Chronique 14 – 18

 

Avec les événements dramatiques, l’ambiance morose, je n’avais plus écrit d’article pour la communauté ”Communauté 1915 - 2015“ (cliquez sur le logo pour tout savoir). Puis cette semaine, j’ai lu (sur les conseils d’une copine blogueuse) :

livre

De quoi parle le livre :

En Lorraine, pendant l’hiver 1918 -1919, dans un village en ruines, à quelques kilomètres du front, une communauté de rescapés s’organise pour que la vie redémarre.

Louise, 16 ans, violée, martyrisée par des soudards, a été recueillie au 1 rue des petits-pas par une sage femme qui va lui transmettre son savoir : accoucher mais aussi soigner les maux courants. Dans ce village, ravagé par la guerre, les légendes et la haine nourrissent les peurs. Louise va devoir les affronter car elle exerce son métier dans l’illégalité, élève un enfant qui n’est pas le sien. Dans cet univers, l’horreur et la malveillance rivalisent avec solidarité et espoir.

Dure dure comme lecture. Je n’avais jamais pensé à la période « après la signature de l’armistice…à la manière dont il fallait se débrouiller pour évacuer les ruines,  cultiver la terre dans des champs truffés de mine et d’obus, se nourrir, trouver des denrées malgré la destruction des magasins, des fournisseurs, les artisans morts à la guerre, etc etc… Ce livre nous décrit la remise en route de tout un pays…avec les méchancetés, les jalousies, les peines, les horreurs de chacun et de chacune.

Louise tente de faire le bien, souvent envers et contre tous, et pratique illégalement son métier de sage-femme. Vous saviez qu’à partir de 1916, les prétendantes sages-femmes devaient passer un brevet et avoir plus de 19 ans ? Elles avaient le droit de pratiquer l’épisiotomie, mais l’interdiction d’utiliser les forceps ou de faire une césarienne, encore moins de pratiquer un avortement sous peine d’être condamnée aux travaux forcés à vie. 

J’ai aimé lire ce livre, même si plus d’une fois je me suis dit « Pourquoi reste-t-elle avec eux ? Mais qu’ils se démerdent ! » Certains sont tellement antipathiques, mesquins, jaloux…c’est horrible ! Le livre dépeint l’horreur, la mort, la tristesse…il n’est pas facile à digérer…surtout par les temps qui courent !

Mais comme j’ai beaucoup aimé, j’ai commandé (de la même auteure) : l’enfant-rien…dont j’ai lu quelques lignes : « Mon nom est personne. Je suis un enfant-rien, avec un père-néant, une mère-tas-de-fraises-à-la-crème et je peux disparaître. Je m’appelle Adrien. Dans Adrien, il y a rien. »

Je ne pense pas sourire souvent pendant ma lecture…je vais surement plonger dans le regard d’un enfant triste…triste et désarmé comme sur ce dessin trouvé sur le net

dessin

 

 

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté  ”Communauté 1915 - 2015“ (cliquez sur le logo pour tout savoir) sera un périodique « Le Front – exclusivement illustré et rédigé par les poilus de l’avant »

Sur le site Gallica, je cherchais un magazine du 31 mai 1915 lorsque j’ai découvert (cliquez sur les images pour les voir en grand format)

le front n°1

 

Alors, j’ai feuilleté différents numéros

et parfois j’ai souri, comme lorsque j’ai vu ces dessins de « Si les femmes faisaient la guerre » 

la femme à la guerre(cliquez sur l’image pour la voir en grand format)

ou en lisant l’histoire de Toto

le toto(cliquez sur l’image pour la voir en grand format)

 

Puis j’ai découvert le langage SMS de la 1ère guerre mondiale…c’est tout simplement génial

fantaisie alphabétique

 

Et cette annonce immobilière…ah cet humour !

