Chronique 14 – 18

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tous savoir) Communauté 1915 - 2015 parlera des femmes… »Journée Internationale de la Femme » oblige.

Je pourrais vous citer des textes, vous mettre des photos, etc etc pour vous décrire la condition des femmes pendant la grande guerre. J’ai consulté plein de docs, lu énormément d’articles…et je vais faire simple, en ne retenant que quelques exemples. 

 

Pendant la grande guerre, les femmes font marcher le pays. Les hommes sont partis se battre et les récoltes sont ramassées, les terres labourées, les administrations, les transports fonctionnent. Les femmes ont pris le relais et s’en sortent bien ! Pourtant, les salaires ont tous été baissés : Une femme ne peut pas gagner autant qu’un homme voyons !

 

Puis les femmes travaillent et n’enfantent plus ! Elles pourraient décider de ne plus être que des ventres et il faut empêcher ça. Certaines usines décident de mettre en place une facilité pour les mères.

Extrait d’une affichette apposée dans un atelier des établissements « la Feuillette », usine de munitions à Meudon

« Aux mères des petits enfants de France :

– Toute ouvrière obligée de quitter l’usine pour prendre les soins exigés par la maternité reçoit une prime de 50 francs.

– La naissance d’une fille donne droit à 100 francs. La naissance d’un garçon donne droit à 200 francs.

– Une pouponnière est installée dans l’usine. »

Au passage, vous avez remarqué ? La prime pour un garçon est bien plus rentable que celle d’une fille…

Le salaire journalier d’une femme travaillant dans une usine de munitions est de 6 francs par jour, pour 12 à 14 heures de travail, debout, 6 jours par semaine.

Il est dit que « le salaire d’un homme est payé pour la famille, celui d’une femme est le salaire d’un individu »…comme si la femme travaillait pour son plaisir !

 

La guerre se termine. Que deviennent les travailleuses ?

Après le 11 novembre 1918, les usines de guerre commencent à licencier en masse. 

Le 13 novembre 1918, Louis Loucheur adresse un avis « aux ouvrières des usines et établissements de l’Etat travaillant pour la Défense Nationale » :

« A l’appel du gouvernement de la République, vous avez abandonné vos occupations habituelles pour venir travailler à la fabrication des munitions de guerre. Aujourd’hui, la victoire à laquelle vous avez contribué par votre travail est acquise ; il n’y a plus lieu de fabriquer des explosifs. En retournant à vos anciennes occupations, en vous employant à d’autres travaux du temps de paix, vous serez utiles à votre pays. »

Démobilisation brutale des femmes et procédés expéditifs. Les femmes sont licenciées en masse, très souvent sans indemnités. Elles doivent retourner à leurs marmites !

Témoignage de l’une d’elles, du 1er mai 1919 :

« Depuis six ans, mon mari est sous les drapeaux. J’ai trimé pendant la guerre. Je travaillais chez Citroën. J’y ai sué le sang et laissé jeunesse et santé. Licenciée en janvier, c’est la grande misère. »

Les femmes sont obligées de travailler pour vivre…on va leur proposer l’administration, le secrétariat, le ménage, etc etc

 

Et pour la petite histoire : 

Avant 1914, les tirailleurs sénégalais emmenaient femmes et enfants sur les lieux de guerre. « Madame Tirailleur » assurait l’intendance pour son mari et il lui arrivait aussi de préparer les repas pour quelques-uns de ses camarades célibataires qui profitaient ainsi de la popote familiale. Mais « Madame Tirailleur » participe aussi aux opérations militaires, approvisionne son mari en munitions, recharge les armes sous le feu de l’ennemi… »Madame Tirailleur » partage les risques du combat aux côtés de son mari, parfois jusqu’au sacrifice suprême.

Quelques comportements exceptionnels ont même parfois été cités à l’ordre de l’armée comme « Mouina, épouse du caporal Goumier Ahmed Yacoub, blessée mortellement au combat de Talmeust en distribuant des cartouches sur la ligne de feu ».

Madame Tirailleur

Lorsque les tirailleurs sénégalais furent appelés à combattre en France à partir de l’été 1914, ils ne furent plus accompagnés par leurs femmes.

