Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tous savoir) Communauté 1915 - 2015 parlera des femmes… »Journée Internationale de la Femme » oblige.

Je pourrais vous citer des textes, vous mettre des photos, etc etc pour vous décrire la condition des femmes pendant la grande guerre. J’ai consulté plein de docs, lu énormément d’articles…et je vais faire simple, en ne retenant que quelques exemples. 

 

Pendant la grande guerre, les femmes font marcher le pays. Les hommes sont partis se battre et les récoltes sont ramassées, les terres labourées, les administrations, les transports fonctionnent. Les femmes ont pris le relais et s’en sortent bien ! Pourtant, les salaires ont tous été baissés : Une femme ne peut pas gagner autant qu’un homme voyons !

 

Puis les femmes travaillent et n’enfantent plus ! Elles pourraient décider de ne plus être que des ventres et il faut empêcher ça. Certaines usines décident de mettre en place une facilité pour les mères.

Extrait d’une affichette apposée dans un atelier des établissements « la Feuillette », usine de munitions à Meudon

« Aux mères des petits enfants de France :

– Toute ouvrière obligée de quitter l’usine pour prendre les soins exigés par la maternité reçoit une prime de 50 francs.

– La naissance d’une fille donne droit à 100 francs. La naissance d’un garçon donne droit à 200 francs.

– Une pouponnière est installée dans l’usine. »

Au passage, vous avez remarqué ? La prime pour un garçon est bien plus rentable que celle d’une fille…

Le salaire journalier d’une femme travaillant dans une usine de munitions est de 6 francs par jour, pour 12 à 14 heures de travail, debout, 6 jours par semaine.

Il est dit que « le salaire d’un homme est payé pour la famille, celui d’une femme est le salaire d’un individu »…comme si la femme travaillait pour son plaisir !

 

La guerre se termine. Que deviennent les travailleuses ?

Après le 11 novembre 1918, les usines de guerre commencent à licencier en masse. 

Le 13 novembre 1918, Louis Loucheur adresse un avis « aux ouvrières des usines et établissements de l’Etat travaillant pour la Défense Nationale » :

« A l’appel du gouvernement de la République, vous avez abandonné vos occupations habituelles pour venir travailler à la fabrication des munitions de guerre. Aujourd’hui, la victoire à laquelle vous avez contribué par votre travail est acquise ; il n’y a plus lieu de fabriquer des explosifs. En retournant à vos anciennes occupations, en vous employant à d’autres travaux du temps de paix, vous serez utiles à votre pays. »

Démobilisation brutale des femmes et procédés expéditifs. Les femmes sont licenciées en masse, très souvent sans indemnités. Elles doivent retourner à leurs marmites !

Témoignage de l’une d’elles, du 1er mai 1919 :

« Depuis six ans, mon mari est sous les drapeaux. J’ai trimé pendant la guerre. Je travaillais chez Citroën. J’y ai sué le sang et laissé jeunesse et santé. Licenciée en janvier, c’est la grande misère. »

Les femmes sont obligées de travailler pour vivre…on va leur proposer l’administration, le secrétariat, le ménage, etc etc

 

Et pour la petite histoire : 

Avant 1914, les tirailleurs sénégalais emmenaient femmes et enfants sur les lieux de guerre. « Madame Tirailleur » assurait l’intendance pour son mari et il lui arrivait aussi de préparer les repas pour quelques-uns de ses camarades célibataires qui profitaient ainsi de la popote familiale. Mais « Madame Tirailleur » participe aussi aux opérations militaires, approvisionne son mari en munitions, recharge les armes sous le feu de l’ennemi… »Madame Tirailleur » partage les risques du combat aux côtés de son mari, parfois jusqu’au sacrifice suprême.

Quelques comportements exceptionnels ont même parfois été cités à l’ordre de l’armée comme « Mouina, épouse du caporal Goumier Ahmed Yacoub, blessée mortellement au combat de Talmeust en distribuant des cartouches sur la ligne de feu ».

Madame Tirailleur

Lorsque les tirailleurs sénégalais furent appelés à combattre en France à partir de l’été 1914, ils ne furent plus accompagnés par leurs femmes.

 

Pendant la grande guerre, la femme a commencé à se libérer. Tout d’abord en travaillant puis en prenant son indépendance financière…mais ça n’a pas duré ! Bien sûr, certaines ont su profiter de cette liberté et l’ont conservée. Pour les autres, elles ont repris leurs « bonnes » habitudes et ont fait ce qu’on leur demandait : « la fermer » !

Aujourd’hui, en France, la femme a trouvé une certaine liberté. Et pourtant, les inégalités n’ont pas disparu…qu’elles soient salariales, professionnelles, d’avenir…l’homme est toujours bien mieux considéré  qu’une femme.