à louer

 

Dans ces dessins, finalement elle n’est pas mal la pépée qui a servi de modèle  🙂  😀  😉

croquis galants(cliquez sur l’image pour la voir en grand format)

 

Un dessin où les marraines en prennent pour leur grade !

nos marraines

 

J’ai passé un excellent moment à découvrir, lire, sourire, faire la grimace…à passer par toutes les émotions en découvrant ce magazine…alors si vous avez un moment, n’hésitez pas à plonger en cliquant ICI

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté  ”Communauté 1915 - 2015“ (cliquez sur le logo pour tout savoir) sera fait de cartes postales illustrant la vie dans cette guerre.

En cherchant sur le net, j’ai trouvé un site sur lequel sont rassemblées des cartes postales de 1914 – 1918. J’en ai sélectionné quelques unes (cliquez sur les images pour les voir en grand format)

repos du guerrier 1914-1948A Nantes, des soldats posent au cantonnement sur leur couche de paille dans une grange. Ils sont avec des civils (des enfants sur la gauche de la photo). A second plan, certains dorment sur des bancs.

 

corvée eau potable 1914-1918Corvée d’eau potable au Hartmannswillerkopf (ou le Vieil Armand), en Alsace. Le ravitaillement en eau, surtout pendant les grandes chaleurs estivales, est problématique. Les mulets que l’on a fait venir d’Algérie pour porter les précieux tonneaux ne suffisent pas à étancher la soif des poilus.

 

barbier et coiffeur 14-18Quand les soldats quittent les tranchées, ils peuvent se laver, se changer, se faire couper la barbe et les cheveux. 

 

boutique du coiffeur 14-18« La boutique du coiffeur », abri de branchages dans lequel apparaît un homme prêt à se faire raser. Sur la carte postale, on peut lire « la grande guerre de 1914-15 »

 

le PCF 14-18A la base, les poilus doivent recevoir 200 grammes de corned beef en boite par jour, et jusqu’à 500 grammes de viande fraîche. Mais ce sont souvent les morceaux de qualité inférieure qui arrivent aux mobilisés du front. « Tout le monde s’est servi avant et c’est toujours le PCDF- « Pauvre Couillon Du Front »- qui mange le plus mal ». Sur cette carte, la guerre s’appelle encore « guerre de 1914-1915 ».

 

les boulangers 14-18D’impressionnants fours de campagne où s’activent les boulangers, qui produisent le pain pour les soldats. Chaque soldat a droit a 700 grammes par jour.

 

le courrier 14-18Le courrier, plus important que la soupe. Véritable soutien moral pour les soldats.

 

ménage dans les tranchées 1914-1918Dans une tranchée reconquise, dans l’Aisne en 1917,  il faut aussi faire du ménage.

 

appartement de poilusAu début de la guerre, la vie dans les tranchées de l’Argonne avec l’entrée d’un appartement de poilus.

 

cantinière 14-18Carte postale du 29 octobre 1914,  représentant Madame RICAUX, l’unique cantinière du front.

 

Pour retrouver toutes les cartes postales, tirées du livre « la Grande guerre à travers la carte postale ancienne » de Jean-Yves Le Naour, allez sur le site lintern@ute.com en cliquant ICI

 

 

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté  « Communauté 1915 - 2015“ (cliquez sur le logo pour tout savoir) sera « peinture ».

Pendant toute la durée du conflit, les peintres et artistes apporteront des représentations de la guerre qui leurs sont propres. Plus ou moins patriotiques, ces oeuvres témoignent de l’extrême violence du conflit. Face aux peintres mandatés par l’Armée pour rapporter des vues des batailles, une autre représentation va s’imposer. Les expériences de guerre et la brutalité du conflit viennent se heurter à des visions académiques, héroïques voire propagandistes. Ce bouleversement dans la peinture de guerre permet de retracer les désillusions que vont partager certains de ces peintres. Par l’usage de couleurs vives ou de formes éclatées, la peinture de guerre montre la mécanisation et la déshumanisation dont souffrent les soldats, loin du réalisme héroïque qui prédominait auparavant. (site ICI)

J’ai visité nombre de sites, vu énormément de toiles mais je ne pouvais pas toutes les mettre ici pour illustrer mon article…alors, j’ai choisi celles qui suivent (cliquez sur les images pour les voir en grand format)

  

Nash - Over the topOver the Top de J. Nash représente une attaque à laquelle il a participé alors qu’il combattait dans la section « Artist Rifles » (régiment de volontaires défendant le Royaume Uni. Ce régiment est composé d’artistes tels que sculpteurs, peintres, musiciens, acteurs, architectes,…). En 1918, près de Marcoing, 90 hommes se sont élancés hors de leurs tranchées. Seuls 12 ont survécu. Dans cette toile, Nash dénonce l’absurdité de cette offensive : les soldats sortent à découvert, résignés et certains de rencontrer la mort. Avec ce tableau, Nash rend hommage à ses compagnons disparus.