 

Pendant la grande guerre, la femme a commencé à se libérer. Tout d’abord en travaillant puis en prenant son indépendance financière…mais ça n’a pas duré ! Bien sûr, certaines ont su profiter de cette liberté et l’ont conservée. Pour les autres, elles ont repris leurs « bonnes » habitudes et ont fait ce qu’on leur demandait : « la fermer » !

Aujourd’hui, en France, la femme a trouvé une certaine liberté. Et pourtant, les inégalités n’ont pas disparu…qu’elles soient salariales, professionnelles, d’avenir…l’homme est toujours bien mieux considéré  qu’une femme.

Par exemple, la candidature de l’homme sera favorisée à l’embauche, car lui, ne partira pas en congé maternité. Puis on pourra lui demander de faire des heures sup puisqu’il n’a pas besoin de s’occuper des enfants. Il ne sera pas non plus absent pour enfants malades, etc etc…bien que les temps, les moeurs changent, ces idées absurdes restent ancrées dans les esprits…

Dans d’autres pays, les femmes sont considérées comme du bétail…pire, elles ont moins de valeur que le bétail ! Les femmes n’ont aucune liberté, doivent se couvrir des pieds à la tête…considérées comme les suppôts de Satan, elles ne doivent être que des ventres, que des reproductrices, des femmes de ménage, des cuisinières…en dehors de ça, on leur demande de se taire, de ne pas avoir d’opinion, ni de culture, etc etc…elles n’ont aucune place dans la société.

Mais bon dieu, la femme est la mère de l’homme…quand est-ce que tous vont comprendre ça ?

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo ci-après pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 parle de camouflage…encore un « détail de guerre » que je ne connaissais pas.

Pendant la 1ère guerre mondiale, les torpilles tirées par les sous marin n’avaient pas de guidage automatique. Pour viser un bateau, il fallait que l’équipage du sous marin estime la distance, la vitesse et la direction de la cible, de façon à tirer sur la trajectoire du bateau.

En avril 1917, Sir Norman Wilkinson, peintre de profession et lieutenant réserviste dans la Royal Navy, apprend les ravages causés par les U-boote (sous marins allemands) sur les bateaux du Royaume Uni. Il réfléchit alors à un moyen de soustraire les navires à la vue des périscopes. Il a l’idée de peindre des motifs en lignes brisées pour décorer les navires et ainsi embrouiller les sous marins…le camouflage Dazzle est né !

Le navire marchant SS Industry est le premier à être peint de la sorte et le test étant concluant, cette innovation est immédiatement adoptée. Une unité  de camouflage spécialisée est créée et installée à Londres. C’est le lieutenant Wilkinson, aidé d’environ 24 artistes, qui la dirige. 

L’objectif de ce camouflage n’est pas de cacher le navire, mais d’empêcher l’adversaire d’identifier avec précision le type de navire, ses dimensions, sa vitesse et son cap…son efficacité repose sur l’illusion d’optique créée par les motifs entrecroisés, de couleurs vives, qui perturbent la vision d’un observateur utilisant un télémètre mécanique. Celui-ci se retrouve incapable de déterminer s’il voit la proue ou la poupe, si le navire se rapproche ou s’éloigne.

Ce camouflage sera très utilisé à la fin de la 1ère guerre mondiale. Son efficacité n’a jamais été véritablement démontrée, mais il a eu le mérite d’améliorer le moral de l’équipage. De plus, il a également eu un impact positif auprès des civils : voir des centaines de navires colorés à quai était une première dans l’histoire de la marine.

Voilà quelques photos de navires camouflés (certaines photographies sont en noir en blanc)

bateau-furtif-dazzle 1ère guerre mondiale

bateau-furtif-dazzle

 

 Dazzle

 

dazzle (1)

 

 

Le peintre Edward Wadsworth supervisa le camouflage de plus de 200 navires militaires puis les immortalisa sur des toiles après la guerre.

