plus en plus mal et la poche des eaux craque…là,  je peux appeler les infirmières et je sens que ça urge…alors, j’attrape la sonnette et j’appuie…5 minutes après, toujours personne…de nouveau, dring…encore 5 minutes et pas un bruit, personne ne vient…Je vais dans le couloir « y’a quelqu’un ? Hohé, je crois que je vais accoucher…quelqu’un pourrait venir m’aider ? » et là, une infirmière  me crie « retournez dans votre chambre, on arrive ! » « Ne traînez pas trop car je crois que j’accouche vraiment là ! » « Oui, oui, pas de panique, on arrive ! » et encore 5 minutes de plus à attendre…Je m’allonge et c’est bizarre, j’ai comme une envie de pousser…Tiens, voilà la sage-femme… »Je vais vous examiner. Alors, voyons voir ça ! Oh mais bon sang, vous êtes en train d’accoucher, je sens la tête ! » « Ben oui, il me semblait bien que..mais bon, c’est vous la sage-femme hein ? » Et la madame de paniquer et de se mettre à crier « vite, vite, elle accouche…venez m’aider, on l’emmène en salle de travail ! » et hop, me voilà partie, bien allongée dans mon lit, direction la salle d’accouchement.

Entre temps, une infirmière appelle d’urgence un toubib, lui indique où aller et on le rejoint au pas de course. Lorsque nous arrivons dans la salle, le toubib est tout jeune, tout tranquille. Pendant que la sage femme m’installe sur la table d’accouchement, me déshabille, le toubib me parle, tranquillement, tout en mettant ses gants… »Alors, c’est le grand jour ? Tout va bien ? » et moi, décontractée « je crois que je vais pousser là ! » Le toubib, perdant un peu de son assurance (il n’a enfilé qu’un gant) « attendez, attendez, bon allez-y alors ! » et hop, voilà Jennifer qui vient d’apparaître…il est 2H30.

On me la pose sur la poitrine, je la regarde…elle est belle, vraiment belle..toute petite, toute menue… »Alors c’est toi Jennie qui me donnait des coups de pied ? Tu cherches ta soeur ?  Ne t’inquiète pas, elle arrive…regarde moi ma chérie, je suis là, tu me reconnais ! » et Jennie me tend la main…Je lui touche le visage, les doigts, je l’embrasse…je pleure !

Le médecin me rappelle à l’ordre « la 2ème arrive, poussez ! » mais je sais que je n’ai pas besoin de pousser, voilà Stéphanie qui apparaît à son tour..il est 2H35…A son tour, elle est posée sur ma poitrine…elle aussi est magnifique, un peu plus boulotte que Jennie…Je la serre contre moi « Ah, te voilà ma petite Stéphie. Et toi aussi tu me reconnais ? Regarde, Jennie est déjà là, elle te cherche. » et je l’embrasse aussi, je la caresse de mon autre main…Je les sers toutes les 2 contre moi…mes 2 petites sont nées, il y a 30 ans jour pour jour…

 

Jennie et Stéphie

Jennie à gauche – 2,680 kg – 41 cm              Stéphie à droite – 3,020 kg, 41 cm

Sur la photo, elles ont 2 jours.

Il y a 30 ans, mes petites voyaient le jour…bon anniversaire mes filles chéries

 

 

 

 Nous sommes le 3 juin 2014 et c’est une journée spéciale, vraiment spéciale…il y a 17 ans, je mettais au monde mes 2 dernières filles et ce ne fut pas sans douleur !

J’aurais pu vous raconter comment s’est passé l’avant  accouchement : 1 mois d’hôpital car mon col s’ouvrait trop tôt, le toubib qui ne voulait pas que j’accouche alors que j’étais à 4 semaines du terme, une sage femme qui a eu pitié de moi et qui à l’aide d’une infirmière à califourchon sur mon ventre (et qui m’appuyait dessus comme une malade) a crocheté la poche des eaux, le liquide qui se répandait, la douleur, horrible,…

J’aurais pu vous raconter l’accouchement par lui même : ces putains de contractions, qui arrivent et qui donnent envie d’hurler, de s’échapper de ce corps. Le monde dans la salle d’accouchement (une naissance gémellaire, quelle aubaine pour les stagiaires). Cette jeune sage femme qui me tient la main et qui me dit « ça va passer, la douleur ne va pas durer. » et moi qui lui réponds « vous vous foutez de moi. Je sais que ça ne fait que commencer, que je vais en baver…j’ai mal mal…et ça ne s’arrête pas. »

J’aurais pu vous raconter lorsque le toubib m’a dit « il faut pousser maintenant…allez y, poussez ! » et qu’enfin j’ai pu pousser, ce que j’avais hâte de faire (la délivrance…oui, oui !)…et que oui, j’ai poussé, poussé jusqu’à entendre le cri de mon bébé, de ma petite Léna…qu’on m’a posée sur le ventre, doucement. Avec mon bras, je l’ai serrée contre moi. Elle me regardait, là, sans bouger. Une puéricultrice a tendu le bras pour me la prendre et j’ai dit « non, je la garde ici »…on m’a répliquée « mais il y a l’autre à sortir. Vous êtes sure que vous allez pouvoir la tenir ? » « Oh oui, je suis sure. Laissez là, je sais ce que je fais »…et de recommencer… »poussez Madame, allez y, je vois la tête ! » Et oui, je pousse jusqu’à ce que j’entende « stop, ne poussez plus. Il y a le cordon autour du cou. Ne poussez plus, elle va s’étouffer ! » Alors, tout en regardant Léna que je tenais contre moi, j’ai tout arrêté…et je dois dire que ça n’est pas si facile…Ils se sont mis à chercher un ciseau…qu’ils ont finalement trouvé et le toubib a délicatement coupé le cordon, libérant ma petite. Je ne voyais pas ce qui se passait mais une des stagiaires m’expliquait. Puis j’ai de nouveau entendu cette phrase « c’est bon, on arrive au bout, allez y poussez ! » et hop, je pousse, je pousse…et Lorine, enfin, est apparue. De suite, on me l’a posée sur moi, là contre sa petite soeur.

Ce que je voulais raconter, c’est ce moment unique où toutes les 3 nous ne formions encore qu’une, serrées les unes aux autres…Mes petites me fixaient. Je les caressais, je les embrassais, je leur parlais, je pleurais…puis en même temps, elles se sont regardées intensément et je suis sure de les avoir vu se sourire. Après, ils les ont emportées pour les peser, mesurer, etc etc…puis enfin on me les a ramenées, mes bébés, mes petites dernières.

Oui, j’aurais pu  raconter tout ça, mais je préfère juste dire :

Bon anniversaire Léna et Lorine …je vous aime mes petites, je vous aime…tellement !

 

mes petites

(petite précision : ça n’est pas une photo des petites au moment de leur naissance…

Ouille ouille ouille, j’aurais pu pousser, pousser, je ne crois pas que je serais parvenue à les faire sortir, impossible, même avec la meilleure volonté du monde !)

 

 

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