 

Toile W. Roberts - The first German Gas Attack at Ypres« The First German Gas Attack at Ypres » (la 1ère attaque allemande au gaz à Ypres » – William Roberts. William Roberts s’engage en 1916 dans la Royal Artillery. Il est envoyé sur le front occidental. C’est là qu’il apprend que le bureau canadien des archives de guerre recrute des artistes pour réaliser des peintures de guerre. A sa demande, il rejoint les Canadiens pour une période de six mois en tant que fonctionnaire. Sur cette toile, William Roberts saisit les soldats gazés en fuite comme autant de figures perdues. Le gaz moutarde continue de s’échapper tout en haut de la toile en nuages jaunes et orangés. 

 

Toile J. Singer Sargent - GassedGassed (gazés) de J. Singer Sargent. En 1918, Sargent reçoit une commande du ministre britannique de l’information. Il est chargé de réaliser une grande peinture pour un projet de Hall of remembrance pour illustrer « la fusion des forces britanniques et américaines ». A la recherche d’un sujet pour sa toile, il part pour la France en juillet 1918 où il retrouve la Guard Division. C’est là, non loin d’Arras, qu’il trouve son sujet : un champ où s’amassent des hommes gazés et aveuglés. Il s’agit des victimes d’une attaque au gaz moutarde. Dans une attitude solennelle, les soldats avancent les yeux bandés, tandis que d’autres agonisent au sol.

 

Toile de C.R.W. Nevinson - Paths of GloryPaths of Glory (les Chemins de la Gloire) de  C.R. W.  Nevinson, célèbre peintre de guerre . Il a été témoin de la violence des combats alors qu’il était engagé aux côtés des français en qualité d’ambulancier. La scène que constituent ces deux cadavres de Tommies tombés devant les barbelés est une scène récurrente dans la vie des soldats.

 

Toile de Nevinson - Un TaubeA Taube  de C.R.W. Nevinson. Témoignage de la souffrance des civils dans la guerre. Elle dénonce les bombardements des villes par l’aviation allemande. Cette toile aura beaucoup de retentissement. Elle donne à la peinture de guerre un rôle majeur en se mettant du côté des civils et en informant l’opinion publique.

 

Toile d'Otto Dix - Les FlandresLes Flandres d’Otto Dix. Cette toile s’inspire de l’univers dépeint par Henri Barbusse dans « Le Feu » et rend hommage à l’ancien combattant. Dans un champ inondé, la nuit, les soldats des 2 camps se réfugient là où l’eau n’est pas encore montée. Le matin, ils se rendent compte qu’ils sont proches les uns des autres. Cachés, recroquevillés, les hommes finissent par retrouver leur forme primitive et se confondent presque avec cette terre désolée.

Ces toiles donnent une réelle idée de la souffrance, de la mort, de l’horreur…on s’attend presque à voir se relever certains personnages et je suis sure que si l’on tend l’oreille, on les entend pleurer, gémir, souffrir, mourir !

 

 

 

Mon article « la communauté  Communauté 1915 - 2015 » (cliquez sur le logo pour tout savoir).

Beaucoup de fratries ont été décimées durant la 1ère guerre mondiale. Je vais vous raconter l’histoire de 6 frères, qui s’en sont sortis indemnes…mais pas si indemnes que ça !

En 1914, à Montmain (Seine Maritime), vit la famille Cordonnier qui compte 9 enfants, dont 6 frères.