Par exemple, la candidature de l’homme sera favorisée à l’embauche, car lui, ne partira pas en congé maternité. Puis on pourra lui demander de faire des heures sup puisqu’il n’a pas besoin de s’occuper des enfants. Il ne sera pas non plus absent pour enfants malades, etc etc…bien que les temps, les moeurs changent, ces idées absurdes restent ancrées dans les esprits…

Dans d’autres pays, les femmes sont considérées comme du bétail…pire, elles ont moins de valeur que le bétail ! Les femmes n’ont aucune liberté, doivent se couvrir des pieds à la tête…considérées comme les suppôts de Satan, elles ne doivent être que des ventres, que des reproductrices, des femmes de ménage, des cuisinières…en dehors de ça, on leur demande de se taire, de ne pas avoir d’opinion, ni de culture, etc etc…elles n’ont aucune place dans la société.

Mais bon dieu, la femme est la mère de l’homme…quand est-ce que tous vont comprendre ça ?

 

7 Responses to J’ai Testé la femme…galère, encore et toujours !

  • jill bill dit :

    Bonjour Florence… Quand il a fallut on savait se servir de la femme bien courageuse et puis la remettre à sa place, épouse et mère !! J’apprends pour l’épouse du tirailleur… tu parles d’un voyage avec monsieur et enfants !!! Merci pour cet article qui en fait l’éloge, dommage que de nos jours Eve n’a tjs pas sa place dans certaines sociétés… bon dimanche @+ jill

  • josiane dit :

    [la femme est la mère de l’homme] oublié après la petite enfance pour beaucoup !….
    Bon dimanche ensoleillé

  • jazzy57 dit :

    Bien vu ton article de la femme pendant la guerre et juste après . C’est vrai que tout n’est pas encore gagné pour les occidentales certains verraient très bien un retour en arrière avec femme au foyer systématique , je pense à un certain parti et à quelques réflexions entendues par ci par là . Bon sang mais que les gens se réveillent .
    Quant au reste du monde je ne comprends pas que le sort de ces femmes voilées soit un but dans la vie pour certaines jeunes filles occidentales .
    Bon dimanche
    Bisous

  • kprice dit :

    Bonjour Florence …
    Tout ce que tu dis là est malheureusement trop vrai. Jamais et nulle part la femme n’a eu la place qu’elle mérite … je ne dis pas qu’elle doit être « supérieure » … non, juste « à sa place » … c’est à dire juste considérée comme n’importe quel être humain … ni plus ni moins ! … Mais on est encore très loin d’en arriver là … les mentalités ayant hélas bien du mal à évoluer.
    Bon allez, je vais essayer de faire un petit article … juste pour montrer qu’après tout blondes, brunes ou rousses … jaunes, rouges, noires ou blanches … on ne compte pas pour des prunes ! 😉

    Bisous Florence … et merci pour cette mise à l’honneur bien légitime 😉

  • mamazerty dit :

    bel article clair et net, Florence, je passe te faire coucou….

  • clara65 dit :

    Une fois de plus, j’aime bien ton coup de gueule !
    Ici à Tarbes, il y avait un arsenal (Giat) qui a fermé maintenant depuis plusieurs années.
    Avant la guerre, il y avait à peu près 1500 ouvriers, en 1916-17, ce chiffre a atteint 16000 ! dont la majorité de femmes qui venaient de tout le département, à pied, à vélo, en train, en autocar.. et qui bossaient comme des malades pour faire du matériel militaire. Elles étaient bien sûr sous-payées et ont fait des grèves, même par temps de guerre !
    Puis, ils se sont aperçus dans les hautes sphères (là où ils pensent toujours bien, si tu vois ce que je veux dire !) que, si les poilus n’avaient pas de permissions comme ce fut le cas longtemps, et que les femmes bossaient, la France n’allait pas du tout se repeupler, pour faire de la chair à canon, alors, ils sont lâchés du lest et les ont incités à faire crac-crac le plus possible !! Si ça, ce n’est pas prendre les gens pour des cons !
    Et tu penses bien que les pauvres soldats des colonies françaises étaient encore plus maltraités.
    De toute façon, je crois qu’on est sans cesse manipulés et que cela dure. Quand j’entends Valls avoir peur du FN, il serait temps et ne serait-il pas un peu responsable avec la droite bien sûr, de cette poussée ? Voilà qu’il appelle à faire front, moi je veux bien, mais juste pour éviter cette catastrophe, il faut leur donner un blanc-seing ? Pour moi, c’est non, je voterai blanc, car là aussi, ils nous prennent pour des cons. Ils n’ont qu’à faire attention à ce que leur disent les militants et les sympathisants, mais avant.
    Voilà, chère Florence, je m’échauffe un peu les sangs, là, donc j’arrête.
    Bises et bonne soirée.

  • martine dit :

    Bonjour Florence
    Tu sais, le temps passe et je crois que la femme ne sera jamais l’égale de l’homme. Il y a des progrès, c’est sûr, mais il y a encore tellement à faire. L’homme aussi peut s’occuper d’un enfant malade, non ?
    Ton article était une fois de plus très intéressant.
    On a eu un temps magnifique hier aussi, c’est bien agréable.
    J’ai regardé un film hier que j’ai adoré. Dur, très dur, mais bouleversant aussi. Je ne sais pas si tu l’as vu « 12 years a slave ».
    Bonne journée et gros bisous
    martine

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