180px-Dazzle-ships_in_Drydock_at_Liverpool

 

 

Le dazzle camouflage n’a sans doute rien à voir avec le camouflage vu par Jean-Paul Bourdier

camouflage Bourdier

 

ou avec celui de ce petit chat…ni vu ni connu… ou presque !

chaton camouflé

 

 

 

Pour la communauté (cliquez sur les dates ci-après)  Communauté 1915 - 2015,  j’ai tout d’abord choisi  des articles de journaux  (lien vers le journal en cliquant sur les images)

 Dans « le petit journal » du 21 février 1915…une « solution » pour diminuer le nombre d’accidents de voiture à Paris :

automobiles à Paris

 

encore dans le petit journal du 21 février 1915…une charmante histoire de rouge-gorge

tendresse française

 

 

Mais, la guerre, ça n’a rien de charmant, de mignon…comme par exemple :

Lucien Bersot, fusillé pour un pantalon

Bersot Lucien

 

Ou celle de Gaston Lefèvre, qui n’avait que 19 ans…

Lefevre Gaston

 

Mais aussi Théophile Maupas

Maupas Théophile

 

et Pierre MestrePierre Mestre

 

 

et tant d’autres. Au total, 1035 soldats français de la 1ère guerre mondiale auraient été fusillés pour l’exemple, dont 82 sans jugement.

Sur les 953 personnes jugées, 639 furent condamnées pour désobéissance militaire, 141 pour crimes de droit commun, 126 pour espionnage, 47 pour motifs inconnus.

execution_a_verdun_en_1917_dr

 

Les fiches ne racontent pas comment toute la famille de ces soldats ont pâti de ces condamnations. Un fardeau qui s’est transmis de générations en générations. Les épouses n’ont pas eu de pension de veuve de guerre. Les enfants n’ont eu pas le statut d’orphelin. C’était une sanction financière pour toute la famille ainsi qu’une honte à porter. 

Que rajouter de plus ? Encore maintenant, les exécutions pour l’exemple font débat !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la communauté Communauté 1915 - 2015 qui commémore à sa façon la 1ère guerre mondiale, j’ai décidé de faire un article sur les caricatures et dessins satiriques français de l’époque…

 

Les journaux satiriques sont interdits de parution dès l’été 1914. S’ils veulent revivre, ils doivent s’employer à donner des gages de leur ardeur patriotique. Et c’est ainsi que l’on retrouve sans cesse l’image du « boche » ridiculisé et dénigré, dessins qui s’adressent au public de l’arrière, chauffé à blanc par les nouvelles contradictoires arrivant du front.

« La caricature qui égratigne, arme de rire, n’est pas la caricature qui étreint, qui assomme, arme de lutte et la caricature de guerre est une arme de combat destinée à battre en brèche l’ennemi au moyen du crayon : destinée à le tuer, à l’anéantir moralement. » John Grand-Carteret

 

Charlie Hebdo n’existait pas encore, mais à l’époque on pouvait trouver « La Baïonnette », « Le Rire rouge »,  titres les plus représentatifs de la presse satirique parisienne entre 1914 et 1918, diffusés à l’intention du grand public. Il y a aussi « Le Pêle-Mêle », feuille familiale d’avant-guerre, « La Vie Parisienne » qui se nimbe de tricolore, « Fantasio » avec son humour bon enfant.

La caricature participe au « bourrage de crânes »  au point qu’elle en vient à se retrouver partout. Dans la presse quotidienne mais aussi sur les affiches, dans les livres, les chansons, les illustrés, sur les jouets, les assiettes peintes, etc etc.

 

Jugé par l'histoire

« Jugé par l’histoire – Tous, en choeur : Hé, salaud ! » d’Adolphe Willette – Le Rire Rouge n° 18 du 20 mars 1915 – Le kaiser, depuis le ciel, conspué par les grands conquérants de l’histoire.

 

fumée gêne« Politesse teutonne » de Louis Denis-Valvérane – Le Pêle-Mêle n° 28 du 11 juillet 1915 – « Avant d’allumer votre cigare, fritz, montrez que nous sommes gens civilisés et demandez à cette dame si la fumée ne l’incommode pas ! »

 

caricature les 2 Clémenceau« Les deux Clemenceau » de Castro – Le Cri de Paris n° 967 du 10 octobre 1915 – Caricature plus traditionnelle, née en pleine affaire Dreyfus. Elle vise Clemenceau…directeur de presse engagé et homme politique, moins chatouilleux en matière de liberté de presse. Caricature rare de l’époque, qui traite d’un sujet politique français.

 

Paul IribeDe Paul Iribe, sans titre – La Baïonnette n° 48 du 1er juin 1916. Légende « Mon enfant, chacune de tes blessures me blesse. »

Ce dessin démontre que la caricature de guerre peut aussi constituer un choc iconique. Synthèse entre symbolique laïque et religiosité, Marianne étant ici assimilée à la Vierge. Les mains de la divinité embrassent le mourant dont l’âme montant au ciel semble être la cocarde tricolore du bonnet phrygien..à moins que l’homme ne soit que blessé… Le dessin, dit satirique, ne sous-entend pas toujours un message didactique.

 

A Noël« Le repas d’Attila II » par A. Noël

L’une des forces du trait satirique vient de sa proximité avec l’illustration pour enfants. Ici, le « kaiser orgre » ne mange plus seulement les enfants de contes mais des villes entières. Dans un livre pour enfant, les victimes auraient été grandies pour augmenter la compassion. Le satiriste minore les civils du premier plan (enfants morts, femmes, prêtres). Il renforce ainsi leur caractère anonyme, et par là même la violoence aveugle, l’inhumanité de la guerre industrielle incarnée par le despote. Moustaches en crocs et casque à pointe y trouvent une nouvelle forme de déclinaison

Pour voir plus de caricatures, pour mieux comprendre la presse satirique de l’époque, je vous invite à vous rendre sur le site centenaire.org en cliquant sur l’image ci-dessous

centenaire.org

 

 

Je ne pouvais pas terminer cet article sans publier d’autres caricatures…actuelles, fortes…vous reconnaîtrez leurs auteurs

Charb la famine en Somalie

 

caricature dictateur de Luz

 

samu par Charb

 

Syrie par Charb

 

le fn par Tignous

 

 

 

 

Je fais partie de la Communauté 1915 – 2015 (anciennement 1914 – 2014). Chaque semaine, sont publiés des articles racontant, décrivant, montrant, etc etc la 1ère guerre mondiale…en cliquant sur le logo ci-après, vous découvrirez cette communauté, qui vaut largement le coup d’oeil

Communauté 1915 - 2015

 

Aujourd’hui,  je vous emmène dans le ciel…attention aux chutes !

Je me suis tout simplement demandée s’il y avait des parachutes pendant cette grande guerre…et c’est ainsi que j’ai découvert ce qui suit :

Le 1er saut en parachute effectué depuis un avion a été tenté par l’américain Albert Berry. Son parachute, lourd et encombrant, s’accrocha au train d’atterrissage de son avion…c’était le 1er mars 1912.

Le 19 août 1913, le français Adolphe Pégoud saute à 200 mètres du sol, de son avion Blériot, sacrifié pour l’occasion. Il heurte l’empennage de son avion, se fracture l’épaule et termine sa chute dans un arbre…

Adolphe Pégoud

 

En février 1914, Jean Ors saute en parachute et atterrit sain et sauf

JeanOrs

 

Puis c’est la guerre…lors de l’offensive d’automne en Champagne du général Joffre, l’aérostation perd plusieurs ballons. Il faut trouver une parade. Les nacelles sont armées mais les soldats continuent de mourir carbonisés, prisonniers dans la nacelle.

 

Nacelle d'un dirigeable

 

 

Jumechs (ancien pilote de dirigeable) confectionne un parachute qu’il teste à l’aide de charges de 80 kg…son prototype est essayé par Constant Duclos (un fusilier marin) qui effectue le 17 novembre 1915 le premier saut en parachute de l’histoire militaire française. En décembre 1915, le parachute est homologué, la construction en série peut alors commencer !

 Parachute1915

 

Pour convaincre les aérostiers d’utiliser ce nouvel outil, Duclos effectuera 23 descentes en parachute et établit le record du plus grand nombre de sauts durant la 1ère guerre mondiale. Ainsi, la confiance des aérostiers lui fut aussitôt acquise. 

Constant Duclos

Les compagnies d’aérostiers sont donc équipées des premiers parachutes au début de la bataille de Verdun, en février 1916. 

Le 16 mars 1916, le lieutenant Levasseur d’Hierville, observateur à la 68ème compagnie, ascensionne en ballon d’observation à 1100 mètres lorsqu’un avion français, volant à basse altitude, heure le câble qui se rompt. Levasseur décide de sauter, après avoir récupéré le matériel confidentiel (carte, croquis, consignes). Sa descente dure 15 minutes et il se pose à 400 mètres des lignes allemandes, se réfugie dans la maison du garde barrière pour échapper aux tirs ennemis. Il devient ainsi le 1er parachutiste français à avoir effectué un saut devant l’ennemi.

Puis, les tranchées de Verdun, de la Somme sont ravitaillées en vivres, tabac, journaux,… par des lâchers de parachute. Ainsi, certains bataillons encerclés par les allemands parviennent à briser leur isolement. Il y eut d’autres opérations de largage de vivres et de munitions avec parachutes en Flandre fin 1918.

Ce n’est qu’en 1918 que le ravitaillement par air en vivres, armes et munitions est définitivement adopté. Puis le parachute commence peu à peu à être utilisé par les services de renseignements afin d’introduire des agents dans les lignes ennemies, ce qui évite à de nombreux pilotes d’entreprendre des atterrissages nocturnes et périlleux. Les premiers agents largués en parachute sont italiens. Fin 1918, ils sautent sur la Vénétie afin d’un préparer l’offensive. Ils renverront les renseignements par pigeons voyageurs.

De 1916 à 1918, le parachute équipe un grand nombre de ballons d’observations et on dénombre 157 décentes effectuées par des aérostiers et observateurs Français. Mais c’est peu par rapport aux 200 000 autres Français, Italiens, Anglais, Américains, Allemands et Russes morts durant cette guerre, sachant que 25 % auraient pu être probablement sauvés s’ils avaient été équipés d’un parachute.

Le parachute n’a été que peu utilisé par les aviateurs…il était trop lourd pour certains avions de l’époque. Et surtout, les états major craignaient que les aviateurs n’abandonnent trop vite leurs avions en cas de problème ou sautent en parachute au lieu de poursuivre les combats durant les missions périlleuses.

chute d'avion pendant la 1ère guerre mondiale

 

En 1917, un mécanicien allemand, Otto Heinicke, met au point un parachute porté dans un coussin sous le siège du pilote de l’avion. Ce système connut un grand succès et beaucoup de pilotes de la seconde guerre mondiale l’utiliseront par la suite.

 

 

Pour la communauté la communauté, dont je fais partie, j’ai voulu faire un article ayant pour thème « le jeu vidéo sur la 1ère guerre mondiale »…j’ai donc fait des recherches et il y en a…mais pas tant que ça.

Le dernier en date : Soldats inconnus – sorti en juin 2014, pour le centenaire de la grande guerre.

Point de départ du jeu : une histoire d’amour brisée entre Marie, une jeune française et Karl, un jeune allemand mobilisé. Emile, le père de Marie, va également partir au front. Sa mission : ramener Karl à sa fille. 

Pour vous donner une idée, je vous mets les bandes annonces

[youtube]http://youtu.be/QBFiR1WYBDY[/youtube]

 

[youtube]http://youtu.be/uywx8oG-QbQ[/youtube]

 

Ubisoft (concepteur du jeu) explique que ce jeu a bien pour thème la première guerre mondiale mais ça n’est pas un jeu de guerre. Parmi les 5 personnages que le joueur peut choisir, aucun n’a la possibilité d’utiliser une arme ni de tuer. Ca n’est nullement un jeu de tuerie. Bien que la plupart des personnages soient des soldats, ça reste des gens ordinaires, qu’on a sortis de chez eux pour aller faire la guerre et ils connaissent l’horreur. 

En regardant la bande annonce, j’ai été surprise par le graphisme, bien plus proche de la bande dessinée que des jeux vidéo actuels…Ubisoft explique ce choix par « un souci de rendre ce jeu le plus accessible possible et de toucher un public plus large que celui des jeunes. C’est aussi une manière différente de traiter la guerre dans les jeux vidéo. »

Apparemment, dans « Soldats Inconnus » ont retrouve vraiment l’univers des tranchées. Au début, apparaissent des paysages très colorés, la guerre ayant commencé au début de l’été. Puis, on entre dans le conflit, les décors s’assombrissent, la terre devient plus ocre, meurtrie. Les personnages vont à Reims, Paris, Ypres, Vauquois. Le narrateur explique les trajets, les dates, le contexte histoirique. Il s’arrête sur la mobilisation à Paris, les taxis de la Marne, les 1ères attaques au gaz à Ypres.

J’ai voulu voir s’il existait d’autres jeux et effectivement j’en ai trouvé, mais peu. Mais pourquoi donc ? J’ai pensé : parce que c’est tabou ou trop douloureux ou trop d’émotions…tu parles ! Qu’est-ce que je peux être naïve des fois ! J’ai trouvé les réponses sur des forum…je vous en fais un condensé : 

A l’époque, il n’y avait pas de bazooka, les armes avaient une faible cadence de tirs, c’était une guerre de tranchées, d’attente. Les chars n’allaient pas vite, les avions n’étaient pas rapides,…rien de très palpitant pour un joueur…tout ce qui intéresse les jeunes, c’est de pouvoir buter 50 personnes en 10 secondes, à coup de lance roquette…peu importe le contexte historique !

Et oui, la 1ère guerre mondiale en jeux vidéo, ça ne rapporte pas un rond !

 

Bon, ben de toutes façons, je ne suis pas jeu vidéo…je vais me cantonner aux bandes dessinées…c’est plus mon kiff…et en parlant de ça, j’ai eu un nouveau commentaire de Daniel Duhand, co-écrivain de la BD « les poilus d’Alaska »….

Tome 2 les poilus d'Alaska

 

c’est noté : mars 2015, le tome 2 sera dans ma bibliothèque…

 

 

 

Pour la communauté 1914 - 2014 qui commémore à sa façon la 1ère guerre mondiale, cette semaine je vais vous parler de sous-vêtements.

 

Lorsqu’il rejoint l’armée, chaque soldat reçoit un paquetage

paquetage soldat français 1ère guerre mondiale

…qu’il doit se trimbaler, jour après jour. Et on y trouve notamment 1 caleçon long

caleçon long 1914 - 1918

qui apporte chaleur supplémentaire en cas de froid ou garde le corps au frais s’il fait trop chaud. Il réduit aussi les irritations et la chauffe due aux tissus rêches. Les sous-vêtements sont aussi protègent, en théorie, le corps des saletés et les vêtements des odeurs corporelles…encore faut-il pouvoir changer ou laver ses sous-vêtements !

Mais il existe aussi des sous-vêtements combinaisons…qui sont moins pratiques parce qu’en 1 seule pièce. Ces sous-vêtements entraient dans l’histoire en 1915 grâce à une peinture de J.C. Leyendecker – L’homme sur le sac – 1915

JC Leyendecker hommes dans leurs combinaisons

mais pas certain que les soldats aient bénéficié de ces combinaisons.

Je n’ai pas trouvé beaucoup d’articles décrivant ou parlant des sous-vêtements de la 1ère guerre mondiale…il faut croire que le sujet n’a pas laissé beaucoup de traces ! 🙂

 

En 1918, Pierre Valton (patron de l’entreprise Valton et fils à Troyes) a l’idée géniale de couper les jambes des caleçons. Il rajoute le principe de l’élastique aux cuisses et à la taille, améliore la façon de travailler le jersey. C’est le début du fameux slip kangourou…mais ça, c’est une autre histoire !

slip kangourou vers 1920

 

 

Et pour les femmes me direz vous ?

Avant la 1ère guerre mondiale, elles portaient des corsets…ces espèces d’objets de torture

1909-Corsets

 

 

Puis avec la guerre, les façons de se vêtir se sont modifiées…l’industrie textile est mobilisée par l’effort de guerre mais apporte des sous-vêtements plus confortables. La femme doit rester libre de ses mouvements et c’est la 1ère étape vers l’arrêt du port habituel du corset. Les jupes sont coupées au dessus de la cheville pour économiser le tissu…

L’américaine Mary Phelps Jacobs invente et confectionne le 1er soutien-gorge à l’aide de 2 mouchoirs et d’un ruban rose…Son invention est brevetée le 3 novembre 1914

10_morris_library

 

 

Nous fêtons donc cette année, l’anniversaire du soutien gorge…et ça mérite bien un slogan publicitaire trouvée sur la vitrine d’une corseterie de 1915

slogan pub soutien gorge

 

 

Vous avez zappé l’anniversaire de vos soutifs ? Il n’est pas trop tard !

Vite, allumez 100 bougies, chantez « joyeux anniversaire », dansez…tout ça devant vos soutifs étalés devant vous…mais sans avoir de soutien gorge sur vous…attention, ça peut faire mal !

gif sans soutif

 

 

 

 

 

Cette semaine, pour la communauté  1914 - 2014, je vais vous parler des cyclistes de la 1ère guerre mondiale.

En France, bien avant la 1ère guerre mondiale, des groupes de cyclistes font partie de l’armée française. Le 4 avril 1913, les compagnies de cyclistes sont transformées en 10 groupes de chasseurs cyclistes qui sont subordonnées aux dix divisions de cavalerie de l’armée française. Elles sont composées de 417 hommes. Elles ont pour mission de soutenir la cavalerie amie et d’apporter les capacités de combat d’infanterie contre la cavalerie et l’infanterie adverse. Ces compagnies sont utilisées lors de la bataille des frontières et la bataille de la Marne. Leur activité s’arrête avec la guerre de mouvement et reprend lors des phases de mouvement de 1916 à 1918.

Le 6ème GCC à Vienne août 1914

Le 6ème GCC photographié à Vienne en août 1914…pour lire ce qu’ils ont vécu, enduré…cliquez ICI…que de souffrances !

 

 

Troupes indiennes dans la Somme en 1916Troupes indiennes dans la Somme en 1916

 

En Belgique, ce sont des carabiniers qui sont équipés de vélo et deviendront les carabiniers-cyclistes. Ils participent à la 1ère victoire alliée contre l’Allemagne (la bataille de Haelen le 12 août 1914) et seront surnommés les « diables noirs ».

En Italie, les unités « Bersaglier » utilisent des bicyclettes jusqu’à la fin de la guerre

Bersagliers en 1917

 

 

Les allemands aussi se servent des bicyclettes

Soldats allemands en 1914

 

 

 

En France, il existait un brevet militaire d’estafette cycliste. Pour obtenir ce brevet, il fallait passer des épreuves qui étaient notées : parcours cycliste de 60 km à effectuer en moins de 5 heures (avec des machines plombées), un examen de topographie, un examen de gymnastique et un concours de tir au fusil Lebel à 200 mètres…pour tout savoir de ces épreuves, cliquez sur l’image ci-dessous

épreuves brevet cycliste

 

 

En France, le chasseur cycliste est un militaire d’active sélectionné sur ses aptitudes physiques. Il est équipé d’un fusil d’infanterie Lebel. Il ne porte pas de capote ni de havresac. C’est un combattant rapide, leste et très mobile. 

Cycliste poilu

 

et sa monture

bicycl10Elle pèse 17 kg, est haute de 0,75 m et longue de 1,5 m….pour tout savoir, cliquez ICI

 

 

Les Groupes de Chasseurs Cyclistes (GCC) avaient pour mission de suppléer, couvrir, déployer, assurer, percer, agir, retarder, etc etc…(pour tout savoir, cliquez ICI)

 

bataillon-cycliste-05

 

 

Ils ont sauvé, transmis, aidé, transporté, etc etc…ont souffert, se sont battus, sont morts…et pourtant je n’en avais jamais entendu parler…et vous, vous connaissiez ces soldats à bicyclette ?

 

 

 

 

Cette semaine, ma participation à la communauté 1914 - 2014 portera sur le courrier en France pendant la 1ère guerre mondiale.

Comme dans toutes les guerres, le courrier devient essentiel pour le moral des troupes et des civils. Dès le 3 août 1914, la franchise postale est instaurée entre les soldats et leurs familles. Cette dispense de frais entraîne une saturation des centres de tri et de distribution. Les lettres mettent plusieurs semaines à arriver auprès de leurs destinataires.

Pour simplifier le traitement du courrier, l’administration militaire a créé des cartes pré-imprimées avec des phrases types. Les soldats n’avaient plus qu’à rayer ce qu’ils ne voulaient pas dire.

1280px-Correspondance_des_armées_de_la_république(cliquez sur la photo pour la voir en grand format)

Dès décembre 1914, les zones de combat sont divisées en « secteurs postaux ». Chaque régiment a un numéro des « trésors des postes ». Les familles sont informées de ces modifications par affiches près des boites aux lettres ou dans les mairies ainsi que dans les journaux.

En octobre 1914, près de 600 000 lettres et 40 000 paquets sont difficilement acheminés vers le front chaque jour. 

véhicule d'avant guerre

Ce véhicule postal ne peut contenir que 5 à 6 sacs de correspondance, ce qui est très insuffisant. Dès septembre 1914, 50 voitures automobiles civiles seront affectées au transport du courrier militaire.

En avril 1915, ce sont plus de 4 500 000 lettres ordinaires, 320 000 paquets poste, 70 000 journaux et 11 000 mandats cartes et télégraphiques qui arrivent chaque jour sur le front. Les poilus expédient plus de  5 000 000 de correspondances à l’arrière. En moyenne, les hommes reçoivent ou envoient une lettre par jour. Les délais d’acheminement sont de 3 à 4 jours pour une lettre. 

Les femmes prennent le relais des facteurs partis au combat…c’est là qu’apparaissent les 1ères factrices appelées « les femmes facteurs »

 

femme facteur

 

Un arrêté du 28 septembre 1915 décide que « les femmes de sous-agents décédés ou placés dans l’impossibilité de reprendre leurs fonctions » peuvent être employées comme facteurs auxiliaires.

Des étudiants sont également recrutés afin d’assurer le service postal. Des facteurs militaires sont nommés afin de distribuer le courrier dans les tranchées où des bureaux de poste seront installés. 

 

On caviarde (censure) les courriers, les mots ou expressions indésirables sont masqués à l’encre noire, grattés ou découpés. 

Lorsqu’un courrier arrivait alors que le soldat était mort au front, il repartait avec la mention « le destinataire n’a pu être touché à temps » ou « le destinataire n’a pu être atteint »

retour à l'envoyeur

 

 

Pour la communauté 1914 - 2014  (qui commémore le centenaire de la 1ère guerre mondiale), cette semaine j’avais envie d’insolite

 

Pendant cette guerre, les hamburgers (référence à Hambourg) ont été renommés Salisbury steak. Les saucisses Frankfurters (de  Francfort) sont devenues les « saucisses de la liberté »…et les teckels (Dachs étant le nom d’origine, qui signifie blaireau en allemand) sont devenus « chiens de liberté »

carte postale 1ère guerre mondiale

(carte postale britannique de propagande anti-allemande)

 

En 1914, suite aux premiers combats et aux défaites des troupes françaises, Joffre décide de punir 134 (ou 162 suivant les sources) généraux jugés incompétents. Il les envoie à Limoges…le mot « limoger » vient de voir le jour

Joffre en 1914

 

 

Lorsque l’on retrouvait un soldat mort, les orteils nus, on savait qu’il s’était suicidé…les soldats (à l’inverse des officiers) n’avaient pas de revolver. Pour mettre fin à leurs jours, ils posaient le fusil au sol, crosse contre terre, pointaient le canon dans leur bouche et actionnaient la gâchette avec leurs orteils, le fusil étant trop long pour se servir des mains. Pour ne pas être gênés, ils retiraient donc leurs chaussures et chaussettes.

Lebel_Model_1886

 

 

Dans les tranchées, la nuit, aucune lumière, veilleuse n’était autorisée…l’ennemi aurait pu l’apercevoir et tirer. Pour s’éclairer, les troupes anglaises attrapaient et enfermaient dans des bocaux des milliers de vers luisants…une lumière naturelle qui leur permettait de continuer à vivre malgré les ténèbres

bocal de vers luisants

 

 

En 2004, le gouvernement britannique a rendu hommage aux vers luisants et à d’autres animaux avec une sculpture érigée en leur mémoire, portant cette inscription

« ce monument est dédié à tous les animaux qui ont servi et qui sont morts aux côtés des troupes britanniques et alliées pendant les guerres et les campagnes à travers le temps. Ils n’avaient pas le choix.« 

Animals_in_War_memorial

Je ne sais pas si le sculpteur anglais David Backhouse a pensé à y mettre des vers luisants !

 

 

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