accueil

 

Le magazine américain Time a demandé au photographe Sanna Dullaway de coloriser des photos des populations qui ont migré pendant la 2ème guerre mondiale.

La réalité d’hier ressemble à celle d’aujourd’hui. Seuls, les acteurs ont changé : ils étaient européens, aujourd’hui, ils sont Syriens, Afghans, Iraquiens, etc etc

Regardez bien ces photos…peut-être que vous reconnaîtrez un membre de votre famille !

14 décembre 1945 – Les seuls survivants parmi 150 polonais qui ont marché de Lodz (Pologne) à Berlin (467 km) dans l’espoir de trouver de la nourriture et de l’aide. Blottis sous les couvertures, ils espèrent être récupérés par un train de l’armée britannique

photographie Time

(Source : Fred Ramage/Keystone/Getty Images/photo colorisée par Sanna Dullaway)

 

10 août 1944 – Des réfugiés français sur la route pour retourner chez eux à Saint-Pois

Photographie du Time

(source : AP Photo)

 

1940 – Une famille de réfugiés belges marche vers la France

Photographie du Time

(source : Three Lions/ Getty Images)

 Pour voir d’autres photos, lire l’article, il suffit de cliquer ICI – Site Positivr

 

Toujours sur le site de Positivr.fr, il est écrit « qu’on ne peut pas comprendre les réfugiés sans ressentir la guerre. Or, en France, nous ne sommes plus très nombreux à savoir ce que sont réellement l’exode, la peur, la faim, le froid, les bombardements. » Une ONG « Save the children (sauver les enfants) a réalisé (il y a 2 ans) une vidéo pour sensibiliser l’Europe au sort réservé aux jeunes Syriens. Dans cette vidéo, la guerre se passe en Angleterre. On y suit le quotidien d’une petite fille fille heureuse dont le destin va basculer

 [youtube]https://www.youtube.com/watch?v=RBQ-IoHfimQ[/youtube]

Cet épisode se termine par cette phrase :

« Ce n’est pas parce que ça ne se passe pas ici que ça ne se passe pas. »

 

Une 2ème vidéo a vu le jour, voilà quelques mois

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=nKDgFCojiT8[/youtube]

Et cette vidéo se conclut par une autre phrase :

« Ca se passe ici. Ca se passe maintenant. »

 

J’avais écrit un long article, exprimant mon dégoût, mon mépris envers ceux qui refusent d’accueillir les réfugiés…puis je me suis dit « à quoi bon ? De toutes façons, la plupart ne lisent même pas ! »…alors je vais poser de simples questions « et si cette petite fille c’était vous et votre famille ? Vous n’aimeriez pas être secourus, accueillis, sauvés ? »

Et je finirai par ma phrase à moi, qui exprime, sans colère, ce que je ressens (alors que j’ai envie d’insulter mais je me retiens) :

« Toi qui crie ou pense « je ne veux pas de réfugiés dans mon pays ou près de chez moi ! » je te crache à la gueule, je te méprise, tu n’es pas digne de penser ! »

 

 

 

 

 

Je ne peux pas imaginer qu’on ne fait rien…et pourtant, si…c’est une réalité : personne ne fait rien !

Chaque jour, des milliers de personnes essayent d’accoster sur les plages de Grèce ou d’ailleurs …chaque jour, des centaines d’entre elles meurent, noyées…et l’on continue de ramasser les corps, sans que ça n’émeuve plus personne !

Imaginez vous dans leur situation…imaginez, juste quelques minutes…

(j’ai écrit ce que me soufflait mon imagination…sans être larmoyante ou pousser le sentimentalisme à fond…j’ai juste écrit une réalité, qui se passe, là, maintenant, pendant que tu lis)

Je suis une petite fille de 10 ans. Je vis dans une ferme en Syrie avec mes parents et mes 2 petits frères de 2 et 4 ans. A la maison, il y a la radio, à manger puis nous avons des champs, des chèvres, un poulailler. Tous les jours, je vais à l’école du village. Tout est parfait jusqu’au jour où on entend à la radio que le pays est en guerre. Personne ne se bat encore par chez nous, mais tout le monde s’inquiète. On continue de vivre normalement mais mon père dit qu’il faut se préparer. Un jour, on voit qu’il y a le feu dans d’autres fermes, on entend des cris qui viennent du village. Mon père nous dit que ça va aller, qu’il ne va rien nous arriver. Le soir, on se couche. Je vois bien que maman tourne en rond, en pleurant. Papa essaye de la rassurer en lui disant « on va s’en sortir, ça va aller ! » mais j’ai l’impression que même lui n’y croit pas. Dans la nuit, ma maman nous secoue, mes petits frères et moi, et nous dit « vite, vite, il faut partir. Mon coeur (c’est à moi qu’elle parle), prends Nasser dans tes bras, on part se cacher ! » J’ai peur, tellement peur, mais je ne dois pas pleurer. J’attrape Nasser, je le serre fort contre moi et je cours, je cours. J’ai mal aux jambes, je ne sens plus mes bras. Nasser s’accroche à mon cou et il pleure. Je lui répète doucement « ne pleure pas. Ils vont nous entendre et nous attraper. Il ne faut pas faire de bruit. » Tous les 5, nous prenons le chemin et mon père m’explique qu’avec l’argent qu’il avait mis de côté pour acheter d’autres champs, il a payé quelqu’un qui va nous faire traverser pour l’Europe. Ah l’Europe…Paris, Londres…j’en ai tellement entendu parler à la radio…mais là, en ce moment j’ai peur et parfois j’ai du mal à courir tellement je suis fatiguée. Nasser est lourd, mais je ne peux pas le poser. Il est trop petit pour marcher aussi longtemps. Enfin, on arrive au bateau. Avec plein d’autres gens qui crient, qui pleurent ou qui simplement gémissent sans bruit, nous montons dans un bateau en plastique. Nous sommes nombreux et ça ne tient pas trop bien sur l’eau. Il fait tout noir, l’eau est froide et je ne sais pas nager. Je suis terrorisée ! Mon papa n’arrête pas de me dire « ça va aller. Regarde, je te mets un gilet et si le bateau coule, tu pourras flotter ! » Mais pour mes petits frères, il n’y a pas de gilet assez petits. Alors papa et maman les serrent contre eux. Le bateau s’en va doucement. Il a du mal à avancer et je sens bien qu’il peut couler à tout moment. Mais je ne dois pas pleurer, je ne dois pas faire de bruit car on arrive près des côtes, c’est un monsieur qui nous l’a dit. Les vagues font bouger le bateau. Ca fait des heures que nous sommes assis, entassés et que personne ne parle. Puis, je ne sais pas ce qui se passe. Je crois qu’une vague plus forte que les autres a fait chavirer le bateau. Je coule, j’ai peur, j’hurle mais j’ai plein d’eau dans la bouche…je ne peux plus respirer…avec mon gilet, je peux rester hors de l’eau mais je panique tellement que je bois sans arrêt la tasse. « Papa, maman, au secours ! » Autour de moi, il y a plein de gens qui hurlent, qui essayent de m’agripper…Tout près, je vois un bateau et quelqu’un attrape mon gilet avec une perche. Sur le bateau, on me donne une couverture et on me met dans un coin. J’attends, j’ai froid, j’essaye de voir s’il y a papa, maman, mes petits frères, mais je ne les trouve pas. Alors je pleure, je ne peux plus m’arrêter. Plus tard, on nous a emmenés sur une plage. Nous sommes tous descendus. J’ai encore cherché mes parents mais ils ne sont pas là. On les a peut-être emmenés sur une autre plage ! Oui, ça doit être ça…parce qu’ils ne peuvent pas être morts…je suis une petite fille de 10 ans, j’étais en Syrie, dans une ferme, avec mes parents et mes petits frères…avant, je vivais !

Et que va devenir cette petite fille ? Que vont devenir les milliers d’autres comme elle ? Il faut juste les laisser se noyer pour se débarrasser du problème ?

 

photographieUn bébé, victime du naufrage d’un bateau de réfugiés entre la Turquie et l’île grecque de Lesbos, le 30 janvier 2016 (AFP/Ozan Köse)

 

photographieEpave du bateau de réfugiés qui a fait naufrage près de la côte turque le 30 janvier 2016 (AFP/Ozan Köse)

Pour lire et s’informer, prendre conscience du drame, cliquer sur le lien ICI  Attention, photos douloureuses, horribles…je n’ai pas pu tout regarder.

 

J’ai une maison où je pourrais accueillir des personnes qui ont besoin de nous. Je pourrais leur offrir une certaine sécurité, un réconfort, puis les aider à apprendre le français, à comprendre notre culture…et je ne peux rien faire, je ne peux que rester là, les bras croisés et assister impuissante à ce massacre organisé !

Au fait, je ne veux pas de commentaire du genre « oui, mais il y a les SDF de France qu’il faudrait d’abord secourir ! » ou « qu’on aide déjà ceux de France qui en ont besoin » ou je ne sais quelle autre réponse absurde ! 

J’aimerais, je voudrais qu’on me donne la marche à suivre pour aider…car pour le moment, je n’ai rien trouvé de sérieux sur le net ni ailleurs.

 

 

 

Besoin d’un pro au meilleur prix ?

Vous recherchez un traiteur, un pro du spectacle, etc etc...quelque soit votre besoin, Lememo.com vous le trouvera...par exemple, s'il vous faut un DJ...cliquez ci-dessous !

logo

 

Besoin d’un chauffeur ?

A Montpellier (et dans les environs), pour être transporté n'importe où, il faut appeler Tommy's line :

cliquez  ci-dessous pour accéder au site

Logo VTC

Cliquez ci-dessous pour obtenir un devis

Allez y, cliquez !

Fouillez dans les catégories

Nombre de visiteurs

Compteur Global gratuit sans inscription

Abonnez-vous, c’est gratos

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation!