Anastasie

 

Comme chaque semaine, pour la communauté  1914 - 2014, je publie un article relatif à la 1ère guerre mondiale.

Cette semaine, j’ai choisi de parler de la presse française ou plutôt de la non presse…vous allez comprendre pourquoi !

Dès le début du conflit, le gouvernement a pour objectif : la France, les français doivent rester optimistes, coûte que coûte !

On met donc en place, dès le 5 août 1914, une censure baptisée « Anastasie » : les autorités militaires ont le droit de suspendre ou d’interdire toute publication périodique. La presse doit jouer le jeu de l’Union sacrée…il faut maintenir le moral des français ! Allez, c’est parti pour le mensonge patriotique, on ne parle pas, on ne montre pas l’effroyable vérité…

Aucun journal n’est épargné par Anastasie. Un bureau de presse est créé au ministère de la guerre, à Paris, et contrôle les articles avant parution…pas d’information militaire pouvant aider l’ennemi ni de passages défaitistes ! 

Interdiction est faite, notamment de :

– parler des stratégies militaires

– faire état du nombre de canons, avions, obus et autres attirails militaires français

– faire état du nombre de blessés, tués ou prisonniers

– attaquer le commandement

– exercer « une influence fâcheuse sur l’esprit de l’armée et des populations ».

Au moment de mettre sous presse, l’épreuve complète du journal est envoyée à la censure. Par téléphone, les censeurs indiquent les articles, passages ou phrases à supprimer. Si les pages sont déjà prêtes pour l’imprimerie, un ouvrier gratte les mots censurés avec un outil appelé « échoppe ». Le lendemain, le journal paraît alors avec des « blancs » et inquiète le lecteur français : qu’a-t-on voulu lui cacher ?

Dans les tranchées, les poilus ont inventé une expression pour désigner l’action de cette presse qui fait le jeu de la propagande en imprimant de fausses interviews, de mauvaises informations, cette presse qui ment…ils appellent ça le « bourrage de crâne » !

« Ma blessure ? Ça ne compte pas… Mais dites bien que tous ces Allemands sont des lâches et que la difficulté est seulement de les approcher. Dans la rencontre où j’ai été atteint, nous avions été obligés de les injurier pour les obliger à se battre. » dans Écho de Paris – 15 août 1914, Récit d’un blessé

« A part cinq minutes par mois, le danger est très minime, même dans les situations critiques. Je ne sais comment je me passerai de cette vie quand la guerre sera finie. Les blessures ou la mort… c’est l’exception » dans Petit Parisien du 22 mai 1915, Lettre de soldat

Autre exemple, la Une de l’Ouest-Eclair du 15 septembre 1914 …en cliquant sur l’image ci-dessous, vous arriverez sur le site « centenaire.org » et vous pourrez ainsi découvrir une sélection commentée d’articles des journaux de l’époque…il faut le lire pour le croire !

ouest éclair

 

 

ou cet article paru dans le petit parisien du 11 octobre 1914 (cliquez sur l’image pour la voir en plus grand)

moral des troupes

 

 

Il faut aussi publier des articles et images haïssables de l’ennemi…caricatures, représentations des ruines des bâtiments détruits par les troupes allemandes…il faut à tous prix comprendre que l’allemand est cruel, sauvage !

affiche crimes allemands

 

Mais ce « bourrage de crâne » a ses limites…souvent simpliste, il en devient ridicule…alors, on met en place une autre méthode. En 1916, le ministre de l’intérieur fait insérer dans les journaux locaux des récits « des actions glorieuses de nos soldats », qui porteront la mention « récit d’un témoin militaire »…ce sont bien sûr des lettre inventées de toutes pièces…

Mais la population n’y croit plus…la guerre s’installe, les morts, blessés sont de plus en plus nombreux…et quoiqu’en dise la presse, les français savent !

Vous avez envie de feuilleter les journaux de l’époque ? Mais oui, c’est tout à fait possible…cliquez donc sur l’image ci-dessous

Gallica

 

 

Vous avez envie d’aller faire un tour sur la communauté, y voir, lire tous les articles…pas de problème…cliquez sur le logo, là, ci-dessous

1914 - 2014

 

 

 

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