André, 21 ans, a déjà quitté la commune puisqu’il fait son service militaire depuis le 2 novembre 1913, à Vincennes. Dès le 2 août, il est mobilisé.

Le frère aîné, Georges, a lui 35 ans et, bien qu’il soit marié,  est mobilisé dès le début de la guerre.

Départ  le 4 août pour Léon (27 ans) et le 12 août pour Jules (33 ans), tous deux encore célibataires.

En quelques jours, les parents, Stanislas et Maria, ont vu partir au combat quatre de leur fils. Maria leur remet à chacun un Louis d’or « porte-bonheur ». Ils ne doivent pas s’en séparer !

Fin 1914, les deux derniers fils Eugène 31 ans et Maurice 19 ans partent à leur tour, avec eux aussi leur Louis d’or porte-bonheur en poche.

1ère guerre mondiale. Les fils CordonnierLéon, André et Maurice Cordonnier, photo prise vers le mois de mai 1917

A partir de ce jour, Stanislas et Maria vivront dans la crainte de voir arriver l’annonce d’une blessure grave ou de mort d’un de leurs fils.

Chaque garçon est dans un régiment différent. Chacun va passer du statut de paysan à celui de combattant, déterminé à se battre pour la patrie, malgré la souffrance, la violence des combats, la fatigue, la peur, la mort des camarades.

 

La Marne, la Somme, l’Argonne, Verdun, le chemin des dames…ils participeront à bon nombre de batailles emblématiques de cette guerre. 

Georges, Eugène, Jules et Léon rentreront dans leur Normandie natale en mars 1919. Les plus jeunes, André et Maurice, ne rentreront au pays qu’en septembre 1919. 

Le miracle improbable a eu lieu : les six frères sont rentrés, vivants et pour la plupart, décorés.

Ils raconteront quelques anecdotes, comme par exemple lorsque lors d’une patrouille, l’un des frères se retrouve nez à nez avec un soldat allemand. Tous 2 se fixent intensément pendant de très longues secondes, les fusils pointés. Puis lentement, ils baissent leurs armes, et sans un mot, passent leur chemin.

Cette terrible expérience, cette participation forcée à cette « grande boucherie » laissera des traces physiques mais aussi psychologiques. Les souvenirs les plus douloureux de Léon étaient ceux liés au fait d’avoir dû achever des camarades qui souffraient abominablement et qui suppliaient qu’on abrège leurs souffrances.

Maurice, lui, a été désigné pendant ce conflit pour participer à un peloton d’exécution. Trois soldats français qui, revenant de permission un peu ivres, avaient bousculé un officier et avait fait tomber son képi, furent condamnés à mort.

Ces souvenirs et bien d’autres, les hanteront jusqu’à leur mort.

Pendant la guerre, André et Eugène ont été intoxiqués par les gaz. Début 1926, ils mourront tous les 2 à un mois d’intervalle. Le premier à 33 ans et le second à 43 ans (laissant une veuve et trois enfants). Tous deux obtiendront la mention officielle « morts pour la France ».

André et Eugène Cordonnier(André et Eugène Cordonnier)

C’était des gens simples, travailleurs, paisibles. Ils furent brutalement jetés dans le grand bain de sang et de larmes et ils firent des choses extraordinaires, se dépassèrent bien au-delà de ce qu’ils pouvaient imaginer. » (site de la ville de Montmain)

Que dire de plus ? Rien !

 

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 s’appellera Gallipoli.

 

Lorsque j’étais en Angleterre, je suis allée au National Memorial Arboretum

National Memorial Arboretum

 

et j’y ai vu ce monument

Gallipoli

Gallipoli 1915 ! Ca me disait bien quelque chose, mais je ne savais plus trop quoi. J’ai donc demandé ce qu’était Gallipoli et l’ont m’a expliqué que c’était une bataille célèbre, appelée aussi « bataille des Dardanelles » et qu’il y avait même un film avec M. Gibson qui en racontait l’histoire…film de 1981

 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=9LBpsMqNEV0[/youtube]

 

J’ai voulu en savoir plus et j’ai donc cherché sur internet.

Le 25 avril 1915, un corps expéditionnaire franco-britannique débarque sur la presqu’île de Gallipoli (Canakale en turc), à l’entrée du détroit des Dardanelles, en Turquie.

dardanelles-detroitPéninsule de Gallipoli – à droite, le détroit des Dardanelles, à gauche le golfe de Saros

 

Engagée maladroitement et avec retard, cette offensive va déboucher sur un fiasco des Alliés, face aux Turcs qui sont entrés le 1er novembre 1914 dans la Grande Guerre, aux côtés des Allemands et des Austro-Hongrois.

Le corps expéditionnaire est bloqué sur la plage par les Turcs massés en nombre sur les hauteurs. 

Le terrain difficile, l’impréparation alliée et la forte résistance ottomane provoquèrent rapidement l’enlisement du front et les tentatives des 2 camps pour débloquer la situation se soldèrent par de sanglants revers. Le 6 août, les alliés débarquèrent dans la baie de Suvla au nord, mais ne parvinrent par non plus à atteindre les hauteurs dominants le détroit au milieu de la péninsule et ce secteur se couvrit également de tranchées. L’impasse de la situation et l’entrée en guerre de la Bulgarie aux côtés des Empires centraux poussèrent les Alliés à évacuer leurs positions en décembre 1915 et en janvier 1916.

 C’est un revers sérieux pour les Alliés en guerre contre les puissances centrales et leur alliée ottomane. Résignés, les Alliés évacuent leur corps expéditionnaire et le transfèrent à partir d’octobre à Salonique, en Grèce. Les derniers soldats quittent les Dardanelles dans la nuit du 8 au 9 janvier 1916.

Les troupes d’Australie et de Nouvelle-Zélande ont été particulièrement éprouvées lors du débarquement de Gallipoli. Leur souvenir est commémoré tous les 25 avril en Australie et en Nouvelle-Zélande par un jour férié, l’ANZAC Day (ou jour de l’ANZAC, du nom de leur détachement).

 

Cette opération inutile aura coûté la vie à 180.000 soldats alliés dont 30.000 Français, ainsi qu’à 66.000 Turcs.

morts Gallipoli

 

Les forces alliées furent accusées d’avoir bombardé des hôpitaux et des navires-hôpitaux ottomans à plusieurs occasions. Le gouvernement français contesta ces allégations et les britanniques répondirent que si cela avait été le cas, il s’agissait d’accidents. Aucune arme chimique ne fut utilisée à Gallipoli, même si les alliés envisagèrent d’y faire appel et en transportèrent sur place.

Sur le flanc de la presqu’île de Gallipoli, de vastes cimetières militaires, comme ci-dessous le cimetière français, témoignent des souffrances endurées par ces corps expéditionnaires oubliés des Dardanelles et de Salonique.

Dardanelles_cimetiere

 

Il y a 31 cimetières militaires sur la péninsule de Gallipoli, administrés par la Commonwealth War Graves Commission, responsable du développement et de l’entretien des cimetières de tout le Commonwealth.

De nombreux tués, et ceux morts à bord des navires hôpitaux qui furent inhumés en mer, ne disposent pas de de tombes ; leurs noms sont inscrits sur cinq mémoriaux. 

 Pour en savoir plus, vous pouvez cliquez ICI ou ICI.

Maintenant, lorsque j’entendrai  parler de « Gallipoli », je saurai que ça n’est pas qu’un film dans lequel joue le beau M. Gibson !

 

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 sera mémorial.

Lorsque j’étais à Sheffield, je suis allée visiter le « National Memorial Arboretum » situé à Alrewas. Il a été créé dans un immense parc où  sont plantés plus de 50 000 arbres et on y trouve plus de 300 « monuments » mémoire. C’est un hommage aux hommes et femmes qui sont tombés à cause des guerres et du terrorisme, pour se souvenir, ne jamais oublier. 

mémorial 4

 

 

Dès qu’on entre dans la salle d’accueil, on se trouve devant cette oeuvre…un soldat s’inclinant devant un parterre de coquelicots…symbole au Royaume Uni de ceux qui sont morts à la guerre.

 

The National Memorial Arboretum 1

 

 

Des monuments, rappelant le sacrifice, la mort, les souffrances d’hommes et de femmes, de tous pays, de toutes nations, sont dispersés un peu partout

The National Memorial Arboretum 3L’ours polaire est le 1er monument érigé au National Memorial Arboretum, en hommage à la division d’infanterie West Riding 49ème. A l’intérieur de l’ours, a été déposée une capsule contenant les noms des membres de la 49ème division qui sont morts, ainsi que des lettres et des documents.

 

 

Plaque représentant guerresLà, c’est une plaque où sont indiqués les conflits.

Je suis allée devant, puis à l’intérieur du monument le plus grand, celui où sont gravés dans la pierre tous les noms de ceux qui sont morts au combat depuis la seconde guerre mondiale…et ça en fait des noms !

The National Memorial Arboretum

 

Au centre d’un des murs, une sculpture…la mort, la douleur, le chagrin

The National Memorial Arboretum 4

 

 

Au pied d’un autre mur, une autre sculpture…

The National Memorial Arboretum 5

 

Cette autre sculpture a une particularité…chaque année, le 11 novembre à 11 heures, lorsque le soleil brille, il s’infiltre entre les 2 fentes du mur (là où l’homme sculpté montre du doigt) et va frapper la couronne située au centre du mémorial.

 

The National Memorial Arboretum 6

 

Je suis ressortie de ma visite comme sonnée…c’est beau, grand….Sur les murs du mémorial, ne sont pas gravés les noms de ceux qui sont tombés pendant la 1ère guerre mondiale…il n’y aurait pas eu assez de place !

 

PS : Je mets le blog en mode

gif animé semi-pause

 

Hier soir, Talia et Endie (mes petites filles) sont arrivées à la maison…je vais donc mamiter à fond et n’aurais pas le temps de vous visiter…sauf si j’ai des insomnies, auquel cas, vous me verrez 🙂

A bientôt tout le monde et profitez bien du soleil euh…des nuages plutôt, parce que, vers chez moi,  le soleil il s’est aussi en mode pause 🙂

 

  

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 aura un goût de légende…

 

La légende des Anges protecteurs de Mons

Mons (Belgique), le 23 août 1914. La situation est grave. Les Allemands encerclent de toutes parts les Anglais, en infériorité numérique. La défaite et le massacre semblent inévitables. Un soldat britannique invoque Saint Georges, le suppliant de les aider. Vers minuit, aidés d’archers revenus directement de la bataille d’Azincourt, le Saint-Patron de l’armée britannique met en déroute l’armée allemande.  Les britanniques peuvent se replier et c’est ainsi que des centaines de vie sont sauvées ! 

Les Anges de Mons(les anges de Mons – tableau de Marcel Gillis, ville de Mons)

C’est la nouvelle qu’Arthur Machen, écrivain fantastique britannique, a publié le 29 septembre 1914 dans le London Evening News. Le ton employé pour raconter cette histoire est celui du témoignage et non de la fiction…et la rumeur se propage rapidement en Angleterre.

Durant les mois qui suivent, de nombreux articles ou ouvrages paraissent relayant les témoignages de soldats ayant participé à la Grande Retraite. La légende prend des formes diverses. Certains ont vu un nuage lumineux, d’autres un cavalier ou un chevalier ailé, etc etc.

Des sermons racontant la légende et l’intervention divine sont diffusés sur le front comme à l’arrière. Des artistes peignent le phénomène, des oeuvres musicales sont composées. 

En août 1915, Arthur Machen réédite son ouvrage et y rajoute une préface claire indiquant que son histoire est une fiction et qu’elle n’est pas réelle. Mais ça ne change rien…la population croit vraiment à l’apparition des anges, dieu est du côté des anglais et ceux qui en doutent sont antipatriotiques, voire des traîtres.

Après la guerre, de nombreuses personnes vont se lancer à la recherche de l’apparition des Anges de Mons. Aucune preuve n’a jamais été trouvée à part des témoignages de soldats qui ont déclaré qu’ils avaient eu des visions de cavaliers fantômes, pas d’anges ou d’archers, et que les événements se sont produits durant la retraite plutôt qu’au cours de la bataille elle-même.

Pour les sceptiques, cette histoire n’est que la combinaison de rumeurs et d’hallucinations de soldats stressés qui n’avaient pas dormi depuis plusieurs jours. Mais étrangement du côté allemand, il y a aussi des traces d’un phénomène inexpliqué le soir du 23 août 1914. Anges ou pas, ce jour là, 300 soldats encerclés et voués à une mort certaine s’en sont sortis indemnes.

J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur la ville de Mons et j’ai donc fait quelques recherches sur internet…et surprise…depuis le 24 janvier 2015, cette ville de 93 000 habitants située en Wallonie détient le titre de capitale européenne de la Culture (avec Pilsen, située en République Tchèque). Près de 1000 activités culturelles se tiendront toute l’année dans la cité belge…comme par exemple cette exposition de rue du 21 janvier 2015

Exposition de rue à Mons

 

 

Dejà, en août 2014, pour commémorer l’intervention de Saint Georges,  la ville proposait un spectacle son et lumière historico-fantastique de la légende des Anges

capitale culturelle Mons

 

En 1914 naissait une légende et 100 ans après, elle était encore fêtée et mise en lumière !

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo ci-après pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 sera photographies, expositions…

En faisant des recherches, j’ai découvert un photographe John Foley qui, avec Anne Roze, a parcouru pendant plus de 15 ans ce qui a été le front de la Grande Guerre. 

A travers leurs photographies, on découvre les cicatrices encore visibles dans la terre et le paysage (cliquez sur les photo pour les voir en grand format)

 

Tranchées

YpresHill 62 à Zillebecke – Un bout de tranchée britannique sauvegardé. Elle faisait partie de l’ancienne ligne de front du Corps Canadien durant la seconde bataille d’Ypres de 1916

 

A BesançonLe parc franco-canadien de Vimy, l’un des grands cratères creusés par les gigantesques explosions de mines de l’attaque de 1917 

 

cratère de minesCratère de mines près de Messines. En 1917, le début de l’offensive britannique sur Messines, au sud du saillant d’Ypres, fut marqué par l’explosion de 19 énormes fourneaux de mines sous les lignes allemandes. Un fracas d’apocalypse dont les échos furent entendus jusqu’à Londres. Les excavations dans la campagne flamande se sont transformées en mares où viennent paître les troupeaux

 

soldats figés dans la douleurCimetière allemand de Langemark – Au fond, les « soldats figés dans la douleur », une sculpture d’E. Krieger. 44061 hommes reposent dans ce cimetière, dont 3000 étudiants engagés avec leurs professeurs et tués dans les combats de 1914.

 

 

La statue des parents affligés

 

statue des parents affligésLa statue des « Parents affligés ». Käte Kollwitz-Schmidt (sculpteur, graveur, dessinatrice allemande), mère de l’un des jeunes soldats tombés à Dixmude en octobre 1914, voulut sculpter le visage de son fils (de 18 ans), mais elle n’y parvient pas. Plusieurs années plus tard, elle déposa à Vladslo cette oeuvre, dédiée à tous les parents dont les enfants avaient perdu la vie dans la Grande guerre.

 

statue des fantômes Sur la butte de Chalmont, le Monument des Fantômes, oeuvre de P. Landowski. Il est situé face au paysage où avancèrent les troupes alliées précédées des chars et soutenues par l’aviation, qui contraignirent les allemands à se replier, en juillet 1918. Des soldats des différents corps d’armée se relevant de terre en protégeant un jeune homme.

L’exposition « Empreintes », rassemblant ces photographies, se tient du 1er au 30 mars 2015 à Besançon, au Musée Comtois…si vous passez par là, allez-y, ne ratez pas cette chance !

 

Sur le site « l’agenda du centenaire » vous pouvez trouver l’exposition qui se tient ou se tiendra dans votre région… des dessins, des photos, des histoires…le choix ne manque pas ! Cliquez sur l’image ci-dessous et fouillez, vous verrez, il y a plein de choses à découvrir :

Agenda du centenaire

 

 

 PS : J’ai tellement regardé les photos, les articles que je n’ai plus le temps d’aller sur vos blogs…je passe dans la journée voir vos nouveautés ou tout simplement vous dire bonjour…à tout à l’heure !

 

 

Cette semaine, mon article pour la communauté (cliquez sur le logo pour tout savoir) Communauté 1915 - 2015 aura un petit air animalier…

Pendant la 1ère guerre mondiale, 11 millions de chevaux, ânes, mulets, mais aussi 200 000 pigeons voyageurs et plus de 100 000 chiens ont été utilisés, sans compter bien d’autres animaux dont on s’est servi pour diverses opérations.

Dans les tranchées, il y avait aussi des rats, des souris, des poux, des puces, etc etc…mais ceux là n’étaient pas les bienvenus !

Puis il y avait les mascottes…parfois assez surprenantes !

Je vais tout simplement reprendre le texte du site de France 2 ICI

« A côté des animaux réquisitionnés pour l’effort de guerre, les régiments sur le front adoptent souvent un animal de compagnie dont la présence est vue comme un réconfort pour les troupes. De nombreux animaux sont choisis par les soldats pour compagnons : chien, chat, oiseaux, mais aussi des lionceaux ou des perruches. »

Et en cherchant sur internet, j’ai découvert le lion Whiskey, la lionne Soda

Arrivés alors qu’ils n’étaient que des lionceaux, ils sont devenus les mascottes de l’escadrille La Fayette. Les pilotes venaient de partout pour les voir, les caresser. Mais ces jeunes lions, devenus trop forts, semaient la perturbation dans l’escadrille. En 1917, ils ont été emmenés dans un zoo de Paris. Soda mourut peu après et Whiskey s’est éteint en 1919.

Whiskey et Soda

 

J’ai aussi découvert

Une chèvre pour Mascotte

la chèvre pour mascotte

 

Puis L’ours Michka, mascotte du 1er régiment russe – 19 septembre 1916 à Mailly

Petite ourse

 

Hélène, cigogne qui vient du zoo du Parc de la Tête d’Or (Lyon). Offerte au lieutenant Franck, pilote de l’escadrille n° 103, par le Maire Edouard Herriot.

La cigogne mascotte

 

Puis un autre lionceau (il y en aurait eu 5 ou 6 répartis dans différents régiments), mascotte du 16ème régiment américain.

Le petit lionceau

 

Il y a aussi eu des chameaux, des chiens, des chats, des furets…en fait, toutes sortes d’animaux sont adoptés et aimés, pour le réconfort qu’ils apportent…

On raconte qu’il y avait même des animaux qui passaient d’un camp à l’autre, faisant des allers retours entre les tranchées ennemies.

Il parait qu’un jour des anglais ont reçu une grenade venant des allemands. Elle n’explose pas. A l’intérieur, ils découvrent un message expliquant que le chien des anglais est passé du côté allemand car la nourriture est bien meilleure. 

Il se raconte aussi que des chats allaient d’un camp à l’autre, qu’ils étaient tellement populaires qui’ils pouvaient rester sur les parapets des tranchées sans se faire tirer dessus.

Beaucoup de ces mascottes sont mortes, exposées aux balles, aux bombes, mais aussi de faim, de peur, de maladies…comme leurs compagnons, les animaux n’ont pas été épargnés pendant cette guerre !

 

Besoin d’un pro au meilleur prix ?

Vous recherchez un traiteur, un pro du spectacle, etc etc...quelque soit votre besoin, Lememo.com vous le trouvera...par exemple, s'il vous faut un DJ...cliquez ci-dessous !

logo

 

Besoin d’un chauffeur ?

A Montpellier (et dans les environs), pour être transporté n'importe où, il faut appeler Tommy's line :

cliquez  ci-dessous pour accéder au site

Logo VTC

Cliquez ci-dessous pour obtenir un devis

Allez y, cliquez !

Fouillez dans les catégories

Nombre de visiteurs

Compteur Global gratuit sans inscription

Abonnez-vous, c’est gratos

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation!